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Nouvautés dans ma PAL

Le dernier homme de Margaret Atwood

29 janvier 2014 3 29 /01 /janvier /2014 16:21

Je ressens intensément mes limites pour chroniquer un livre aussi dense et complexe.

 

J’ai eu tant de plaisir avec ses deux premiers romans, « L’arbre aux haricots » et « Les cochons au paradis », pourquoi  ai-je eu tant  de  mal  à  entrer  dans celui-là ?

J’aime Barbara Kingsolver. J’aime son style, ses mises en scène pleine de vivacité, ses descriptions courtes et colorées* et pourtant je n' étais pas à l’aise.

Et puis… le talent de cette magicienne de l’écriture l'a finalement emporté.

*Ses hypotyposes quoi ! (mot inconnu du signataire avant ce billet)

 

Je me suis posé de nombreuses questions et les réponses que je trouvais s’annulaient complètement au fur et à mesure de la progression du récit.

 

Ce n’est que vers la fin que je suis arrivé à une conclusion satisfaisante. « Un autre monde » est simplement le récit de la vie d’un écrivain Américano-mexicain nommé Harrison Shepherd*.

*Mais ce n'est pas que ça !

 

Harrison Shepherd est né d’un père fonctionnaire américain qui « à l’air de prendre son fils comme une bonne blague, plutôt qu’une offense majeur », et d’une mère mexicaine puérile, volage, frivole et intéressée  qui « a passé sa vie à essayer de s’habiller comme une américaine et à rêver d’épouser des américains » riches de préférence.

 

Une enfance et une éducation chaotiques l’ont incité à relater sa vie dans des carnets qui servent de base aux premiers chapitres.

Des circonstances fortuites l’amènent à fréquenter, dès l’âge de vingt ans, des personnalités historiques dont il deviendra petit à petit le cuisinier-secrétaire-chauffeur-factotum et parfois le confident :

Les peintres Diego Rivera et Frida Kalho, Léon Trotski, accueilli dans son exil par le couple mexicain, mais aussi André Breton, ce poète si imbu de lui-même dira Frida, et de nombreux artistes qui me sont inconnus*.

*Je suis loin d’être une référence

 

C’est avec une certaine ironie que Barbara Kingsolver décrit la vie de ce petit monde un peu fou opposée à la sérénité de son héros dont le seul désir est d'écrire un roman sur la destruction des Aztèques par le conquistador Herman Cortès.

 

À la suite de l’assassinat de Trotsky et de ses répercussions policières et politiques, il rentre aux États-Unis sans ses précieux carnets saisis par les enquêteurs.

Il s’installe à Asheville en Caroline du Nord, s’achète une maison, décide alors d’ouvrir le cadeau de Frida Kalho pour y trouver, cachés derrière une simple étude du peintre, tous ses carnets et les premiers jets de son manuscrit.

Devenu un auteur célébré par la critique et adulé par ses lecteurs, sa vie passée et son orientation sexuelle vont alors se trouver confronter à l'inquisition du MacCarthisme.

 

Barbara Kingsolver égratigne férocement certaines mentalités Étatsuniennes et même si nous sommes au deuxième tiers du vingtième siècle, J’ai eu l’impression que le réquisitoire de Barbara Kingsolver contre la paranoïa américaine du début de la guerre froide trouve un retentissant écho dans les évènements actuels.

Tout y passe, idées conservatrices et rétrogrades*, politiciens à la colonne vertébrale sinuant dans le vent médiatique, journalistes affabulateurs* pour soutenir la volonté des plus forts ou des plus riches*.

*J’aime les pléonasmes. *idem. *idem.

 

Un roman à lire.

Je n'ai trouvé que Papillon pour en parler.

 

Un autre monde de Barbara Kingsolver, Rivages, 2009, 618 pages, Roman.

*ouais ** bon *** très bon **** j'aime

 

Le bémol du Papou : J’ai été gêné par la multitude de mots castillans ou d’idiomes mexicains, certains traduits dans le texte et d’autres non. Les traducteurs, (il est vrai que ceux-ci traduisaient de l’anglais et n’étaient pas forcément hispanophone) et surtout l’éditeur aurait pu les annoter en bas de page ou en fin de chapitre.

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Published by Le Papou - dans Lecture
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commentaires

Manu 02/02/2014 22:08

Un roman qui me fait très envie mais je sais que cette romancière est très exigeante. J'en ai vécu l'expérience avec son roman "Les yeux dans les arbres". Je compte lire prochainement "L'arbre aux haricots" qui est déjà dans ma PAL.

Le Papou 03/02/2014 03:17

Tu devrais aimer l'arbre aux haricots, j'attends ton billet
Cordialement
Le Papou

Alex-Mot-à-Mots 30/01/2014 20:35

Il fallait bien trouver un bémol...

Le Papou 30/01/2014 22:19

Ouuuiiiii! Mais tu remarqueras que ce bémol-là ne concerne pas l'auteure mais l'éditeur ou le traducteur.
Le Papou

keisha 30/01/2014 17:25

J'aime l'auteur (Arbre aux haricots, etc...) mais celui ci parait aussi bien. Trotsky et Khalo, ça me rappelle un livre de Padura, L'homme qui aimait les chiens (excellent, d'ailleurs)

Le Papou 30/01/2014 22:18

C'est très différent et plus acerbe envers les problèmes des États-Unis. Une belle lecture.

keisha 30/01/2014 17:24

J'

yueyin 29/01/2014 23:11

Il me tente bien celui-là, faut dire que j'ai un très gros faible pour Barbara et pour l'époque aussi :-)

Le Papou 30/01/2014 06:48

Tu ne seras pas déçue.
Le Papou