Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Présentation

  • : Le Hibou et le Papou
  • Le Hibou et le Papou
  • : les C.D.G. du HibouLes Voyages du PapouLes Commentaires du Hibou et du PapouQu'est ce qu'on mange ?
  • Contact

Recherche

Texte Libre

Un livre vit grâce à la recommandation passionnée qu’en fait un lecteur à un autre.

Henry Miller

Archives

Nouvautés dans ma PAL

Le dernier homme de Margaret Atwood

31 décembre 2011 6 31 /12 /décembre /2011 13:50

Alienor.jpgOn ne résume pas une vie si intense en quelques mots et je ne pouvais quand même pas ajouter mes réflexions au billet, déjà bien long, sur Aliénor, ma reine insoumise.

 

 

 

Une des choses qui m’a frappé concerne les déplacements. Dans notre monde moderne les voyages sont rapides et faciles, sur les routes, sur les océans et même dans les airs. Au Moyen-âge, tous déplacements étaient difficiles et semés d’embûches ; routes inexistantes ou mal entretenues, bandits, pillards, pirates sans compter les guerres où on se massacrait allègrement en se foutant des dommages collatéraux.

Je supposais donc, bien à torts, que les voyages étaient courts et rares.

 

Et bien non, on se rendait en terre sainte comme on prend un train de banlieue et on traversait la Manche  comme si ferries ou Eurotunnel étaient déjà à disposition.

 

Je suis resté aussi sidéré par la rapidité d’Aliénor pour se trouver un nouveau mari. Deux (2) mois entre la séparation d’avec le roi de France et son mariage avec celui d’Angleterre. Je veux bien qu’elle possédait une dot conséquente et qu’on s’épousait par intérêt et non par amour, mais quand  même. Il n’y avait encore, à ma connaissance, ni téléphone, ni email, ni SMS et le service des postes devait être presqu'aussi inefficace que le nôtre, alors comment ont-ils fait ?

 

Le gros problème de ce genre de bouquin est d’être écrit par un historien. On suggère, on suppute, on tergiverse, on présente toutes les inventions, toutes les modifications, toutes les élucubrations même, qui ont été écrites sur Aliénor, ainsi que leurs raisons ; changements de mœurs, évolutions des idées, raisons d’États. Puis, l’auteur donne ensuite son avis.

S’ajoutent 54 pages de notes et une bibliographie de 36 pages. C’est lourd, c’est complexe, c’est parfois fatigant. J’ai du sabrer dans mon billet, couper, élaguer, pour ne pas le devenir moi-même... fatigant.

 

Elle fut une femme suffisamment libre pour être à la source de nombreuses légendes qui, vivante,  l’ont encensée pour, après sa mort, la décrier, la traiter de nymphomane, de lubrique en un mot de salope finie, même si le terme n’existait peut-être pas au Moyen-âge.

Seulement voilà, ceux qui écrivaient les chroniques en ces temps-là étaient soit des  ecclésiastiques avec la rigueur des nouveaux règlements de leur église, soit des hommes payés par les gouvernants avec la volonté monétaire de ne pas leur déplaire.

 

Honnêtement, personne ne sait vraiment qui elle était. Soumise ou insoumise, femme ou amante, séductrice ou séduite, mère aimante ou marieuse intransigeante, guerrière ou diplomate, chef d’état inflexible ou conseillère avisée, protectrice d’artistes ou non, elle fut certainement un peu tout ça.

 

Elle fut surtout une grand dame et une femme de pouvoir dans un monde dominé par les hommes.

Partager cet article

Repost 0

commentaires