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Le dernier homme de Margaret Atwood

2 mai 2010 7 02 /05 /mai /2010 14:35

De Bora Bora une des îles de la Société nous volons vers Rangiroa pour attraper le vol sur Manihi, Toutes deux font parties des Tuamotu.

Notre premier vol ayant un peu de retard, nous sommes attendus sur le tarmac par un agent qui nous emmène directement à l’autre appareil qui a retardé son départ pour nous. C’est le plaisir des premiers voyages en aéroplanes, plaisir que nous avons perdu dans nos pays dits civilisés ou les compagnies aériennes nous traitent de moins en moins bien..

264

 

L’aéroport de Manihi se résume à une case ouverte au vent et le trajet jusqu’à l’hôtel se fait en voiturette de golf.

 

 

 

267---Copie.JPGNous prenons possession de notre bungalow sur pilotis avec au milieu de la pièce une table en verre qui s’ouvre sur le lagon et nous permet de nourrir les poissons.323

L’île de Turipaoa, l’un des motus de l’atoll possède le seul hôtel de Manihi.

Cet atoll est considéré comme le berceau de la culture de l’huître perlière en polynésie.

Comme la plupart des atolls il n’y a pas de cultures, la flore se résume à des buissons et des cocotiers. La seule production de ces atolls est encore le coprah.

Manihi, c’est à peine 500 habitants qui vivent principalement au village de Paeua, et pour la plupart travaillent dans les fermes perlières.

 

Le lende292main nous partons en visiter l'une d'entre elles de l'autre côté côté du lagon.

Nous y passons deux bonnes heures à nous faire expliquer le travail pour élever les huîtres, appelées nacres, les amener à maturité (3 ans) puis les inséminer avec des nucleus: petites billes rondes fabriquées par les Japonais avec des coquilles de moules du Mississipi (sic)

Deux ans plus tard, ils récoltent les perles dont, si tout va bien, environ 2 % seulement seront de catégorie supérieure.294

Investissement de cinq ans avant d’obtenir la première récolte, pendant cette période, il faut entretenir les nacres, les nettoyer, les changer de support, les inséminer, et espérer que des maladies ou des prédateurs ne les détruiront pas.

Cela me fait la même impression que les chercheurs d’or, un sale boulot qui aboutit à une loterie et peu de chance d’empocher le gros lot.

                                                                                                                                                         Si! si! regardez bien la perle est là

 

Ceci-dit, ils ont toujours du soleil, de la chaleur, l’eau est toujours bonne, les poissons abondants et l’hiver, le froid et la neige leur sont inconnus.

Le lendemain nous partons à la pêche à la palangrote au milieu du lagon, et avons la chance d’attraper  deux mérous tachetée et un mérou céleste (à petits points bleus), une labre maori aux couleurs éclatantes, et plusieurs mérous gris ou loches.

319Au retour nous faisons un saut à Paeuan, ses deux épiceries, son petit port ou semblent dormir deux thoniers. En un quart d'heure, achats compris, nous en faisons le tour sous un soleil de plomb.

Pour les fanas de moteurs à piston, il y a une route et quelques voitures mais roulent-elles? impossible de le savoir, elles étaient toutes immobiles.

 

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Voilà, Manihi c’est ça. Peu ou pas de route, pas de circulation, et pendant une promenade, le début d’un m arais avec des crabes de terre, gros comme des petits lapins ou presque, avec les pinces en plus.

Ce fut mon deuxième coup de cœur après Bora Bora, mais pas pour les mêmes raisons. Ce n’est pas la beauté de l’île, mais la tranquillité, le calme, le lagon, ses couleurs et ses poissons de 328toutes formes et les levers et couchers de soleil avec des teintes dans le ciel allant du rose bonbon au rouge carmin et laissant, dans la suie des nuages, de longues trainées de feu

 

 

 

 

Nous avons même fait ami-ami avec une baliste « titan » une belle bête de plus d’un mètre, de corpulence énorme qui venait manger le pain que nous lui jetions depuis notre bungalow.278

 

Que dire de plus ? la cuisine y est excellente, à notre dernier repas nous avons savouré du veau aux morilles et comme dessert une tarte tatin à l'ananas pour l'un et un moelleux au chocolat pour l'autre.

 

Les paradis sur terre existent, celui des nantis à Bora Bora et celui des moins fortunés à Manihi. Il y en a certainement d'autres on verra bien la suite en commençant par notre prochaine destination Rangiroa.


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