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Henry Miller

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Le dernier homme de Margaret Atwood

29 juillet 2013 1 29 /07 /juillet /2013 21:02

 

Je ne vous conterai pas la trame, (ni le drame) qui n’a que l’insignifiance d’un moment d’éternité dans la longue marche de l’initiation et de la préservation d’un art de génération en génération.

‘’Peindre un éventail, n’était-ce pas ramener sagement l’art à du vent.’’

‘’Écoute le vent qui souffle. On peut passer sa vie à l’entendre en ignorant tout des mouvements de l’air.’’

 

On se promène au milieu de la beauté sereine d’un jardin sauvage méticuleusement entretenu où la douceur des paysages s’épanouit entre montagne et mer, forêt et culture, lac et torrent, source et ruisseau. On admire la magnificence des couleurs florales qui illuminent l’ombre des taillis et, les chants joyeux des oiseaux qui accompagnent les feuilles qui bruissent et les bambous qui ''tintinnabulent'', juste troublés soudainement par le tintement de la cloche d’un sanctuaire.

‘’Bientôt les contreforts aux futaies damassées de sous-bois rougeoyants de la première montagne reçoivent la grêle de flèches à penne d’or du soleil levant qui, volées après volées, retombent en gerbes parmi les taillis de sureaux et de coudriers.

 

L’écriture  coule joyeusement comme les petits rus qui serpentent et gazouillent dans bois et les jardins autour de la ville d’Atôra au Japon.

De temps en temps la lecture s’arrête brutalement sur le galet d’un mot inconnu ou d’une phrase dont le sens échappe et qu’il faut retraverser lentement.

''Par contraste, gigantesque, le volcan éteint pivotait avec lenteur et solennité autour de la barque minuscule.''

 

Ce roman est un voyage périlleux qui nous entraine dans des abîmes
personnels troubles et incertains.

‘’Les arbres cachent tout ce qui ne mérite pas d’être vu.’’

 

Et puis on subit la solitude des êtres, par choix ou par accident, seulement dévoyée par  le désir sans amour. Tout est d’un calme qui frôle l’éternité. Et tout explose dans la folie des hommes.

‘’On garde si peu d’une mémoire d’homme. À peine un signe en terre, quelques images et de rares paroles au meilleur des cas. Moins que son poids de cendre après la crémation.

 

Heureusement ;

‘’Les saisons ne vieillissent jamais. Un éternel été succède au beau suicide du printemps. Et l’automne empourpre les érables à l’heure dite.’’

et aussi ;

''Tous les hivers n'en font qu'un dans la mémoire de la neige.''

 

PS: Merci à Karine qui, dans son ''coin lecture'' m’a donné envie de le lire. 

PS : Le petit mot d’Hubert le Z’Hibou : j’ai même eu le plaisir d’y rencontrer une chouette :

 ‘’Quelques chauves-souris voletèrent dans un léger froissement d’éventail. Même la hulotte était au rendez-vous des ombres.’’

 

Le peintre d'éventail d'Hubert Haddad, Zulma, 188 pages, roman.

*ouais ** bon *** très bon **** j'aime

 

Le bémol du Papou : J’ai relu le dernier chapitre plusieurs fois sans arriver à en trouver la clé de la certitude. Ce n’est pas important.

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Published by Le Papou - dans Lecture
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commentaires

cathulu 05/08/2013 08:11

Chic, il est à la médiathèque!:)

Le Papou 10/08/2013 14:08

Bonne lecture.
Le Papou

Karine:) 03/08/2013 14:59

Ravie que tu aies aimé :))) L'écriture est magnifique!

Le Papou 03/08/2013 22:24

Merci encore Oh ! Karine !
:-)
Le Papou

yueyin 31/07/2013 03:42

Hou que j'ai hâte de le lire :-)

Le Papou 31/07/2013 04:38

Tu vas aimer .
Le Papou