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Le dernier homme de Margaret Atwood

16 septembre 2013 1 16 /09 /septembre /2013 11:26

Bon comme un sandwich à la crème glacée !

Mon coup de cœur québécois

Québec en septembre

Comment débutez ce billet ?

Peut-être par un petit passage pour vous mettre en bouche :

‘’Mais le dédale des petites rues et ruelles bétonnées de mon quartier freinait toutes velléités de bourrasques. Il n’y avait pas d’arbres de toute façon – à peine quelques cotons moribonds faciles à confondre avec des poteaux électriques-, pour fouetter de leurs branches le cours tragique du destin.’’

 

La petite (du titre) c’est Hélène qui ne veut pas être une fille.

‘’J’aurais aimé Oscar, comme mon personnage de dessin animé préféré mais, à l’époque, Oscar était le squelette des classes de biologie et un nouveau type de balai révolutionnaire. Alors je me contentais de Joe…’’

*Je n’ai pas connu ce dessin animé japonais qui passait à TéléQuébec vers 1979/1980. (Je n'étais pas encore revenu)

 

Elle a 8 ans, dit qu’elle en a 10, distribue les journaux au petit matin avant d’aller à l’école, et pose sur sa famille et le monde qui l’entoure un regard d’adulte* où se mêlent ses rêves d’enfants.

*Parfois un peu trop

 

Sur le monde : Mathusalem (dont je n’arrivais à déterminer l’âge) ou Marie-Madeleine (qui pleurait tout son soul en marchand jusqu’au dépanneur Papillon…pour le premier des vingt cafés qui rythmaient son quotidien), l’astronaute (une espèce d’homme élastique) et Fred (le vieux paquet d’os qui passait les journaux sur les rues perpendiculaires à celles de ma tournée).

Et... ‘’C’est à cette époque qu’est arrivé Roger’’. (le vieux du titre)

’Je savais bien qu’il sortait de l’asile comme les autres.’’…

  • Tu sors-tu de l’asile toi aussi ?
  • Ben quin ! Trente ans dans c’te foutue boite à fous-là, maudite marde.
  • Pis t’es guéri ?
  • Ben non, j’étais ben normal quand j’sus rentré là, c’é après que j’sus devenu fou. Ha! Ha!’’

 

Sur sa famille :

Son père :‘’lui, né très vieux, était impossible à chiffrer.’’

Sa mère et son mantra, - c’é toute ! - : ‘’Je n’avais pas peur de ma mère, je savais seulement qu’il n’était pas possible de tailler ne serait-ce qu’une toute petite brèche dans son imprenable personnage.’’

Sa sœur aînée Jeanne : ‘’les deux pieds coulés dans le réel, celui qui ne fait pas de place au beau, qui rabat au sol tout ce qui cherche à s’envoler.’’

La cadette Margot dont le rêve tient dans une robe de princesse à paillettes et une paire de chaussures à talon haut.

Et la petite dernière qui commence juste à parler Catherine surnommée ‘’tite tête de nœuds’’:

  • Pas pète de nœuds !
  • OK, tite tête de pus.
  • Pas pète de pus !
  • Tête de quoi d’abord ?
  • De punaise
  • OK,Didine tête de punaise.
  • Pas Didine !
  • Quoi d’abord ?
  • Di-di-ne.
  • C’est ça que j’ai dit : Di-di-ne
  • Nooon ! Pas Didine, Di-di-ne.
  • OK, tête de Catherine.
  • Voui. Didine.

 

Bon, je m’arrête là sinon je vais devoir payer des droits à cette auteure délectable qui m’a délecté avec son histoire, son écriture, ses images, ses aphorismes, ses dialogues, ses figures de style, ses facilités, ses … Je l’sais-tu moé, mais j'ai adoré.

 

Ce roman c’est le passage de l’enfance à l’âge adulte, du rêve et de la réalité qui se carambole, des grands sentiments à la platitude de la vie de tous les jours.

Ce roman c’est l’amour profond, pas celui qui se cache derrière de faux bons sentiments celui qui vous récompense d’un sandwich à la crème glacée quand vous êtes punis à l’école, (mais sans lever la punition), pour avoir défendu un autre élève.

Ce roman c’est du bonheur, partout, dans la petite misère, dans le rituel des repas, dans le lavage des cheveux, dans les 13 minutes d’utilisation de la salle de bains par personne, dans une boîte de chocolats, dans l’entraide et l’empathie des gens du même quartier.

Ce roman c’est du plaisir, rien que du plaisir, même quand c’est triste, même quand vous avez envie de pleurer, même quand des personnes meurent parce que ce roman c’est la vie et que la vie finit toujours par la mort.

 

C’est sur que les puristes de la langue vont trouver à redire alors je les renvoie au billet, , de Karine, (la saguenéenne patrouilleuse, danseuse de flamenco et de baladi et en plus qui dit qu’elle travaille avec des cretons*).

*C'é t'une ogresse vue que les cretons ça se mange.

Les avis de Yue Yin, de Jule, et de Karine.

 

La petite et le vieux de Marie-Renée Lavoie, XYZ éditeur, 236 pages, Roman

*ouais ** bon *** très bon **** j'aime

 

Le bémol du Papou : J'aime pas beaucoup le titre avec son rapport certain au vieil homme et la mer, mais c'est juste pour dire, alors, je dis.

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Published by Le Papou - dans Lecture
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commentaires

Alex-Mot-à-Mots 16/09/2013 14:51

Un sandwich à la crème glacée ? Il va falloir que j'essaie....

Le Papou 17/09/2013 08:01

Bonjour Alex,
C'est un dessert très nord américain qu'on achète dans les glaces, composé de glace à la vanille entre deux biscuits au chocolat. Un péché !
Le Papou