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Le dernier homme de Margaret Atwood

1 janvier 2010 5 01 /01 /janvier /2010 18:16

L’année 1920 fut une année difficile en Turquie, surtout pour les étrangers. Ils furent ou massacrés ou si ils étaient chanceux, extradés dans leurs pays d’origine, lesquels ne souhaitaient pas forcément les recevoir. Certaines familles vivaient là depuis plusieurs générations et n’avaient plus aucun contact avec le pays de leurs ancêtres.

Mr Kemal Ataturk avait décidé de faire de la Turquie un pays moderne, appartenant aux Turcs et seulement aux Turcs.

Kiriakos Romiopoulos est un boulanger pâtissier dans la ville de Aydin, il y possède une petite maison, quelques terres à vigne sur les hauteurs de la ville et un appartement à Smyrne. Il est marié à Sophia et heureux père d’une petite fille nommée Marina. Ils s’occupent aussi de sa mère, veuve et de sa plus jeune sœur encore célibataire.

Souvent l’été, avec sa petite fille grimpée sur un âne, il va voir ses vignes.

Sa vie bascule quand après quelques manifestations sanglantes, il envoie sa famille à Smyrne et essaie de vendre quelques biens.

Ayant en partie réussi, il prend le train entre Aydin et Smyrne et apprend, après son arrivée, que le train suivant a été attaqué et tous les étrangers massacrés.

Muni de son petit pécule et utilisant certaines relations, il trouve un pêcheur turc qui accepte de le prendre avec sa famille à bord de son bateau et de le débarquer dans une île non turque.

Embarqué à la nuit tombée, il reste éveillé pendant tout le voyage, la main sur un pistolet caché dans son gilet, de peur que les pêcheurs ne se débarrassent de leurs encombrants passagers et volent leurs biens.

Kiriakos Romiopoulos, la quarantaine passée, refera sa vie en France comme ouvrier dans les fonderies et après sa retraite continuera de travailler comme gardien de nuit, deviendra momentanément aveugle suite à l’explosion d’un four, continuera car il est le patriarche, à rendre visite à sa famille en Grèce tous les deux ans, se privant quelque peu pour apporter à chaque membre un cadeau, et se laissera mourir à plus de quatre vint dix ans refusant délibérément l’acharnement thérapeutique.

Entre temps Sophia était morte de la leucémie et Marina, devenue une petite française de culture, le deviendra réellement après son mariage. 

Je suis fier que mes petits enfants m’appellent comme je t’appelais : Papou

Respects mon Papou..

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commentaires

yueyin 07/01/2010 09:52


tout comme mon fils :-)))
Il y a une description poignante du siège de Smyrne dans Middlesex le roman de de Eugenidès, ça m'a retourné je dois dire... Le monde entier et pas seulement Kemal attaturc s'était ligué contre les
habitants de cette ville cosmopolite, le nationalisme en marche !


Papou 07/01/2010 15:42


Si ce n'est pas fait, peut-être lui faire lire le texte sur Papou (le mien) il peut maintenant comprendre d'où ça vient.


M.Nono 02/01/2010 18:33


...et moi de porter son prénom.