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Le dernier homme de Margaret Atwood

11 avril 2014 5 11 /04 /avril /2014 08:48

La tristesse n'est pas toujours due à un évènement particulier. Elle est plus souvent la conséquence de l'absence du bonheur.

 

*=*=*=*=*

 

Dans les années 2007/2008, ce roman a fait le tour d'une blogosphère généralement enthousiaste. À l'époque je n'avais pas de blog, je n'en suivais qu'un seul aussi l'avais-je noté sans plus.

 

Voilà comment on rate un coup de coeur pendant six longues années.

 

En 1929 le restaurant d'Idgie et de Ruth ouvre à Whistle Stop un village reculé de l'Alabama.

Evelyne Couch, qui promène outre une quarantaine avancée, sa mélancolie, sa tristesse  et un sac de sucrerie, rencontre dans une maison de retraite Ninny Threadgoode qui lui parle de son passé à Whistle Stop.

 

En dépit d'une construction narrative complexe qui alterne les genres et les époques, je ne me suis jamais senti gêné, perdu ou embarrassé.

La vie de la famille Threadgoode,  le bulletin communal de la postière et les récits de Ninny* s'intercalent pour former un vivant tableau de la société américaine dans ce Sud très pauvre et nous montrer son évolution durant presque tout un siècle.

*Adoptée par la famille et épouse de Cleo, l'un des fils.

 

Idgie Threadgoode est le personnage principal. Excentrique, intrépide, fantasque et un  peu sauvage, elle a, dès son enfance, décidé de se vêtir en homme, de défendre et d'aider les plus faibles, de combattre l'injustice et d'aimer d'abord une femme*, Ruth, et ensuite, sans ordre de préférence, la pêche, la cuisine du Sud, l'alcool et tous les êtres quel que soit leur couleur ou leurs moeurs.

*Moeurs inconvenant dans ce Sud hypocritement calotin.

 

Fannie Flagg aborde tous les évènements qui ont marqué cette époque : la grande dépression et ses milliers de personnes jetées sur les routes, les problèmes causés par le Klu Klux Klan, les relations entre noirs et blancs, les pratiques étonnantes de certaines sectes religieuses, la guerre du Vietnam etc..

 

Si j'osais, aux risques de me faire accabler par certaine, je dirai qu'outre les livres pour enfants, pour la jeunesse et pour les femmes, il en existe d'autres, rares, qui touchent tout le monde, particulièrement ceux dont les souvenirs demeurent l'un des derniers plaisirs.

 

Je n'ai pas retrouvé toutes les chroniques de ce petit bijou, en voici quelques unes* :

Soukee, Manu,  Aproposdelivres,  Keisha,   Yue Yin,  Karine, et Anjelica.

*Que les autres me pardonnent.

 

Beignets de tomate verte de Fannie Flagg, J'Ai Lu, 2003, Roman

*ouais ** bon *** très bon **** j'aime

 

Le bémol du Papou : L'auteure, pendant tout le roman, évite d'appeler un chat, un chat, ce qui m'a obligé à réfléchir.

Est-ce vraiment un bémol ?

Tout est aboslument incroyable dans ce roman. Sa construction narrative tout d'abord, qui alterne les époques, mais aussi les genres. Le roman commence en effet en 1929, à l'ouverture du café de Whistle Stop, puis n'a de cesse de varier entre les époques : la fin des années 80 avec le présent d'Evelyn et de Mrs. Threadgoode, à la maison de retraite, l'enfance de Nini, alias Mrs. Threadgoode, etc. La narration est parfois prise en charge par Dot Weems, qui écrit la gazette de Whistle Stop, parfois par le journal de Birmingham, etc. Sans jamais perdre son lecteur, Fannie Flagg l'entraîne dans cette histoire incroyable d'une petite ville d'Alabama, aux habitants drôles et fiers malgré tout. Malgré la menace qui rôde, la pauvreté et la misère qui sévissent, les divergences d'opinion qui persistent.
Les personnages qu'elle dépeint sont furieusement vraisemblables. Evelyn et ses complexes, Mrs. Threadgoode est ses souvenirs d'enfant qui s'estompent, Idgie le garçon manqué au grand coeur, la belle et douce Ruth, etc. - See more at: http://bouquinbourg.canalblog.com/archives/2012/01/26/23331498.html#sthash.jH4LOtZd.dpuf
Tout est aboslument incroyable dans ce roman. Sa construction narrative tout d'abord, qui alterne les époques, mais aussi les genres. Le roman commence en effet en 1929, à l'ouverture du café de Whistle Stop, puis n'a de cesse de varier entre les époques : la fin des années 80 avec le présent d'Evelyn et de Mrs. Threadgoode, à la maison de retraite, l'enfance de Nini, alias Mrs. Threadgoode, etc. La narration est parfois prise en charge par Dot Weems, qui écrit la gazette de Whistle Stop, parfois par le journal de Birmingham, etc. Sans jamais perdre son lecteur, Fannie Flagg l'entraîne dans cette histoire incroyable d'une petite ville d'Alabama, aux habitants drôles et fiers malgré tout. Malgré la menace qui rôde, la pauvreté et la misère qui sévissent, les divergences d'opinion qui persistent.
Les personnages qu'elle dépeint sont furieusement vraisemblables. Evelyn et ses complexes, Mrs. Threadgoode est ses souvenirs d'enfant qui s'estompent, Idgie le garçon manqué au grand coeur, la belle et douce Ruth, etc. - See more at: http://bouquinbourg.canalblog.com/archives/2012/01/26/23331498.html#sthash.jH4LOtZd.dpuf
Tout est aboslument incroyable dans ce roman. Sa construction narrative tout d'abord, qui alterne les époques, mais aussi les genres. Le roman commence en effet en 1929, à l'ouverture du café de Whistle Stop, puis n'a de cesse de varier entre les époques : la fin des années 80 avec le présent d'Evelyn et de Mrs. Threadgoode, à la maison de retraite, l'enfance de Nini, alias Mrs. Threadgoode, etc. La narration est parfois prise en charge par Dot Weems, qui écrit la gazette de Whistle Stop, parfois par le journal de Birmingham, etc. Sans jamais perdre son lecteur, Fannie Flagg l'entraîne dans cette histoire incroyable d'une petite ville d'Alabama, aux habitants drôles et fiers malgré tout. Malgré la menace qui rôde, la pauvreté et la misère qui sévissent, les divergences d'opinion qui persistent.
Les personnages qu'elle dépeint sont furieusement vraisemblables. Evelyn et ses complexes, Mrs. Threadgoode est ses souvenirs d'enfant qui s'estompent, Idgie le garçon manqué au grand coeur, la belle et douce Ruth, etc. - See more at: http://bouquinbourg.canalblog.com/archives/2012/01/26/23331498.html#sthash.jH4LOtZd.dpuf

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Published by Le Papou - dans Lecture
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commentaires

Manu 20/04/2014 20:43

Un roman que je n'oublierai jamais et que j'ai souvent envie d'offrir !

Manu 21/04/2014 10:25

Je t'en remercie :-)

Le Papou 20/04/2014 22:49

Tu es d'ailleurs dans mon billet.
Le Papou

Alex-Mot-à-Mots 18/04/2014 19:51

J'avais adoré le film !

Le Papou 19/04/2014 11:05

Connais pas. Mais, le bouquin c'est du bonbon.
Le Papou

yueyin 18/04/2014 11:31

Le film est très bon aussi quoique forcément un peu différent, j'ai adoré les deux :-)

Le 18/04/2014 16:33

J'ai toujours peur d'être déçu.
Le Papou

dasola 15/04/2014 15:10

Bonjour Le Papou, je n'ai vu que le film avec Jessica Tandy, Kathy Bates, Marie Stuart Masterson et Mary-Louise Parker (1991): enthousiasmant, émouvant. Un très grand film. Je n'ai pas eu forcément eu envie de lire le roman depuis. Bonne après-midi.

Le Papou 15/04/2014 15:30

Bonjour Dasola,

Film ou livre, presque jamais les deux car je suis déçu de l'un ou de l'autre. Donc, je n'avais pas vu le film mais j'ai adoré le bouquin.
Amicalement
Le Papou