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Texte Libre

Un livre vit grâce à la recommandation passionnée qu’en fait un lecteur à un autre.

Henry Miller

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Nouvautés dans ma PAL

Le dernier homme de Margaret Atwood

16 décembre 2011 5 16 /12 /décembre /2011 14:33

Ça y est ! Je l’ai lu.

Ambivalence est le premier mot qui m'est venu après cette lecture.

Je m’attendais à autre chose. À quoi ? Je ne sais pas, mais à autre chose.

 

Olafsdottir1.jpgArnljotur, jeune islandais de 22 ans quitte son vieux père et son frère jumeau, autiste, pour aller s’occuper du jardin d’un monastère.

Ce long périple, un voyage en avion suivi de près de deux mille kilomètres en voiture, est raconté dans la première partie du roman,

avec les incidents et les rencontres qui en émaillent la monotonie.


Monotonie, voilà le deuxième mot qui, pour moi, qualifie ce roman.

Ce jeune homme naïf ou gentil ou simplet se pose un tas de questions sur son corps et sa sexualité. À vint-deux ans, ou bien les Islandais sont en retard ou bien les réseaux sociaux ne les ont pas encore atteints.

D’autant qu’il est déjà père d’une petite fille, un accident peut-être mais une réalité quand même

.

Naïveté est le dernier mot. Beaucoup ont qualifié le personnage de candide, moi, depuis le début, je pensais naïf et cela s'est poursuivi tout au long de cette lecture.

 

Pour terminer la présentation, Arnljotur a commencé à s’occuper du fameux jardin quand la mère de son enfant lui demande de s’en occuper pendant qu’elle termine sa thèse de généalogie.

 

J’ai quand même apprécié l’écriture simple et tranquille, mais, j'avais tout le temps l'impression qu'il devait y avoir des clefs. S’il y en a, je ne les ai pas comprises ou pas vues ou pas reconnues.

 

J’ai bien vu de nombreuses interrelations entre la religion et le monde ; la rose et le vitrail, le jardin et le monastère, l’enfant et le messie.

Des relations aussi avec l’humanité ; l’homme et la femme, le père et la fille.

Et puis rien ! Rien d’autre qu’un monde où n’existe aucune laideur, tout est beau, gentil, accueillant, tout est idéal.

C’est comme un rêve tout éveillé, le lieu exact n’est d’ailleurs pas mentionné ; de beaux paysages, une petite ville sympathique, un moine accueillant, une logeuse agréable et serviable.

Un petit paradis loin du monde moderne.

 

Quelle était la motivation de l’écrivain ? L’émancipation, la spiritualité, la paternité, l’amour sentiment, le pouvoir de l’enfance qui guérit les maux d’un village où la jeunesse a disparu.

 

Ce fut une agréable lecture, seulement j’ai du raté quelque chose et je ne sais pas quoi !


De nombreux blogs ont émis des billets sur ce livre, beaucoup ont adoré, Sylvie, Keisha, Aifelle, Céleste, Ankya, Yv, YueYin, Cathé et Kali. Comme moi, Jule était plus circonspecte, quant à Saxaoul et Choupy, elles n’ont vraiment pas aimé.*

 

Le bémol du Papou : Et s'il n'y avait rien à comprendre !

 

*ouais ** bon *** très bon **** j'aime  

par Le Papou 


* D'autres blogs en ont parlé mais impossible de retrouver leurs textes car leur index est soit inéxistant soit incomplet.

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15 décembre 2011 4 15 /12 /décembre /2011 10:41

Citations

 

que Chiffonnette en soit remerciée


 

''Les femmes ont une très longue mémoire et sont sensibles à l'effet des choses singulières qui se sont produites dans leur famille au cours des deux cents dernières années ; après quoi elles vont jusqu'à essayer de me relier à leurs racines historiques.''

 

''Rosa Candida'' de Audur Ava Olafsdottir

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15 décembre 2011 4 15 /12 /décembre /2011 08:51

CitationsC'est de qui ?

de Chiffonnette, bien sur.

 

 

''Cela faisait belle lurette que tout jardinage lui était interdit…

Le vieux Laycock, qui venait trois fois par semaine, faisait bien évidemment de son mieux…

Miss Marple  savait très exactement ce qu’elle voulait voir faire et quand elle voulait qu’on le fasse et elle l’en informait avec forces détails et explications. A quoi le vieux Laycock réagissait immanquablement avec son génie particulier : acquiescement enthousiaste en aucun cas suivi d’effet.

Les échappatoires de Laycock étaient toujours justifiées par des explications frappées au coin du bon sens et n’allaient jamais sans évoquer les raisons raisonnables invoquées par le capitaine Georges de trois hommes dans un bateau pour éviter d’avoir à prendre la mer. Dans le cas du capitaine, le vent était toujours contraire qu’il fût de noroît ou de suroît, qu’il soufflât de l’oueat auquel nul ne saurait se fier ou bien de l’est mille fois plus traître encore. Dans celui de Laycock c’était le temps. Trop sec – trop humide – annonciateur de déluge – prometteur de gelées sournoises… Les principes de Laycock en matière de jardinage étaient simples et aucun de ses employeurs, si prévenu fût-il sur le sujet, n’avaient jamais réussi à l’y faire manquer.''


''Le Miroir se brisa''  D’Agatha Christie

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11 décembre 2011 7 11 /12 /décembre /2011 14:35

Hier, J’ai reçu un appel téléphonique de la bibliothèque de mon village: ‘’Le livre que vous aviez commandé est arrivé’’.

Quel livre ? Des fois, mes souvenirs ne sont plus très clairs, l'âge certainement.

Il m'arrive de commander plusieurs livres mais je ne les note pas.

Lequel était-ce ? Bon! Vous vous le savez, c’est le titre de ce billet, mais moi, hier, je ne le savais pas et j’étais tout énervé, mais ça, c’est à cause du rhume qui m’empêche d’avoir les idées claires.


Un tas de livres dans ma pal, trois en cours de lecture dont un sur le point d’être abandonné bientôt et là je me trouve confronté à Michael Connelly, à Harry Bosch et aux neufs dragons.

Devinez ?

J’ai un énorme problème avec mes auteurs favoris; il ne dure pas longtemps et même si parfois je suis sceptique sur le déroulement du roman, sur les impossibilités, le manque de réalité ou sur la ‘’faisabilité’’, je m’en contrefiche. Je suis fan. Je suis Hubert Bonnisseur de la Bath*, Joe Leaphorn ou Hyeronimus Bosch.

 

Connelly2.jpgUn commerçant chinois est abattu dans son magasin d’alcools. Harry est chargé de l’enquête et ses premières constatations l’amènent à croire à une affaire de racket dans la communauté chinoise.

Suite à l'arrestation d'un membre d’une ‘’triade’’ de Los Angeles, il reçoit des menaces par téléphone ainsi qu'une vidéo montrant sa fille de 15 ans, qui vit avec sa mère à Hong Kong, prisonnière.

Utilisant cette vidéo et avec l’aide des experts de la police. Harry part à Hong Kong pour essayer de la sauver.


L’action ne manque pas dans ce roman sino-américain, les rebondissements non plus et honnêtement toute cette aventure n’est pas très crédible mais comme mentionné plus haut je m’en contref… J’ai passé un super moment  avec ce flic têtu, volontaire, intelligent et amoureux de cette fille qu’il connait si peu. (Tout moi)

Je ne vous dirais rien de plus sinon il y aurait du spoilage, et je serai stigmatisé, ostracisé, accusé et condamné par la mienne... de fille, la fameuse héritière.

 

Pour ceux qui aime Michael Connelly. Quant à ceux qui ne l'aiment pas (qui en ont absolument le droit) qu'ils nomment correctement la fille, ce n'est pas Madeleine mais Madeline.

 

Les commentaires de Soukee et de Cathulu.

 

 

*ouais ** bon *** très bon **** j'aime  

par Le Papou 

 

 

* PS : OSS117, un des héros de mes lectures d'adolescence attardée.


Le bémol du Papou : déjà mentionné dans mon billet mais on s’en….

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9 décembre 2011 5 09 /12 /décembre /2011 13:21

Un de mes auteurs fétiches.

De temps en temps cela fait du bien de savoir, avant même la première page, que l’on va se retrouver dans un petit nid douillet, sans mauvaises surprises, sans violentes intempéries ; une journée ordinaire mais très ensoleillée.


DeuCamilleri2.jpgx enquêtes, un vieil homme retrouvé poignardé dans l’ascenseur de son immeuble et un tunisien mitraillé sur un bateau de pêche italien à la limite des eaux  territoriales, vont finalement s’entremêler et Montalbano, notre commissaire sicilien qui refusait de s'occuper de  l’affaire du tunisien va dev oir les résoudre toutes les deux.


Je ne connais que deux auteurs de romans policiers italiens, et encore l’un d’entre eux est une américaine qui vit à Venise depuis très longtemps, et j’aime beaucoup leurs styles respectifs.

Le dépaysemen peut-être, l’impression que je vis, pendant ma lecture, dans leurs mondes et que je déguste avec eux leurs plats régionaux car disons-le, tant Brunetti que Montalbano sont de sacrés fourchettes, bien que l’un soit gour met et l’autre plutôt gourmand.


Je n’ai pas encore trouvé chez les auteurs de polars français cet amour de leur région, cette envie d’en faire partager les plaisirs comme si toute la France était uniforme, sans cuisine régionale, sans expressions linguistiques différentes, sans saveurs et sans couleurs, ni bleue, ni blanche, ni rouge, grisâtre. Pourtant, il doit bien y avoir de sérieuses différences de langage, d’expressions et de cuisine entre un ch’ti, un savoyard ou un périgourdin.

 

Des suggestions quelqu'un ?

 

Tout ça pour dire que j'ai encore bien aimé!

 

*ouais ** bon *** très bon **** j'aime  

par Le Papou 

 


Le bémol du Papou : La manière dont Camilleri nous présente les services secrets italiens est bien trop caricaturale, mais c'est son style, alors ça passe.

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8 décembre 2011 4 08 /12 /décembre /2011 10:53

Citationsselon la grande idée de Chiffonnette

 

 

''Mais c’était un bon prétexte à mes ballades dans le bush. Car à la question que tout le monde vous pose dans le Nord : ‘’Qu’est-ce que vous faites ?’’, il est plus acceptable de répondre ‘’Je cherche des insectes’’ que ‘’J’écris des livres’’. Ce n’est pas beaucoup plus respectable, mais un petit peu plus.''


Le koala tueur… de Kenneth Cook

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7 décembre 2011 3 07 /12 /décembre /2011 14:24

J’ai beaucoup lu Agatha Christie et Arthur Conan Doyle dans ma jeunesse.

 

Je vais vous faire un aveu, à l’exception de deux ou trois romans … ''culte'' (pour moi), je n’aime pas relire un livre si j’en connais la fin, je n’aime pas revoir un film non plus et je n’ai jamais vu ‘’Titanic’’ parce que je savais déjà qu’il allait couler, même à Hollywood, les scénaristes n’ont pas osé le faire flotter jusqu’à New York. (Ai-je honte ? Non, Absolument pas et de toute façon, je préfère les ‘’happy endings’’.)

 

Il m’arrive donc régulièrement de choisir un livre de Madame Christie ou de Monsieur Doyle, et de le reposer après quelques pages, je connais le méchant.

 

Je suis tombé sur ce roman d’Agatha Christie publié sous un pseudonyme complètement inconnu de mon avatar, le gentil béotien.

Si vous ne connaissez pas le talent d’Agatha Christie, ce livre vous en donnera une excellente idée.

 

Westmacott1Le décor est minimaliste. Un bout de désert aux confins de l’Iraq près de la frontière turque, une gare de chemin de fer du côté turc, un relais pour les voyageurs du côté iraquien avec des chambres inconfortables et une restauration monotone à base d’œufs et de conserves et trois employés, un Hindou à l’anglais basique, un cuisinier (?) qui ressemble à l’Arlésienne et un petit commis arabe qui dort entre les barbelés de la frontière et le tas de boîtes de conserve vides et d’immondices où picorent des poules éthiques (d’où les œufs).

 

Dans ce décor, Joan Scudamore, une voyageuse dans la cinquantaine se retrouve coincée par les intempéries lors de son voyage entre Bagdad et Londres. Cette attente, qui devait durer 1 ou 2 jours, se prolonge. Plus de lecture, plus de papier à lettres, ne sachant plus quoi faire, elle commence à réfléchir à sa vie.

Cette femme sans imagination que l’on sent sure d’elle dans ses choix de vie, ses devoirs d’épouse, de mère et de patronne, va tout doucement se poser des questions et son imagination va l’entrainer sur une éventuelle remise en cause de ses principes de vie.

 

A-t-elle été aimée ? Est-elle aimée ?

 

Dichotomie entre la raison et la passion, entre le devoir et l’amour, c’est là où nous entraine ce roman mais je vous laisse le soin d’en découvrir la fin.

 

 Cette lecture fut une excellente surprise, il n’est pas facile de tenir en haleine un lecteur quand il ne se passe absolument rien et cette fin surprenante démontre qu’Agatha avait une profonde connaissance de la psychologie de son époque, qu’elle soit féminine, masculine ou du couple.

 

Après avoir refermé le livre, je me suis demandé si Agatha Christie avait voulu s’exorciser d’un partie de son passé et qui avait été ‘’sa’’ ou ''son'' Joan Scudamore.

 

 

*ouais ** bon *** très bon **** j'aime  

par Le Papou 

 

 

 PS : Je cherche depuis quelques temps les aventures de Tommy et Tuppence, dont je n’ai aucun souvenir.

 

Le bémol du Papou : Le titre est bien faible.

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4 décembre 2011 7 04 /12 /décembre /2011 15:08

Dans cette deuxième moitié du 19ème siècle, Charles Esparnac, ancien capitaBaudoin1ine des forces expéditionnaires françaises en Chine arrive à Shanghai après  plusieurs années passées à trafiquer sur les fleuves de ce pays.

 Il se lance dans les affaires de transport, aidé par un ‘’comprador’’ chinois, Joseph Liu.

 

Olympe de Crozes et sa sœur Elise vivent chichement dans leur château moyenâgeux des Cevennes, partiellement en ruines, lorsque la mère d’Esparnac vient demander pour son fils, la main d’Olympe, l’ainée.

 

Comme cette dernière est attirée par des vœux monastiques, sa sœur, plus aventurière, la convainc d’intervertir leur rôle et c’est Élise sous le nom d’Olympe qui arrive à Shanghai et épouse Esparnac.

 

Voilà la mise en place de ce roman d’aventures sinisées qui comprend tout ce qu’on s’attend à y trouver : l’Amour (la majuscule est intentionnelle), la haine, l’empathie, la vie, la mort, la fortune, la ruine, un typhon hors du commun et un tycoon sans scrupule.

 

Pas de quoi se péter les neurones mais un roman facile, un peu Harlequin, un peu Jules Verne, avec une pointe de mélo et une fin abracadabrantesque* qui s’accepte quand même.

 

Il ne m’en restera pas un grand souvenir mais je vais vous surprendre, j’ai bien envie de lire du même auteur ‘’Le mandarin blanc’’ et ‘’L’homme de jade’’ pour les jours ou les soirées où rien ne me tente sinon quelques chinoiseries.

 

*J’ai pu enfin utiliser cette adjectif, appris il y a peu et pas facile à placer.

 

 

Le bémol du Papou : Pourquoi le méchant est-il, souvent, un juif d'Asie et l'héroïne, toujours, un sosie d'Aphrodite.

 

 

*ouais ** bon *** très bon **** j'aime  

par Le Papou 

 

 

PS: Enfin un billet court ... ou presque.

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2 décembre 2011 5 02 /12 /décembre /2011 20:46

Zweig1.jpgQui était Maria Antonia Anna Josepha Joanna de Habsbourg-Lorraine, princesse d’Autriche, devenue princesse puis reine de France en épousant le futur Louis XVI.

 Je laisse le soin à l’auteur de parler de son ‘’héroïne’’ en utilisant de courtes bribes de son texte :

   

‘’Marie-Antoinette n’était ni la grande sainte du royalisme ni la grande ‘’grue’’ de la Révolution, mais un être moyen, une femme en somme ordinaire, pas trop intelligente, pas trop niaise, un être ni de feu ni de glace, sans inclination pour le bien, sans le moindre amour du mal…

 

..Une gamine délicate, gracieuse, svelte et indéniablement jolie, …Elle ne songe guère aux études, aux livres et à l’instruction… son instruction générale laisse entièrement à désirer.

Coquette, d’un tempérament débordant…elle suit docilement, avec une curiosité négligente,  toute mode nouvelle, et si elle s’enthousiasme,… son ardeur n’est que passagère… il manque à Marie-Antoinette…, les conditions indispensables du vrai discernement : la gravité, la ferveur, la volonté et la réflexion….Être reine pour Marie-Antoinette, … c’est être la femme la plus admirée, la plus coquette, la mieux parée, la plus adulée et avant tout la plus gaie de la cour : c’est être l’arbitre des élégances.’’'


Frivolité, cœur léger, futilités, flatteries, galanterie sont des termes qui reviennent régulièrement sous la plume de l’auteur.

 

Je suis rentré sans plaisir dans la vie de cette reine. La révolution de 1789 reste encore le modèle dans le monde de la première prise de conscience du peuple envers des dirigeants autocrates.

Issu d’une éducation républicaine et laïque, fière d’avoir tranchée la tête du roi, qui s’est étendue  sur les causes, passant presque sous silence les exactions de cette révolution, il me restait des souvenirs scolaires de ‘’La chienne autrichienne’’ et de la haine de la population pour cette tête de linotte, dépensière, espionne et incestueuse, qui faisait porter les cornes à son chasseur de mari.

 

Mais qui était-elle vraiment ?

Stefan Zweig en fait un portrait sans complaisance mais différent de celui qu’en avaient fait les révolutionnaires. Celui d’une petite fille encore pubère, mariée pour des raisons politiques à un prince faible, sans élégance, sans intelligence et silencieux, incapable même pendant sept ans d’en faire physiquement son épouse.

 

Dépensière par inconséquence, mais, car il y a un gros ‘’mais’’, un énorme ‘’mais’’, ni espionne, ni incestueuse, ni même adultère durant les vingt premières années de son mariage.  

 

Après la lecture de cet œuvre dont on devine que son auteur a étudié très longuement toute la correspondance accessible entre les divers protagonistes, j’ai modifié légèrement mon appréciation sur cette femme. Certes sa culture était médiocre, sa persévérance inexistante, sa frivolité extrême et ses dépenses complètement extravagantes, mais son éducation princière, son manque d’éducation générale et l’idée qu’elle n’était qu’un jouet politique sur l’échelle européenne peut expliquer en partie ses agissements.

 

Zweig, autrichien de naissance, lui trouve beaucoup d’excuses et une grandeur d’âme pendant sa captivité et jusqu’à sa mort. (Oh! J’ai encore spoilé.)

Elle aurait fait preuve de courage pendant son procès et son exécution. Je pense personnellement qu’imbue de la supériorité de ses origines, elle refusait de s’abaisser à traiter avec la populace.

 

*ouais ** bon *** très bon **** j'aime  

par Le Papou 

 

PS : Il est gênant de s’apercevoir que parmi les plus virulents révolutionnaires on trouvait des voleurs, des escrocs, des maître-chanteurs etc.

 

PPS : J'ai envie de m’intéresser de plus près à la Révolution de 1789 et à ses divers protagonistes.

J’avoue que si l’Histoire a été une de mes matières préférées, cette période troublée, complexe et sanglante m’avait jusque-là un peu rebutée. À suivre…

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1 décembre 2011 4 01 /12 /décembre /2011 15:32

Je cède le clavier au Béotien, mon alter ego pour qui le mot culture a un rapport direct avec la campagne agricole.

 

Pourquoi me suis-je lancé dans la vie de Marie-Antoinette par Stefan Zweig ?

Elle n’a jamais fait partie des personnages historiques que j’ai aimés ou qui m’ont intéressé.


Seulement voilà, dans notre monde des blogs, Stefan Zweig paraissait incontournable et je n’en avais jamais rien lu. Il y a peu, il ne se passait pas une semaine sans qu’une blogueuse n'écrive un billet enthousiaste sur une de ses œuvres.


Seulement, un certain nombre d’auteurs, parmi les plus connus, offre un style d’écriture qui me fatigue et m’endort, ce qui est séduisant en cas d’insomnie. En était-il ou non ?

Dans sa bibliographie, je choisis une de ses œuvres sur un personnage historique en me disant qu’au moins j’en tirerai quelques savoirs.

 

Je ne sais pas ce que pensent les historiens purs et durs de cet ouvrage mais, si nos manuels scolaires sur l’Histoire étaient aussi bien écrits, cette matière, fort décriée au demeurant, n'en serait pas plus aimée, mais le vocabulaire des élèves s’amélioreraient nettement.

 

Parfois j’ai du faire des recherches pour comprendre les images ou les termes de Zweig, en voici quelques exemples :


Une goutte de poison digne de l’Arétin* : Le Béotien que je suis, connaissait quand même le nom et les œuvres érotiques de cet écrivain (?) mais pas qu’il était un empoisonneur. Erreur de compréhension! Cette expression désigne des écrits satiriques dont cet auteur, qui n’était pas boulanger mais un peu maître-chanteur, faisait son pain quotidien.

 

Utiliser des termes comme ‘’pandour’’  pour qualifier un homme aux manières rudes et brutales ou ‘’marchand d’orvietan’’ pour charlatan, ou écrire que le comte de Provence, frère du Roi, eut un rôle méphistophélique, ne pourraient qu’over-améliorer notre langue, genre !

 

J’ajouterai que dans quelques cas je suis resté perplexe, ainsi écrit-il :

’et dans l’art… des Phéaciens de prendre la vie à la légère’’

Les Phéaciens, mentionnés dans l’Odyssée, selon Wikimachin, étaient un peuple de passeurs réputés et peu sociable. (?)

Bon, d’accord il m’arrive d’être peu sociable ou de prendre la vie à la légère mais jamais en même temps.

 

En conclusion, je ne sais pas si je vais apprécier les romans de Stefan Zweig, dont l'écriture confine parfois à la préciosité, ce qui n’est pas rédhibitoire mais pourrait le devenir si ses histoires, ses personnages et leurs dialogues l’étaient aussi.

 

Je vais donc essayer et je fais appel à des âmes complaisantes pour me donner quelques conseils et surtout quelques titres.

D'avance, merci.

 

Le Béotien

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