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Le dernier homme de Margaret Atwood

2 mai 2014 5 02 /05 /mai /2014 14:26

Je vais vous ennuyer* avec un peu d’ethnologie.

*Encore

 

L’auteur raconte son enfance dans les steppes mongoles.

Quel âge a-t-il ? 4 ou 5 ans. Il n’est pas encore assez vieux pour aller à l’école obligatoire. Nous sommes encore sous des règles imposées par le régime soviétique.

 

Que fait un petit enfant mongol dans ces journées ?

Il aide ses parents et travaille, selon ses forces, en gardant les jeunes moutons. Il ramasse du crottin pour alimenter le feu. Il joue seulement quand ses obligations sont terminées et écoute pour apprendre des anciens.

"Chacun prenait la parole à son tour. Nos parents parlaient surtout de ce qui s'était passé dans la journée. .. Personne n'interrompait personne, tout le monde disait ce qu'il avait sur le coeur. Sans interrompre non plus ce qu'il faisait."

 

Il ne reçoit pas beaucoup de gestes d’amour sinon ceux de sa grand-mère qui, d’ailleurs, n’est pas sa grand-mère mais qui, à la mort de son mari, est tombée en amour avec ce petit bonhomme, abandonnant sa propre famille pour s’occuper de lui.

Son chien est son meilleur ami, lui servant de compagnon de jeu et de travail, le protègeant quand il est loin de l'aïl*, car les loups rôdent autour du troupeau.

*Campement de yourtes

 

J'ai bien aimé parmi les coutumes et les superstitions, celle concernant les rêves.

"On disait qu'il ne fallait parler de ses mauvais rêves à personne, mais les dire plutôt pour soi à haute voix, puis cracher trois fois. On disait la même chose pour les rêves agréables...Ceux qu'on entendait raconter n'étaient-ils donc ni bons ni mauvais ?"

 

Après cette lecture vous n'aurez plus de problèmes à entrer dans une yourte en connaissant la place exacte qui vous revient*.

*Ce qui, admettons-le serait un plus dans notre société.

 

La vie et la mort sont le quotidien d'un petit mongol, avec le nomadisme, les corvées, le froid, les tempêtes, les petites joies et les grandes peines.

Une beau récit qui s'il n'est pas didactique dans son essence le devient par notre méconnaissance de ce pays éloigné et perdu aux confins de l'Asie.

Le billet de Yue Yin qui m'a prêté ce joli documentaire est ici.

 

Ciel bleu  de Galsan Tschinag, Métalié, 2002, 154 pages, Documentaire social.

*ouais ** bon *** très bon **** j'aime

 

Le bémol du Papou ; Je me suis demandé quelle a été l'évolution de cette civilisation depuis les années 50 et si  le mode de vie décrit existe toujours.

 

 

 

 

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Published by Le Papou - dans Lecture
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commentaires

Topinambulle 08/05/2014 22:51

J'aime bien quand tu parles d'ethnologie :) J'avais lu « La fin du chant » du même auteur, il y a plusieurs années, et ça m'avait bien plu. Je prends celui-ci en note. Il semblerait que la population nomade diminue. Ces livres serviront peut-être de témoignages dans quelques décennies ?

Le Papou 09/05/2014 16:04

J'ai toujours aimé cette sorte de dépaysement qu'offrent les civilisations lointaines.
À bientôt
Le Papou

yueyin 03/05/2014 22:04

Ce livre date un peu c'est vria mais je l'ai beaucoup aimé :-)

Le Papou 04/05/2014 15:18

À prendre comme une étude d'une partie de la société mongole au milieu du 20è siècle.
Le Papou