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Le dernier homme de Margaret Atwood

1 mars 2011 2 01 /03 /mars /2011 14:23

C’est fait, j’ai lu en entier ‘’L’attentat’’, mon premier roman d’Amélie Nothomb, sans difficultés particulières.

J’avais lu auparavant sa pièce ‘’les combustibles’’, mais je devais lire un premier roman pour comprendre la raison de mon rejet dans le passé.

 

Trop jeune, trop occupé, pas concerné par les auteurs à la mode, pas mouton de Panurge, quelle était la vraie raison ? Et vais-je la trouver ?


D’abord, il faut que je vous dise que j’aime le personnage d’Amélie Nothomb, celle qui se cache sous un maquillage outrancier et des vêtements horribles (selon mon goût) pour ne pas se dévoiler et nous dévoiler, je suppose, qu’elle n’aime pas ce qu’elle voit.

J’aime cette femme, beaucoup moins moche qu’elle ne le pense et ne le dit, j’aime cette intelligence acérée dont la vision du monde se matérialise dans sa plume logorrhéenne.(je sais l’adjectif n’existe pas… et l’évolution de la langue, hein !)

Alors pourquoi ? Je ne vous le dirais pas tout de suite.

 

Nothomb2.jpgÉpiphane Otos est laid, non pas simplement laid il est la laideur. Petit, maigre, un visage difforme, la peau plissée comme un chien sharpeï, et sur les omoplates, son arme suprême, une acné pustuleuse qui fait s’évanouir ceux qui la voit.

Épiphane Otos est amoureux d’une actrice, la plus belle, celle qui ne l’a jamais regardé avec l’horreur ou la gêne qu’il voit dans le regard des autres, celle qui dès leur rencontre l’a reconnu pour ce qu’il est, simplement un être humain.

Épiphane Otos, aidé par la sublime Éthel, va devenir le plus grand et le plus recherché mannequin dans le monde, car, par sa laideur, il transcende la beauté des collections présentées par les magnifiques mannequins (quoique maigrelettes) des grands couturiers.

Épiphane Otos aime Éthel d’amour et Éthel aime Épiphane Otos d’amour mais si celui d’Épiphane  est un amour sans concession, Éthel ne l’aime que d’un amour fraternel.

Quand la Beauté demande à la Laideur de l’aider à ce qu’un peintre, rencontrée dans un vernissage, la remarque, vous obtenez tous les ingrédients d’un drame en devenir et d’un attentat pour finir.

Les romans d’Amélie Nothomb sont courts mais denses. Son intelligence, et surtout ses connaissances transpirent à chaque phrase, à chaque mot dont il faut vérifier la signification exacte, à chaque introspection compliquée, pour ne pas dire alambiquée, du personnage principal.

 

J’ai eu l’impression de passer au travers de toutes les réflexions, de toutes les introspections qu’elle a pu faire, depuis son adolescence, sur la laideur et la beauté.

Si je me trompe, tant pis, mais c’est ce que j’ai fortement ressenti.

 

Nombreux sont ceux qui ne s’aiment pas, en totalité ou en partie. Tous trouveront dans cet ouvrage de quoi réfléchir à l’importance qu’on doit y attacher.

 

Et finalement quelle était la vraie raison de mon refus ? Aucune de celles mentionnées, je crois.

Il y a un âge pour lire, accepter et tenter de comprendre certains auteurs et certaines idées, un âge ou le doute remplace les certitudes. Avant ce n’est pas l’heure. Après ce n’est plus l’heure…Cela devait être le bon moment.

 

Je ne suis jamais un inconditionnel de qui ou de quoi que ce soit, en conséquence le prochain, car il y aura un prochain, je pourrais autant le détester que j’ai apprécié celui-là.

 

 

*ouais ** bon *** très bon **** j'aime

par Le Papou 

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commentaires

Pyrausta 08/03/2011 16:39


j'ai 2 livres d'Amelie Nothomb dans ma PAL ta réflexion et ce livre me la font regarder d'un autre œil qui pour le moment ,il faut bien l'avouer ,était plutôt réticent..


Le Papou 08/03/2011 19:20



C'est un auteur, un auteure, une auteuse...pas facile. je le prenais, je le posais etc etc..


c'est autre chose que de la bitlit, chiclit ou de la fantaisy



soukee 02/03/2011 21:17


Je suis entièrement d'accord avec toi. J'ai beaucoup lu et aimé cette auteure quand j'étais au lycée, et depuis "Acide sulfurique", j'ai complètement décroché et ne lis plus ce qu'elle écrit.
J'aime l'idée qu'on puisse aimer un livre à un moment de notre vie et le détester ensuite, tout comme un auteur... C'est ce qui rend la lecture imprévisible !


Le Papou 02/03/2011 21:23



J'ai en général beaucoup détester les auteurs qu'on nous forçait à lire aux études pour m'apercevoir beaucoup plus tard que certains n'étaient pas aussi moches (l'autre terme que j'utilise a été
censuré) que je le pensais. Contrairement à toi je commence seulement à la lire....à suivre.



Mazel 02/03/2011 14:01


franchement, lorsque l'on aime les livres, on oublie souvent les questions d'âge... surtout avec des lectures souvent identiques.
amitié d'une vieille dame de presque 60 ans
bises


Le Papou 02/03/2011 19:06



Ce qui me désole c'est que je ne peux plus dire presque.


Je vous embrasse aussi jeune dame de presque 60 ans.



Mazel 02/03/2011 10:28


merci pour ta visite,
je vois que nous avons pas mal de lectures communes... et je me demande comment je suis passée à côté de ton blog jusqu'à présent !
Désormais, je vais te suivre sur mes liens dans google-reader... plus pratique...
bonne journée et bonne lecture
amitié


Le Papou 02/03/2011 13:54



Pweut-être parce que je suis juste un ado !


Pas le Papou....le blog



niki 01/03/2011 19:00


je ne suis pas fan du tout d'amélie nothomb, sauf ses livres autobiographiques, là elle est vraiment drôle


Le Papou 02/03/2011 00:06



Je commence seulement à accepter de la lire, la suite plus tard, mais je ne sais pas pourquoi je pense que tous ses livres ont une part d'autobio.