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Le dernier homme de Margaret Atwood

2 décembre 2009 3 02 /12 /décembre /2009 16:15

En Dordogne, je suis toujours surpris lorsque nos amis nous parlent à chaque fois du silence.

Il est vrai qu’ils vivent, en général, dans une métropole et ont habitués au vacarme des voitures, des autobus, et de la foule, qu’il faut dominer de la voix si on veut se faire entendre. A cela s’ajoutent un tas d’autres bruits qui les font vivre dans une pollution sonore qui ne s’estompe jamais.

Dans notre hameau de La Côte, la différence doit surprendre, mais de là à croire au silence, quelle erreur !

L’aube n’est pas encore levée que les oiseaux commencent leur journée.

Rouge-gorges qui gazouillent, fauvettes qui zinzinulent, moineaux qui pépient, auxquels s’ajoutent les chants des rossignols et des merles nous accompagnent tous les jours avec, de temps en temps, le roucoulement d’un pigeon, la plainte d’une tourterelle, le cri si particulier de d’une huppe perchée sur le toit d’en face.

Au loin, les corneilles n’arrêtent pas de jaser entre elles.

Le tout ne s’arrête qu’à la nuit tombée, non sans qu’une dernière fois, dans la haie qui longe le terrain, la totalité de la gente aviaire nous ait fourni une dernière sérénade, comme si chacun, essayant de trouver sa place pour la nuit, enguirlandait ses plus proches voisins.

Quel silence !  On entend un tracteur qui ronfle en parcourant son champs, un voisin qui fredonne, un chien qui jappe, relayé par tous les chiens des fermes aux alentours.

Toc ! Ce petit bruit que l’on remarque, c’est une noisette qui vient de tomber sur la table de jardin.

Derrière la grange, des vaches meuglent, et plus loin, à son tour, l’âne de Michel se met à braire et croyez-moi son cri s’entend à des kilomètres, et puis c’est le coq de Stéphane qui chante à quatre heures de l’après-midi, comme s’il annonçait, non pas l’aube mais la fin de la sieste que personne ne fait.

En bas, vers le lavoir et la mare à Paulus, les grenouilles coassent et, le soir venu, les crapauds ajoutent leurs sons flûtés. La chouette-effraie, qui vit dans une bâtisse en ruine, lance son cri  en prenant son envol, faisant pépier une dernière fois les squatters de la haie.

Non, le silence n’existe pas, même au fin fond du Périgord.

Ce qui existe, par contre, et que tout le monde confond avec lui, c’est la paix, la vraie paix, synonyme de tranquillité, de calme et souvent de lenteur.

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commentaires

yueyin 08/12/2009 23:35


c'est tout à fait ça, on s'y croirait... On ne les remarque pas forcément parce qu'ils ne nous stressent pas ces doux bruits là (enfin doux ça dépend, parce que l'âne ! mais bon j'aime bien les
ânes)


09/12/2009 18:03


En fait le plus génant ce n'est pas l'âne ou les vaches mais le tracteur non !