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Le dernier homme de Margaret Atwood

18 avril 2013 4 18 /04 /avril /2013 08:53

Je ne suis pas sorti indemne de cette lecture.

Je lis vite, trop vite selon certains*, et il m’arrive, si, si, de lire en travers quand de trop longues descriptions retardent l’intrigue. Ce n’est pas bien, diront certains**, mais je suis plus intéressé par les histoires que par le style***. Le style ne doit pas ressortir, il doit être bon, suffisamment pour s’effacer devant elles.

Et quand l’intrigue s’accélère, ma lecture aussi, ce n’est plus le moment de décrire la couleur du papier peint.

Tout ça pour vous dire que j’ai mis 2 semaines complètes pour passer au travers de ce roman, avec pour excuses deux changements d’adresse, sept heures d’avion, une journée de déplacement motorisé et une installation campagnarde après six mois d’absence.

*Toujours les mêmes qui critique

** Les mêmes ou d'autres.

*** Déjà écrit

 

Atwood2Qui est Snowman ? Qui sont les Crakers ? Où sommes-nous ? Et quand ? Que s’est-il passé ? Est-ce notre monde après une apocalypse ? Et quelle apocalypse ?

(L’apocalypse, ce bouleversement qui doit faire disparaître l’humanité, devait, pour moi*, survenir brusquement, brutalement ne laissant sur notre planète qu’une poignée de survivants qui, malgré leur volonté et leur intelligence, disparaîtraient au fur et à mesure des maladies, de la faim et de la violence.)

*Enfant de la guerre froide.

 

Margaret Atwood nous en propose une autre, plus insidieuse, plus contemporaine, basée sur des évolutions transgéniques associées à des financiers sans scrupule*, sur l’augmentation exponentielle de la population terrestre et sur le réchauffement rapide de notre planète.

 * Ça existe déjà ! Certaines actions humaines décidées pour de bonnes raisons ont provoqué des catastrophes écologiques.

 

Une phrase de Crake résume cette histoire post-apocalyptique :

‘’Je ne crois pas en la Nature non plus, du moins pas avec un N majuscule.’’

 

Snowman pense qu’il est le dernier homme, entouré de gentils ''Crakers'', et cerné de ''louchiens'', de ''rasconses'', et autres joyeusetés du même acabit, capables de le dévorer à la moindre erreur de sa part.

À part se protéger et trouver de quoi se nourrir, il n’a rien à faire sinon repenser à sa vie, à son enfance, à sa rencontre avec son ami Glenn surnommé Crake*, à la disparition de sa mère et aux erreurs qui ont provoqué cette catastrophe.

*Nous savons donc très rapidement qui est à l’origine des ''Crakers''.

 

Mais qui sont vraiment ces ''Crakers'' ? Pas question de spoilage*, le 4ème de couverture nous le dévoile :

‘’Une nouvelle race d’humains, programmés pour n’être sujets ni à la violence, ni au désir sexuel, ni au fanatisme religieux.’’

*Ça me gène quand même (réflexe pavlovien).

 

Margaret Atwood nous oblige à réfléchir à l’avenir de l’humanité, à la recherche scientifique, au libéralisme économique et à l’écart grandissant entre une ‘’élite’’ de plus en plus riche et une population de plus en plus miséreuse*.

*Ce roman est sorti en 2003 et ça n'a pas l'air de s'améliorer.

 

‘’Le dernier homme’’ devrait être étudié dans les facultés surtout dans celles qui forment les futures élites politiques et scientifiques.

 

''Le dernier homme'' de Margaret Atwood, Poche 10/18, 2003, 471 pages, S.F. apocalyptique  

*ouais ** bon *** très bon **** j'aime 


PS : Le premier jet de ce billet était deux fois plus long. Peut-être vous ferai-je part de mes pensées. Mais pas à chaud.

 

Le bémol du Papou : La fin du roman, mais je ne vous dirai pas pourquoi, (voir Pavlov plus haut). Elle m'a empêché, avec certaines faiblesses ou facilités d'écriture, que ce roman soit un coup de coeur.


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commentaires

yueyin 22/04/2013 00:55

J'avais beaucoup aimé aussi :-)

Le Papou 22/04/2013 17:00

Lecture pas facile, quand même !

Oncle Paul 18/04/2013 16:12

Bonjour Papou
Moi je savais ce que c'étaient les crackers. D'ailleurs ça se mange ! Bon d'accord, je dois m'être trompé...
Moi non plus je n'aime pas trop les descriptions, mais je ne passe pas de pages, de peur de louper le départ du paragraphe intéressant.
Amicalement

Le Papou 18/04/2013 23:02



Bonjour Oncle Paul,


Ceux-là ne se mangent pas et ils sont végétariens.


Amitiés