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Un livre vit grâce à la recommandation passionnée qu’en fait un lecteur à un autre.

Henry Miller

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Nouvautés dans ma PAL

Le dernier homme de Margaret Atwood

24 juin 2014 2 24 /06 /juin /2014 20:00

Plusieurs raisons pour le choix de ce livre obligeamment prêté par l’Héritière.

Il se passe à Toulouse*. Il  explique le jeu et la mentalité du rugby. C’est un polar.

Noir le polar, mais polar quand même avec flics, cadavres, tromperies, adultères…alouettes.

C’est aussi une enquête à deux voix mais peut-être serait-il préférable que je commence par le premier assassinat.

*J’aime bien Toulouse

 

Maurice Tamborero est le demi de mêlée de Toulouse avec une sélection probable pour l'équipe de France. Probable seulement car la balle qui le tue  alors qu’il se rendait à l’entrainement ne lui permettra jamais d’honorer cet honneur*.

*Si,si, s'en est un.

 

L’enquête, c’est l’ambiance de « Bonjour chez les ch’tis », à l'envers. Le commissaire Valade, la première voix de l’enquête, est Dunkerquois. Il vit à Toulouse depuis quelques années avec sa mère, ivrognesse notoire, et la plupart de ses collègues  n’éprouvent aucune sympathie pour l'immigrant nordique.

 

Son principal défaut pour les autochtones, il ne  comprend rien au "ruguebi"*. Heureusement, le capitaine Terrangle, son adjoint et le deuxième narrateur, est un ancien joueur de haut niveau qu’un genou en compote a envoyé dans la police.

* Avé l'assent

 

En dehors des explications sur le jeu, destinées, je suppose, à tous ceux qui n’ont jamais vu et encore moins touché un ballon de rugby, le reste baigne dans une atmosphère délétère, morbide et sulfureuse où les meurtres vont se succéder sans raisons ni explications*.

*Sauf à la fin, bien sur.

 

On soupçonne très vite Terracle d'être mêlé à l'assassinat du rugbyman mais on ne sait ni pourquoi ni comment. Il sort d’une dépression qu’il a soigneusement cachée à sa hiérarchie, sa vie sexuelle n’est pas très agréable et il éprouve pour Sarah, la veuve du joueur, des sentiments amoureux et libidineux.

 

J'ajouterai qu’il s’engage alors dans des actions que n’aurait pas désavoués un meurtrier en série et pourtant...

 

il n’est pas l’assassin de son ami Tamborero.

Alors, pourquoi ?

 

L’explication finale sera longue et tarabiscotée et un peu tirée par les cheveux, geste normalement interdit dans les matchs de ballon ovale.

 

Un roman qui s'affiche dans :

Toulouse

 

Du bruit sous le silence de Pascal Dessaint, Rivages/noir, 2000, 340 pages, Policier

Grand Prix de la littérature policière 2000

*ouais ** bon *** très bon **** j'aime

 

Le bémol du Papou : Je n’aime pas trop les romans* où la frontière entre bons et méchants n’est pas franchement délimitée.

*Ni les films, d’ailleurs

 

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22 juin 2014 7 22 /06 /juin /2014 16:00

Clément Louvain, un armateur, demande à Monk de retrouver des défenses d’éléphants volées sur son navire qui venait de revenir d’Afrique.

Monk n'a aucune connaissance ni relation avec le monde des docks mais il n'a pas le choix d'accepter car ses dernières enquêtes furent peu rémunératrices, et Esther son épouse travaille bénévolement dans une clinique qui soigne les femmes pauvres et plus particulièrement les prostituées.

 

Dans un Londres hivernal et humide, notre émule de Florence Nightingale , aidée de quelques bénévoles, est débordée par l’afflux de malades atteintes de pneumonie.

Elle est surprise quand l’armateur Louvain, dont le nom  a été mentionné par son époux, lui amène une jeune malade et lui verse quelques subsides pour la soigner.

 

Dans ce monde inconnu du port londonien, le danger est constant pour quelqu’un qui pose trop de questions.

Aidé de Scuff, un enfant des docks et de « La Sonde » un médecin des pauvres, Monk se rapproche de la vérité et fréquente le monde interlope des receleurs, non sans essuyer deux tentatives de meurtres.

 

« L’amie » de Louvain décède et Esther constate, dans un mélange de peur et de contrariété, qu’elle n'était pas atteinte de pneumonie mais victime de la peste noire, ce qui l'oblige, avec l’aide de Sutton, le dératiseur, d'emprisonner tout le monde de la clinique dans l’édifice pendant que des amis de Sutton et leurs Pitbulls montent la garde à l'extérieur, prêts à éliminer toutes personnes essayant de s’échapper.

 

La peste noire est très longtemps restée dans la mémoire collective comme le fléau qui avait détruit la moitié de la population européenne au 14ème siècle. Il n'existe aucune façon de soigner même au XIXème et pour éviter tous risques d'épidémie, la population affolée pouvait brûler tout édifice suspect en empêchant les habitants de sortir.

 

Une enquête pénible pour Monk, qui tremble pour son épouse et une aventure qui ne l’est pas moins pour cette dernière.

Un excellent Monk cette fois !

 

PS : J'oubliais le mois anglais !

PPS : Ce billet a été mis en ligne par accident et sans mon accord avant d'avoir été vérifié cinquante douze fois. Pour toutes erreurs, barbarismes, fautes grammaticales et d'orthographe, veuillez envoyer vos réclamations à Overblog-Kiwi*.

*Qui n'y sont, peut-être, pou rien.

 

Meurtres sur les docks d'Anne Perry, 10-18, 2005, 351 pages, Policier victorien

*ouais ** bon *** très bon **** j'aime

 

Le bémol du Papou : Ce bémol ira au Papou lui-même. Ses yeux légèrement larmoyants ne lui ont pas permis de voir le nombre d'étoiles donné à ce titre. Une quatrième n'aurait pas été inconvenante.

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20 juin 2014 5 20 /06 /juin /2014 21:59

Résolution christienne no 30

Cela fait donc deux ans et demi que ma résolution de janvier 2012* tient bon.

*i.e : lire un roman d'Agatha Christie chaque mois.

 

Les habitants du village de Woodleigh Common organisent la soirée « des plus de onze ans » pour fêter les enfants qui vont terminer leur cycle scolaire et partir vers leurs études secondaires.

 

Dans un décor de citrouilles, Mrs Rowena Drake a prévu un certain nombre de jeux et un goûter qui devrait plaire aux plus jeunes.

 

Ariadne Oliver, l’auteure de roman policier*  se trouve bien embarrassée et inutile au milieu de l'agitation des préparatifs, heureusement elle se console avec quelques pommes.

*bien connue des afficionados de Lady A.

 

Le déroulement se serait passé sans incident notable si Joyce Reynolds, du haut de ses treize ans, ne s’étaient vantée d’avoir assisté, plus jeune, à ce qu’elle croit être un meurtre.

Joyce est une menteuse reconnue et personne n’aurait épilogué sur ses affirmations si son corps n'avait été  retrouvé à la fin des festivités, la tête enfoncée dans un seau plein d’eau.

 

Hercule Poirot apprend les péripéties de cette soirée par Mrs Oliver qui lui demande d’enquêter sur ce meurtre atroce

Malgré le caractère difficile et vantard de la victime, notre belge détective* envisage rapidement qu'il pouvait y avoir un fond de vérité dans  l’affirmation de Joyce et recherche quel crime a eu lieu dans la région auquel la malheureuse enfant aurait pu assister.

*Cette inversion est dûe à une traduction de l'anglais mal faite

 

Au sixième chapitre*, j’ai noté dans un petit mémo le nom du meurtrier, celui de la victime et les raisons. Ma solution n'était pas complète car

j’avais ajouté un autre meurtre, qui n’avait pas eu lieu, et n'avais pas envisagé la possibilité de meurtriers multiples.

*Il y en au au moins XXIV.

Ma modestie n'en a pas souffert, je sais que je ne suis pas parfait.

 

Une petite enquête facile pour le Papou... Poirot.

 

PS: Ce roman est paru aussi sous le titre de "Le crime d'Halloween" bien qu'en dépit de la présence du cucurbitacée orange, la fête que nous connaissons n'a rien à voir avec celle de ce livre.

 

Voilà ma deuxième participation au mois anglais de Lou, Cryssilda  et Titine.

 

 

Le bémol du Papou : Les coutumes ont bien changé. Je n’arrive pas à imaginer les onze-treize ans jouant à attraper des pommes, avec les dents, dans un seau plein d’eau, goberr des raisons secs brûlant dans le Cognac* et **, ou encore imaginer le visage de leur futurs maris dans un miroir.

*Le snapdragon

** du Cognac pour les enfants... avec modération !

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17 juin 2014 2 17 /06 /juin /2014 15:23

Comme cadeau de ma librairie pour l'achat de deux invendus*, j'ai choisi  ce souvenir lointain d'un grand plaisir de lecture, accompagné d'un petit pincement nostalgique en constatant que les oeuvres de San Antonio, énormes succès en leur temps, étaient offertes comme une prime  d'épicerie, un cookie chinois ou un cadeau Bonux.

Le monde change vite, très vite, trop vite, beaucoup trop vite !

*Dont "Le petit vieux qui ne voulait pas fêter son anniversaire".

 

Dans ma jeune et rebelle adolescence, je l'adorais le San A. Je l’achetais en cachette, le lisais sous les draps, à la lueur d'une lampe de poche, car on y parlait de « choses », de choses que j'imaginais mais  ne comprenais guère, et que je répétais à l'excès, dans des tentatives de fascination collégiale.

*J'ai toujours eu l'imagination fertile

La brouette roumaine et le tourniquet moldave !* Ça en a fait ricaner des puceaux !

*Ou la brouette moldave et le tourniquet roumain, me rappelle plus !

 

Depuis comme tous ceux de ma génération qui ont eu des travaux pratiques sexuelles sur le tard (i.e. pas avant de savoir marcher), il y a eu le kamasoutra et d'autres. San Antonio, à côté, c’était de la culture sexuelle de troquet*.

*Bistro, café, estaminet.

 

Je ne crache surtout pas sur cet auteur qui m’a fait aimer une certaine lecture nettement plus intéressante que les obligations de mes années bahutesques.

 

J’ai essayé...de l'apprécier, on peut...encore !

 

Je n’y ai pas retrouvé ce plaisir enfantin, plus la faute des années qui ont passé trop vite que celle de F.D*.

*Non !  Pas France-Dimanche

 

Beaucoup ne l’aimait pas Monsieur Dard, à cause de l’argot, des grossièretés, de l’indécence, des fautes de syntaxes, des jeux de mots « à peu près » ou « à peu prêt », de l’infâme Berrurier, de l’ineffable Pinaud…et Lycée de Versaille*.

*Traduction pour ceux qui ne connaisent pas : "et vice et versa"

 

Tiens en parlant de Pinaud saviez-vous qu’il ressemblait au Pape Jean-Paul VI comme une fine de claire no 6 ressemble à ses consœurs et ça tombe bien car notre commissaire va lui demander de jouer le rôle de Sa Sainteté dans une cérémonie où un attentat  "papicide" est prévu.

Je cours, je cours et vous ne pouvez pas me suivre puisque je ne vous ai pas parlé du début de l’entame du commencement du bouquin.

 

Au commencement il y a Saint-Locdu-Le-Vieux, lieu où l’inspecteur Berrurier à fait ses études primaires tant scolaires que libertines. il y a fréquenté sa seigneurie le cardinal Antonin Duplessis alors plus porté sur une gerce* alsacienne que sur la Sainte Vierge. Ce légat rubescent  informe nos dignes représentants de la maison Pandore d’un attentat prévu lors de la prochaine visite du Pape.

* Femme

 

Maintenant le paragraphe initial s'éclaire, non ?

 

Quelques jours plus tard on retrouve le contrôleur du métro, Antonin Duplessis, découpé en rondelles ferroviaires sur son lieu de travail.

Cardinal, contrôleur du métro, le con-disciple (du Christ) Berrureen  semblait avoir des dédoublements de personnalités, au pluriel, car outre l'uniforme RATPien et la chasuble cardinalesque, il se vêtait aussi d'une blouse de guérisseur de petits vieux et du bitos de mac pour sa légitime* et aussi péripatéticienne.

*Épouse

Pourtant notre commissaire se met à croire à l'histoire du cardinal-contrôleur-guérisseur-julot et la rencontre de Zoe Robinsoncru, une belle métisse canaque dont la blonde crinière rehausse le teint halé et les tétons de même* lui fait même songer au mariage, ce qui démontre qu’il n’est pas dans son état normal, le SanA.

* De même ? À lait. San A. sort de ce corps.

 

On ne s'ennuie pas avec ce genre littéraire. Il faut même faire travailler nos méninges pour suivre les péripéties carnavalesques et les aventures caricaturales de nos héros.

C'est du bonbon, style "chewing gum", de la boisson noble  genre beaujolpif, du XXX des années 50, on en parle peu mais on le fait souvent.

 

J'ai essayé, on peut !  San Antonio, Pocket, 1973, 250 pages, Policier comique

*ouais ** bon *** très bon **** j'aime

 

Le bémol du Papou  : Ce n'est pas du polar moderne, c'est de l'histoire. Pensez-y ! Quarante ans et plus se sont envolés comme les aigrettes des pissenlits au souffle léger du temps.

Frédéric Dard, où que tu sois, je te salue !

 

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14 juin 2014 6 14 /06 /juin /2014 20:47

S’enfarger dans les fleurs du tapis.

J’aime bien cette expression.

Mais quel est le rapport avec le prix Pullitzer 2014 ?

 

« Le chardonneret » est un tableau d’un peintre* néerlandais, inconnu du béotien qui signe cette chronique, mort è 32 ans des suites de l’explosion d’une poudrière. Il n’aurait laissé que peu d’œuvres dont  « Le chardonneret » (voir ci-contre).

*Carel Fabritius

 

 

 

Théo a 13 ans et vit chichement avec sa mère dans un appartement New Yorkais depuis la disparition volontaire de son père.

 

La journée s’annonce mal. Convoqué avec sa mère par le proviseur, ils arrivent en avance et décident de visiter une exposition.

Théo y remarque  une jeune fille et un vieux monsieur lorsqu’il est soufflé par un  attentat  qui détruit le bâtiment.

Désorienté, en dépit de ses blessures, Théo aide le vieux monsieur qui, avant de mourir,  lui donne une chevalière, une adresse et le convainc d'emmener le fameux tableau  qu’il venait d’admirer avec sa mère quelques minutes plus tôt.

Cette mère qu’il va attendre dans leur appartement mais qui ne reviendra pas.

 

Jusque là, j’aimais ma lecture. C’était violent, c’était dur, c’était rapide et j’aimais bien.

 

Une famille d'accueil, un grand-père insensible, un père qui réapparait par intérêt et un russo-ukrainien plus tard, j’ai commencé à m’emmerder* dans la succession des aventures plates, droguées et alcooliques de Théo l’orphelin.

*Oups ! Ça m'a échappé,

 

Donna Tartt a écrit un Dickens américain postmoderne* dans un style que n’auraient pas désavoué les feuilletonistes du XIXème payés à la ligne. Dans cette logorrhée incessante, dans ces dialogues infinis, dans ces explications tarabiscotées et hésitantes, les faiblesses de son principal personnage ressortent comme une baleine échouée sur une plage de sable.

*Ça fait plus culturé que simplement moderne.

 

J’étais prêt à l’aimer, moi, ce jeune ado, à éprouver de l’empathie, à l’aider à supporter la perte brutale de sa maman.

Seulement il n'a rien de sympathique. Il est veule, faible, magouilleur, escroc, drogué, menteur, et,  ce qui n'arrange rien, la majorité des personnages qu'il fréquente sont comme lui.

 

Ses aventures ne m’intéressait plus. Je voulais juste savoir ce qu'allait devenir le tableau que Théo cachait toujours, malgré les menaces à peine voilées d’un personnage pas très net*.

*Encore un.

 

J’ai continué mais le parfum entétant des fameuses fleurs du tapis*, mêlé à la bière, à la vodka, aux drogues et aux vomissures répétées ont commencé à m’écoeurer.

*Les voilà ! dans une définition qui n'est pas la leur.

 

Je voulais abandonner.  "Allo quoi ! Abandonner un prix Pullitzer ! 

 

Je l'ai fini pour deux raisons :

- Il est très rare que j’abandonne. Ce n’est arrivé qu’une seule fois en quelques siècles* de lecture.

- Je voulais savoir pour le tableau.

*Minimum

 

Qu’avais-je donc espéré ?

Peut-être un truc tranquille qui m’emmènerait dans les arcanes de la peinture flamande.

Je n'est pas trouvé ce que j'avais supposé, ce qui n'est pas rédhibitoire*, mais surtout je n'ai pas apprécié ce que l’auteure me donnait.

*Bien au contraire

 

Certaines que je ne nommerai pas (as usual), n’hésiteraient pas à lire la fin avant même de commencer le roman*.

*C’est une idée ! 

 

Ceux qui ont aimé : Cathulu, Papillon, et Keisha

Ceux qui ont moins aimé (euphémisme) : Cuné, Clara et Théoma

 

PS : Je sais. (pour le tableau)

PPS : Surtout, si vous voulez essayer, ne vous arrêter pas à ce billet.

 

Le chardonneret de Donna Tartt, Plon, 2014, 795 pages, Roman

*ouais ** bon *** très bon **** j'aime

 

Le bémol du Papou  : Je dois avoir un problème avec les prix littéraires qu'ils soient Goncourt ou Pullitzer. Je devrais rester sur les romans de gare.

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12 juin 2014 4 12 /06 /juin /2014 15:32

Dans cette petite chronique, je ne vous parlerai ni de mes croyances, ni de mes certitudes et  encore moins de mes doutes.

Voici un roman n’est pas à mettre entre les mains des bigots, des prosélytes de la foi, des zélateurs  de l’infaillibilité papale,  des partisans de la primauté de l’église ni des défenseurs de la vertu, de la continence et de la chasteté.

 

Je me suis amusé tout au long de la lecture de cet agréable roman.

 

L’idée de départ est simple.

 

Une religieuse dont les actions, en Afrique comme en Belgique, envers les démunis de notre société étaient remarquables, a été assassinée.

Quelques décennies plus tard, après une enquête en béatification minutieuse menée par L’abbé Turquin, le Pape, Jean-Paul II, dont la célérité pour ces choses-là était reconnue,  a déjà procédé à la canonisation de Sainte Freya en présence de Monseigneur Van Camp, l’archevêque du diocèse, tout fier d’avoir une toute nouvelle sainte dans son diocèse.

 

Malheureusement un email, invention que l'on peut attribuer à la modernité du Diable, est venu perturber son sommeil. Cette nouvelle sainte ne l’aurait pas été vraiment. Une photo jointe la montre nue et souriante sur sa couche, désignant du doigt au photographe une cicatrice sur sa poitrine, au même emdroit que celle du Christ.

 

Le corbeau menace de dévoiler d’autres preuves si l’église n’abandonne pas officiellement sa doctrine sur la virginité de la Sainte Vierge, joignant à ce nouveau libelle une lettre écrite par Freya informant le destinataire qu’elle a, quelques années plus tôt, subi une interruption de grossesse.

 

 

Les actions d'une sainte qui aurait, après ses voeux, commis le péché de la chair, détruit le fruit de ses entrailles et selon la photo, se serait considérée comme l'égale du Christ, pourraient être contrôlées par des exégèses jésuitiques mais reconsidérer l'infaillibilité pontificale  serait remettre en question la totalité du dogme.

 

L’intérêt de cette enquête n’est pas dans la solution* mais dans les démarches des dignitaires épiscopaux pour occulter l’affaire en utilisant tous les moyens païens, concussion, corruption, chantage sans oublier le déni et le népotisme.

*Facilement prévisible

 

Un petit bijou qui ne s'attaque pas aux religions mais remet en cause ce qu'en ont fait les hommes.

 

Ici le très joli billet de Yue Yin qui m'a donné envie de le lire.

 

Les mystères de sainte Freya  d'Armel Job, Robert Laffont, 2007, 282 pages, Roman

*ouais ** bon *** très bon **** j'aime

 

Le bémol du Papou : L’enquête sur la béatification de Freya ne fut pas aussi minutieuse qu'elle aurait dû et comportait une importante lacune. Heureusement, sinon il n'y aurait pas eu de roman et cela aurait été dommage.

 

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6 juin 2014 5 06 /06 /juin /2014 13:57

Il y eut une époque où je lisais régulièrement les romans d'Anne Perry.

Pendant vingt ans, j'ai vécu avec Thomas Pitt et son épouse Charlotte (Ellison).

 

Au début des années 2000, après son enquête sur des personnalités influentes, Thomas fut banni de la police et devint membre de la Spécial Branch.

Appréciant peu cette évolution, je me suis tourné quelques temps vers l’autre série mettant en vedette William Monk, un enquêteur qui a perdu la mémoire, Hester Latterly, une infirmière et l’avocat Oliver Rathbone.

Et puis, n’éprouvant pour Monk* aucune réelle sympathie, je suis passé à autre chose.

Ce titre trainait donc dans ma PAL depuis plusieurs années.

*Contrairement au Monk de la vieille série américaine

 

Après  les enquêtes policières américaines d'ED McBain, plaisantes mais dont la bienséance et la politesse ne sont pas les qualités premières, j’ai eu envie de meurtriers courtois, de salopards bien élevés et de haine vertueuse.

 

L’Inspecteur Thomas Pitt et son chef, Victor Narraway, se heurtent à des anarchistes qui menacent de faire sauter des bombes.

 

Après une explosion qui a détruit plusieurs maisons, les auteurs sont arrêtés dans un immeuble où on retrouve aussi  le cadavre de leur chef, fils d’un Lord très influent, tué d’une balle dans la nuque.

 

Les anarchistes voulaient simplement attirer l'attention sur  la corruption de la police, dirigée par des arrivistes ambitieux et sans scrupule, aussi avaient-ils prévenu la population pour éviter des victimes.

 

Profitant de cet attentat, les  membres d’une  société secrète dirigée par certains chefs de  police, aidés d'élus vaniteux et médiocres veulent faire passer une loi pour armer les policiers et leur donner certains pouvoirs discrétionnaires.

 

Thomas Pitt aidé de Tellman, un policier de confiance,  va accepter une alliance avec son pire ennemi Lord Charles Voisey, ancien chef de la société secrète, pour les affronter. Cette alliance inquiète Charlotte et Lady Vespasia, sa tante,  qui ont des doutes sur la sincérité de celui qu’elles comparent au Diable avec lequel Il est préférable d’utiliser une très longue cuillère lorsqu’on partage sa table. (Long Spoon)

 

Un deuxième attentat, sanglant celui-là, deux tentatives de meurtres sur Pitt, un cambriolage et des traitres trahis à leur tour vont enfin nettoyer le ciel nuageux et éclaircir l’avenir incertain de notre héros.

 

C’est la fin d’un épisode sombre et dangereux de la vie de Thomas Pitt mais comme Anne Perry a écrit depuis 5 ou 6 nouvelles aventures qui le mettent en scène, on suppose que de nouvelles nuées et de nouvelles ambitions vont  assombrir ce firmament azuré.

 

Anne Perry possède un talent certain pour mettre en place une intrigue, trouver des solutions originales et surtout faire revivre la société victorienne, ses coutumes, son habillement, ses obligations, ses civilités, son machisme et son arrogance.

 

PS: Voici un roman qui doit pouvoir être reconnu comme une participation au mois anglais de Lou, Cryssilda  et Cie.

 

Long Spoon Lane d'Anne Perry, 10-18, 2005, 346 pages, Policier

*ouais ** bon *** très bon **** j'aime

 

Le bémol du Papou : Anne Perry éprouve une grande affection pour la majorité de ses personnages féminins et une aversion sans retenue pour les hommes de pouvoir ou ... le pouvoir des hommes.

 

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4 juin 2014 3 04 /06 /juin /2014 13:43

Voici quelques mots sur les affaires des tomes 2 à 7 de la série

"87ème district"

 

Tome 2 :

Le sonneur : un malfaisant frappe violemment des jeunes femmes pour voler leurs sacs à main, puis leur fait  une révérence en disant « Clifford vous remercie ».

Un ami d’enfance de Bert Kling lui demande d’aider sa belle-sœur qui semble filer un mauvais coton. Elle est retrouvée battue à mort.

Le meurtrier est-il le «sonneur» ?

 

Tome 3 :

Le fourgue : Un adolescent portoricain dealer de drogue est retrouvé mort d’une overdose et pendu, puis, sa sœur, prostituée notoire, est égorgée. S'agit-il d'une guerre de territoire pour la vente de la dope ? Le lieutenant Byrnes se retrouve directement mêlé à l’affaire quand il reçoit des menaces de chantage car les empreintes de son fils sont sur la seringue qui a servi au meurtre.

 

Tome 4 :

Faites-moi confiance : Une plongée dans le monde des petits escrocs et de leurs capacités à tondre un œuf avec de belles paroles. Une noyée, puis une autre, toutes deux empoisonnées à l’arsenic, vont amener les enquêteurs à s’intéresser aux petites annonces et aux tatoueurs.  

 

 

Tome 5 :

Victime au choix : Une boutique de vins et spiritueux, le cadavre  d’une rouquine divorcée et tuée de 4 balles, un ex-mari qui, son ancienne femme à peine refroidie, a déjà demandé aux tribunaux de récupérer sa fille.

Mais qui était Annie Boone ? Une idiote comme le dit sa mère, un génie comme le laisse entendre son ex, une ivrognesse selon certains, une personne qui ne buvait pas  selon d'autres.

Pourquoi a-t-elle demandé le divorce ? Monica sa fille est-elle la pierre angulaire de cette affaire ?

 

Tome 6 :

Crédit Illimité : Un maitre-chanteur est assassiné en pleine rue d'un coup de fusil de chasse. Retrouver ses victimes devrait permettre de retrouver  l'assassin. Seulement  les secrets sont l'essence même du chantage. Cette enquête va entrainer Cotton Hawes, le play-boy, devenu le partenaire principal de Steve Carella, à la chasse dans les Adirondacks.

 

Tome 7 :

Souffler n'est pas tuer : Un gamin apporte une lettre anonyme au commissariat mentionnant qu'un meurtre aura lieu le soir même à 8 heure. J'ai eu du mal à croire à cette histoire. Tous les inspecteurs d'un commissariat utilisés pour empêcher un hypothétique meurtre. Les problèmes de la ville sont devenus bien inexistants. De plus, j'ai su bien avant nos détectives qui pourrait être la victime. 

 

En conclusion,  un excellent pourcentage de 6 bonnes histoires sur 7. Je devrais lire la suite.  Si L'Héritière est à l'écoute...

 

Le sonneur d'Ed McBain, Omnibus, 1956, 141 pages, Policier

Le fourgue d'Ed McBain, Omnibus, 1956, 133 pages, Policier

Faites-moi confiance d'Ed McBain, Omnibus, 1956, 119 pages, Policier

Victime au choix d'Ed McBain, Omnibus, 1956, 124 pages, Policier

Crédit illimité d'Ed McBain, Omnibus, 1956, 128pages, Policier

Souffler n'est pas tuer d'Ed McBain, Omnibus, 1956, 112 pages, Policier

*ouais ** bon *** très bon **** j'aime

 

Le bémol du Papou  : Certaines traductions, surtout certains titres, m'ont défrisé la moustache.  Ainsi "The pusher" est devenu "Le fourgue". Je sais que, malheureusement, la traduction française de "pusher" est un  anglicisme : dealer. Seulement un fourgue est un receleur et non un trafiquant de drogue. Énervant, je ne vous dit pas.

 

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3 juin 2014 2 03 /06 /juin /2014 20:01

Après avoir lu le premier tome du 87ème district*, j’ai hésité entre  lire un nouveau titre de temps en temps en risquant d’oublier certains détails d’un livre à l’autre, ou bien m’immerger dans la série pour avoir une vue plus complète de son évolution initiale.

*Le billet est là.

 

J'ai plongé.

 

Initialement, je croyais que la série se passait à New York. Or dans le tome 5, il est mentionné qu'un suspect est parti s'installer dans la Grosse Pomme. Surprise du lecteur*!

*i.e. moi-même, en personne.

Donc, oyez ! Oyez ! braves gens, la série se passe à Isola, ville fictive inspirée de l'autre. Ceci expliquant cela.

 

Si on oublie les trois premiers inspecteurs tués dans "Du balai !" ce qui  les a forcément empêchés de revenir dans les suivants, Je vous ai préparé une liste de leurs collègues évoluant régulièrement au début de cette série.

 

Leur patron, tout d’abord, se nomme Peter Byrnes, le lieutenant Peter Byrnes, râblé, costaud  du type taureau et droit dans ses bottes enfin presque…Marié avec Harriet et père d’un adolescent. Nous verrons dans un épisode que l’adolescence est un passage difficile dans la vie autant pour le jeune que pour les parents.

 

Steve Carella, comme mentionné dans mon premier billet serait le héros principal*. Il vient de se marier avec Teddy, une jeune et  jolie sourde et muette et vit le parfait amour. Il est absent du numéro 2 pour cause de voyage de noces.

*D'origine italienne... comme l'auteur

 

Bert Kling, policier en tenue dans les deux premiers, a résolu le meurtre du deuxième ce qui lui a valu de passer inspecteur de 3ème classe. Dans son enquête, Il a rencontré Claire, une amie de la victime et a réussi à lui faire oublier son premier amour, tué à la guerre.

 

Meyer de son nom de famille, prénommé Meyer par un père humoriste, est le juif pratiquant de service, marié avec Sarah, trois enfants, patient, ironique, indulgent et chauve comme un œuf malgré sa jeune trentaine.

 

On rencontre peu Hal Willis sinon pour mentionner qu’il a la taille minimum pour être dans la police (170 cm), ceinture noire de judo, il ne paie pas de mine mais ses talents de judoka le rendent dangereux.

 

Cotton Hawes est le petit (?) nouveau du début, muté du 30ème district, un commissariat beaucoup plus calme que le 87ème ce qui l’amène dans « victime au choix » à risquer la vie de Steve Carella.

 

Arthur Brown, est l'inspecteur afro-américain, chargé souvent des démarches peu intéressantes. N'oublions pas que nous sommes entre 1956 et 1960 que l'affaire Rosa Parks vient d'avoir lieu en 1955 et que le fameux discours de Marthin Luther King n'aura lieu qu'en 1963.

 

J’ai mis Roger Haviland en dernier, bien qu’il fût un des inspecteurs réguliers des quatre premiers tomes, cela tient à sa fin brutale dans le cinquième. Bon samaritain à ses débuts dans la police, ce qui lui avait valu un bras cassé et de multiples blessures, il était devenu une brute qui frappait d’abord et posait des questions ensuite. C’est en redevenant exceptionnellement un bon samaritain qu’il meurt bêtement. 

 

Maintenant que vous avez une vue d’ensemble du commissariat où œuvrent nos protagonistes, vous pourrez trouver le résumé des tomes 2 à 7 dans un prochain billet. 

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30 mai 2014 5 30 /05 /mai /2014 23:17

1er titre de la série du 87ème district

ou

Le job des policiers sur du papier JOB

 

L’oncle Paul, toujours d’excellent conseil pour les polars, a mentionné cet auteur comme un précurseur des romans policiers expliquant le travail des enquêteurs, sur le terrain et dans les laboratoires.

L’Héritière, elle aussi de bon conseil, m’en a offert un et le bonheur, comme le malheur, ne venant jamais seul, j’ai reçu un ouvrage de près de 1000 pages contenant les 6 premiers titres sur des feuilles pas plus épaisses que du papier JOB*.

* papier à cigarettes

****

Ce premier volume de la série parait en 1956 sous le titre de « Cop hater » qui convient bien mieux avec l’histoire que le titre français plutôt banal.

Ed McBain écrira un total de 55 titres sur le 87è district entre 1956 et 2005, année qui verra sa disparition.

****

Mike Reardon quitte son domicile et son épouse pour commencer sa journée de policier. Il n’arrivera jamais à destination, abattu par derrière de deux balles de 45.

Steve Carella* et Hank Bush, deux inspecteurs du 87è district, sont appelés sur les lieux d’un meurtre. Ils ont la mauvaise surprise de reconnaitre leur collègue.

*Selon les informations Steve Carella serait le héros récurrent ou le fil conducteur de cette série.

Abattre un policier entraine toujours des réactions violentes de la gente policière. Reardon était un inspecteur apprécié, honnête et un mari heureux. Aucune piste sérieuse ne surgit des premieres démarches des enquêteurs.

 

Un jeune policier noir et célibataire, David Foster, est exécuté de la même manière et à son tour Bush, un grand rouquin marié à une superbe femme, subit le même sort non sans avoir réussi à blesser son agresseur.

 

Des traces de sang et une empreinte digitale ne donnent aucune piste et mon idée que le tueur pouvait être un policier à sombrer dans l’Hudson River.

Un fouille merde journaliste provoque une réaction du tueur qui s’en prend à la fiancée, sourde et muette, de Carella.

 

Ai-je aimé ? Sachez que Le numéro 2. "Le sonneur" est en cours de lecture. Cela devrait réponde à la question.

 

Du balai ! de Ed McBain, Omnibus, 1956, 156 bpages, Policier

*ouais ** bon *** très bon **** j'aime

 

Le bémol du Papou : Steve Carella parait bien naïf en se confiant à un pisseur de copie. J’espère qu’avec l’âge il prendra mentalement (et non physiquement) du plomb dans la tête.

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