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Henry Miller

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Le dernier homme de Margaret Atwood

19 avril 2014 6 19 /04 /avril /2014 11:06

Si j'avais lu ce roman au début des années 2000, je n'y aurai pas cru. Malheureusement la réalité est parfois plus violente que la fiction*.

*Cela peut se dire autrement.
 

Je ne pense pas que cette histoire racontée par Emma Donoghue fut créée pour profiter de cette actualité et faire un livre commercial*. Il n'y a dans toute cette violence latente ni voyeurisme ni description racoleuse.

*Si c'était le cas, c'est raté. C'est trop bon.

 

Le choix d'utiliser un enfant qui vient de fêter ses cinq ans comme narrateur est excellent*. Jack a toujours vécu avec sa maman dans la pièce où il est né. Comme il ne comprend pas la situation, nous restons dans le questionnement avec une impression équivoque et malsaine. Au fur et à mesure des évènements, malgré la naïveté du gamin, ce sentiment devient de plus en plus sordide.

*Je ne pensais pas ça au début, Mea culpa !

 

Je ne comprenais pas le début et j'ai failli tout lâcher. Lire la prose, même améliorée, d'un petit enfant me fatiguait. Les "Monsieur-évier, Monsieur-Tapis, Madame-Table etc.. commençait à me saouler*. Et puis la question, habilement sous-entendu, d'absence de liberté m'a scotché. Pourquoi cette claustration ? Volontaire ou involontaire ?

 

Ce roman se divise en deux mouvements complémentaires et contradictoires.

Une première partie dont la violence est unitaire et volontaire et la deuxième social et involontaire.

C'est aussi et surtout un livre sur l'amour, maternel et filial, un amour sauveur, un amour fusionnel dans l'unité, beaucoup moins dans la pluralité.

 

Après la violence simple et brutale de la première partie, on entre dans une violence plus insidieuse qui peut se cacher derrière la gentillesse et les bons sentiments.

 

Ce livre a été commenté par une foultitude de blogueuses dont (cliquez sur le nom) : 

Lystig, Canel, Théoma, Antigone, Aproposde.., Leiloona, Clara, Noukette, Jules, Sylvie, Stéphie76, Karine, Aifelle, Brize, AGirlFromEarth.

 

Je ne parlerai pas de celles qui l'ont lu mais ne l'ont pas commenté*. *J'ai des noms

Et, s'il en existe une seule qui ne l'a pas lu*, lisez-le, l'amour facteur d'espoir ça ne se boude pas.

*là aussi, j'ai des noms.

 

PS : Je n'ai pas mentionné que c'était un coup de coeur parce que une histoire comme ça ne peut pas l'être et écrire que ce fut un coup de tripes serait contraire à ma délicatesse.

 

PPS : Question grammaticale : pourquoi met-on un "u" entre le "g" et le "a" de "fatiguait" ?

L'Héritière a répondu comme une prof ' : parce que c'est une règle de conjugaison et de radical.

Je dis, moi : Cé ki ka fé la règ ?

 

Room  d'Emma Donoghue, Stock, 2011, 408 pages, Roman

*ouais ** bon *** très bon **** j'aime

 

Le bémol du Papou  : Une petite gêne. Après le vilain et unique méchant, tout le monde il est beau tout le monde il est (trop) gentil sauf les journalistes qui devraient tous réfléchir à cette question du livre : Est-ce qu'elle (l'intervieweuse) a le droit de me demander ces conneries ?

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Published by Le Papou - dans Lecture
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commentaires

Alex-Mot-à-Mots 25/04/2014 11:13

Toi aussi, tu as trouvé tout le monde trop gentil dans la seconde partie.

Le Papou 29/04/2014 14:40

Oui ! Ça m'a (un peu) gêné !
Le Papou

Karine:) 21/04/2014 22:42

Ca a été un coup de poing pour moi... frappant.

Le Papou 22/04/2014 08:41

Si je te comprends bien, tu as été sonné !
Bisous
Le Papou