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Le dernier homme de Margaret Atwood

22 septembre 2010 3 22 /09 /septembre /2010 09:50

"La pierre et le sabre" suivi de "La parfaite lumière"

 

Musashi.jpg

 

Une épopée historique au Japon au le 17ème siècle.


J’avoue que je ne sais pas comment aborder mon papier sur ce roman, écrit au début du siècle dernier, et qui serait considéré comme une immense oeuvre en Niponie.


Mon premier jet a pris le bord de la poubelle, mon deuxième, itou, et là, je patauge dans un tas de sentiments contradictoires qui pourraient encore finalement se poubelliser.


Grand roman ? Oui, par le nombre de pages, par la multitude de personnages, par l’évolution du héros ( qui a réellement existé) mais difficile à comprendre pour qui n’a pas été élevé dans la culture japonaise.

 

Difficile à lire aussi, par la complexité des situations politiques, du pays et des différentes régions , par une évolution des sentiments des personnages et par les très nombreux duels, combats et autres massacres qui pullulent tout au long du roman. 


J’ai mis plus d’un mois pour arriver péniblement au bout de cette épopée, ce qui pourrait faire supposer que je n’aimais pas.

Bon c’est dit : Je ne l’ai pas beaucoup apprécié dans la généralité mais j’ai adoré certains passages, si bien que je n'ai jamais abandonné.

 

Je ne ferai pas de résumé; comment résumer une brique, grand format, de plus de 1200 pages ?

Je dirai simplement que nous suivons l’évolution d’un jeune homme, Tazeko, blessé durant une des nombreuses guerres de clans, et qui décide de vivre seul et d’étudier "la voie des armes".

Je ne suis pas un expert sur le japon du 17ème siècle mais il me paraît évident que l’auteur, tout en contant l'histoire d'un des plus grands et des plus admiré samouraï de son époque, semble faire une critique acerbe de l’évolution d’une société en pleine mutation, où les sentiments d’honneur et de courage sont bafoués, où les plus riches considèrent les autres comme du bétail, où les samouraïs, sans maître, deviennent des bandits de grands chemins.


L’alcoolisme, la méchanceté, la luxure, le mensonge, la vengeance, la violence gratuite, la jalousie et l’envie sont les bases de cette société.

Ce qui est certain, c'est que je n'aurai pas aimé vivre au Japon à cette époque.


Après quelques duels et des études auprès de maîtres d’armes connus, Tazeko devient Musashi dont le nom devient, au fil des pages, de plus en plus reconnu.

 

Pour certaines scènes, plutôt comiques mais pas forcément drôle, j’ai (très) vaguement pensé à Rabelais, mais mes dernières lectures rabelaisiennes doivent remonter aux calendes grecques; je devrai peut-être le relire.


Il me semble que Eiji Yoshikawa, né en 1882, et écrivain du 20ème siècle, n’aimait pas l’évolution de son pays à cette époque, la disparition des sentiments d’honneur, de respect et d’obéissance que les samouraïs vouaient à leurs maîtres, et que, par contre, il avait une admiration sans équivoque mais sans flatterie pour ce maitre d'armes que fut Myamoto Musashi.


Fut-il un partisan du renouveau du militarisme japonais au début du siècle dernier ?

La réponse se trouve peut-être dans d'autres oeuvres de Eiji Yoshikawa.

 

 

Je ne vais pas jeter ce dernier texte à la poubelle, même si je ne le trouve pas très heureux. Je suis, comme on dit au Québec, pas mal mêlé.

 

 

*ouais ** bon *** très bon **** j'aime

par Le Papou

 

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commentaires

yueyin 29/09/2010 17:59


que de questions posées, pour un peu je reprendrais le livre que je n'ai jamais fini moi... :-)


Le Papou 29/09/2010 22:18



Difficile, difficile ! Mais il semble que l'auteur est peu écrit et seulement des livres historiques


donc pas d'idées personnelles sauf des conclusions que l'on peut tirer de ses choix d'écrivain