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Un livre vit grâce à la recommandation passionnée qu’en fait un lecteur à un autre.

Henry Miller

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Le dernier homme de Margaret Atwood

17 juin 2014 2 17 /06 /juin /2014 15:23

Comme cadeau de ma librairie pour l'achat de deux invendus*, j'ai choisi  ce souvenir lointain d'un grand plaisir de lecture, accompagné d'un petit pincement nostalgique en constatant que les oeuvres de San Antonio, énormes succès en leur temps, étaient offertes comme une prime  d'épicerie, un cookie chinois ou un cadeau Bonux.

Le monde change vite, très vite, trop vite, beaucoup trop vite !

*Dont "Le petit vieux qui ne voulait pas fêter son anniversaire".

 

Dans ma jeune et rebelle adolescence, je l'adorais le San A. Je l’achetais en cachette, le lisais sous les draps, à la lueur d'une lampe de poche, car on y parlait de « choses », de choses que j'imaginais mais  ne comprenais guère, et que je répétais à l'excès, dans des tentatives de fascination collégiale.

*J'ai toujours eu l'imagination fertile

La brouette roumaine et le tourniquet moldave !* Ça en a fait ricaner des puceaux !

*Ou la brouette moldave et le tourniquet roumain, me rappelle plus !

 

Depuis comme tous ceux de ma génération qui ont eu des travaux pratiques sexuelles sur le tard (i.e. pas avant de savoir marcher), il y a eu le kamasoutra et d'autres. San Antonio, à côté, c’était de la culture sexuelle de troquet*.

*Bistro, café, estaminet.

 

Je ne crache surtout pas sur cet auteur qui m’a fait aimer une certaine lecture nettement plus intéressante que les obligations de mes années bahutesques.

 

J’ai essayé...de l'apprécier, on peut...encore !

 

Je n’y ai pas retrouvé ce plaisir enfantin, plus la faute des années qui ont passé trop vite que celle de F.D*.

*Non !  Pas France-Dimanche

 

Beaucoup ne l’aimait pas Monsieur Dard, à cause de l’argot, des grossièretés, de l’indécence, des fautes de syntaxes, des jeux de mots « à peu près » ou « à peu prêt », de l’infâme Berrurier, de l’ineffable Pinaud…et Lycée de Versaille*.

*Traduction pour ceux qui ne connaisent pas : "et vice et versa"

 

Tiens en parlant de Pinaud saviez-vous qu’il ressemblait au Pape Jean-Paul VI comme une fine de claire no 6 ressemble à ses consœurs et ça tombe bien car notre commissaire va lui demander de jouer le rôle de Sa Sainteté dans une cérémonie où un attentat  "papicide" est prévu.

Je cours, je cours et vous ne pouvez pas me suivre puisque je ne vous ai pas parlé du début de l’entame du commencement du bouquin.

 

Au commencement il y a Saint-Locdu-Le-Vieux, lieu où l’inspecteur Berrurier à fait ses études primaires tant scolaires que libertines. il y a fréquenté sa seigneurie le cardinal Antonin Duplessis alors plus porté sur une gerce* alsacienne que sur la Sainte Vierge. Ce légat rubescent  informe nos dignes représentants de la maison Pandore d’un attentat prévu lors de la prochaine visite du Pape.

* Femme

 

Maintenant le paragraphe initial s'éclaire, non ?

 

Quelques jours plus tard on retrouve le contrôleur du métro, Antonin Duplessis, découpé en rondelles ferroviaires sur son lieu de travail.

Cardinal, contrôleur du métro, le con-disciple (du Christ) Berrureen  semblait avoir des dédoublements de personnalités, au pluriel, car outre l'uniforme RATPien et la chasuble cardinalesque, il se vêtait aussi d'une blouse de guérisseur de petits vieux et du bitos de mac pour sa légitime* et aussi péripatéticienne.

*Épouse

Pourtant notre commissaire se met à croire à l'histoire du cardinal-contrôleur-guérisseur-julot et la rencontre de Zoe Robinsoncru, une belle métisse canaque dont la blonde crinière rehausse le teint halé et les tétons de même* lui fait même songer au mariage, ce qui démontre qu’il n’est pas dans son état normal, le SanA.

* De même ? À lait. San A. sort de ce corps.

 

On ne s'ennuie pas avec ce genre littéraire. Il faut même faire travailler nos méninges pour suivre les péripéties carnavalesques et les aventures caricaturales de nos héros.

C'est du bonbon, style "chewing gum", de la boisson noble  genre beaujolpif, du XXX des années 50, on en parle peu mais on le fait souvent.

 

J'ai essayé, on peut !  San Antonio, Pocket, 1973, 250 pages, Policier comique

*ouais ** bon *** très bon **** j'aime

 

Le bémol du Papou  : Ce n'est pas du polar moderne, c'est de l'histoire. Pensez-y ! Quarante ans et plus se sont envolés comme les aigrettes des pissenlits au souffle léger du temps.

Frédéric Dard, où que tu sois, je te salue !

 

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Published by Le Papou - dans Lecture
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commentaires

Alex-Mot-à-Mots 22/06/2014 17:29

Ah, Bérurier et sa fleur de nage vinaigrette.....

Le Papou 22/06/2014 21:19

Je me doute que ça peut manquer à certains et certaines.
Le Papou