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Le dernier homme de Margaret Atwood

22 mai 2010 6 22 /05 /mai /2010 15:04

papous

Ai-je déjà dit que j’étais un ethnologue refoulé ?

Ces papous dont le nom viendrait d’un gouverneur portugais des îles Moluques, qui étaient-ils ? (Moluques pas mollusques comme je l’ai lu la première fois)

 

 

L’intérieur de leur île est difficile d’accès, cernée par des marais, la cordillère montagneuse qui s’élève à plus de 5000 m est une barrière difficile pour atteindre les hauts plateaux.

Depuis le milieu du 16ème siècle, ceux qui habitaient le long du littoral étaient connus, mais ce n’est que vers 1930 que certaines tribus de l’intérieur eurent un premier contact avec des blancs, croyant qu’ils s’agissaient de leurs ancêtres morts qui revenaient.

 

On compare souvent la brutalité papoue à la douceur polynésienne, leurs deux bases de société sont bien différentes, hiérarchique à Tahiti, acéphale chez les Papous, mais tous étaient belliqueux et anthropophages.

 

Pendant 5 siècles, des puissances colonisatrices vont prendre le contrôle de l’île les unes après les autres ou en même temps. Portugais, qui l’appelèrent l’île aux Papous, Espagnols qui, trouvant une ressemblance avec les populations africaines de la Guinée, la nommèrent Nouvelle-Guinée, Hollandais, Anglais puis Australiens, Français (Dumont D’Urville), Allemands, tous en prirent possession au nom de leurs États respectifs.

Aujourd’hui elle est divisée en deux, l’un est indépendant sous le nom de Papouasie-Nouvelle-Guinée, l’autre est encore sous domination indonésienne.

Les Papous vivent dans leur île depuis environ 40 000 ans, et seraient originaires d’Asie du sud-est. La population initiale, repoussée vers l’intérieur par une invasion d’Austronésiens en provenance de Taiwan,, parle encore  près de 1400 langues différentes alors que ceux du littoral parlent une langue micronésienne. L’anglais, le pidgin anglais et l’indonésien sont les langues de communication actuelles.

Les sociétés papoues sont complexes. N’ayant eu aucun contact avec le monde extérieur elles ont certainement peu évoluées au cours des millénaires et pourraient être très proches des coutumes de l’Homo Sapiens.

Ce petit livre nous donne quelques éléments des différentes sociétés papoues qui représentent plus d’un millier de clans, et qui, à cause des guerres incessantes, ont eu une évolution différente tant dans leurs langages que dans leurs coutumes.

Ainsi, selon une des mythologies papoues, les hommes volèrent le pouvoir aux femmes et continuent à empêcher qu’elles le reprennent.

Elles sont subordonnées matériellement, politiquement et symboliquement.

La terre étant un bien précieux, elles sont exclues de la propriété mais aussi de la détention et de l’usage des armes, de la chasse et de la guerre, des échanges commerciaux et de l’usage des objets sacrés.

Après mariage, elles s’installent chez leurs maris et une compensation est versée à sa famille d’origine sous la forme de biens, cochons, colliers, outils et plus récemment de l’argent.

Selon l’anthropologue Margaret Mead, la sexualité est quelque chose de mal et de honteux.

Nous vivons dans un monde soi-disant civilisé. L’argent, les idées, la religion et même parfois le territoire font que nous continuons allègrement à nous détruire. La guerre était aussi un état permanent chez les papous, preuve que depuis 40 000 ans l’homme ne s’est pas beaucoup amélioré.

De nombreux états continuent à traiter les femmes comme des esclaves, et à les martyriser pour que leur sexualité soit inexistante.

À lire et à méditer

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