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Le dernier homme de Margaret Atwood

25 mai 2014 7 25 /05 /mai /2014 16:16

Je n’aime pas que des innocents soient maltraités. Qu’il y a-t-il de plus innocent qu’un enfant ?

Je n'ai jamais aimé les récits de Dickens. Je n’y trouvais aucun plaisir. J’avais peur, une peur insidieuse, énigmatique, inexplicable.

 

Les fans de Dickens devraient reconnaitre le nom de Timothy Cratchit, le héros de ce roman. Pour les indécis, j’ajouterai celui d’Ebenezer Scrooge, le repenti d'« Un  chant de Noël *», un des contes les plus connus de cet écrivain.

*A Christmas Carol

 

 

Tiny Tim a grandit ou plutôt vieilli, car, pour la taille, il est loin d’être un géant et une patte folle n’améliore ni sa silhouette, ni sa démarche.

 

J’ai eu beaucoup de mal à entrer dans ce récit.

Entre visions fantomatiques, rêves confus, hallucinations et chimères, notre Tim se promène dans un Londres insalubre, loge dans une maison-close, et parfois aide son ami Gully, un ancien marin, à repêcher les noyés pour s'accaparer le contenu de leurs poches et obtenir une prime des autorités portuaires.

C’est ainsi qu’une nuit il repêche le cadavre d’une petite fille marquée d’un « G ».

Après avoir entraperçu un autre corps ensanglanté, portant le même tatouage, il a la surprise de le reconnaitre aussi sur une jeune clocharde mais n’arrive pas à  approcher la sauvageonne effrayée. Ce sera avec l’aide de Colin le Mélodieux qu’il réussira enfin à rencontrer  cette petite orpheline  d’origine italienne.

 

Aidé par le jeune Colin et par la petite Philomela, notre Timothy se retrouve mêlé à un trafic de jeunes filles pour pédophiles nobles et riches et devra éviter de se faire occire par d’anciens policiers corrompus.

 

Après mes réticences initiales, j’ai terminé ce roman en deux jours, galopant derrière nos héros, évitant la lame acérée de Willie Le Surineur, sauvant des âmes chastes et innocentes, et découvrant, stupéfait, les autres complices de cet honteux trafic, dont Miss Binny, la fausse religieuse mais véritable pourvoyeuse.

 

Dans « La tour noire », j’avais été embarrassé par des métaphores hermétiques et des images absconses* et, par le style de l'auteur imitant celui des écrivains de l’époque où se situait l'action.

Je le fus moins dans "L'Héritage Dickens", mais j'ai encore noté certaines circonvolutions verbeuses et nébuleuses*.

"Une vraie diarrhée qui pousse parfois ces messieurs à quitter leurs abris pour porter le fruit d'un dur labeur, en dodus in-octavos, au Lincoln's Inn."

*pour moi

 

Vous trouverez ici l'excellent billet de l'Oncle Paul, et celui de Keisha

 

L'Héritage Dickens  de Louis Bayard, Cherche Midi, 2011, 388 pages, Roman

*ouais ** bon *** très bon **** j'aime

 

Le bémol du Papou : Parmi mes embarras il y a les lettres que Tim écrit régulièrement à son père pour lui conter son quotidien. Rien d’anormal, me direz-vous. Sauf que  ce père est décédé depuis plusieurs années.

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Published by Le Papou - dans Lecture
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commentaires

Karine:) 24/06/2014 22:36

J'avais bien aimé. Pas un coup de coeur mais un bon divertissement!

Le Papou 25/06/2014 00:19

Finalement, ça se lit bien.
Le Papou

Alex-Mot-à-Mots 27/05/2014 11:31

Moi non plus, je n'ai jamais aimé Dickens. Et je ne me serais pas lancé dans cette lecture.

Le Papou 27/05/2014 13:42

Si tu aimes les romans sur l'Angleterre Victorienne, sur l'Histoire sociale et les policiers, tu devrais essayer.
Le Papou