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Un livre vit grâce à la recommandation passionnée qu’en fait un lecteur à un autre.

Henry Miller

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Nouvautés dans ma PAL

Le dernier homme de Margaret Atwood

27 mars 2014 4 27 /03 /mars /2014 08:42

Les bruits de la maison sont comme suspendus. Après une ultime vérification; billets, passeports, médications... et les indispensables ; téléphone, liseuse, ordinateur... après la sempiternelle question : "as-tu pensé à.. ?",  l'énervement, prélude à tous voyages, a fait place à un calme factice.

 

Comme d'habitude, on est largement en avance. Notre phaéton se présente toujours à l'heure. L'aéroplane doit décoller dans cinq heures et il ne faut qu'une grosse* demi-heure, embouteillages inclus, pour se rendre à l'aéroport.

*soit un peu plus de 30 minutes.

Tout est sous contrôle ou presque.

 

Comment vais-je passer ces six longs quarts d'heure* avant de fermer la maison pour plusieurs semaines ?

*Soit beaucoup plus que deux heures.

 

- "Chérie, je vais faire un tour sur l'ordi pour  voir si nous avons reçu de nouveaux messages."

 

Il faut dire qu'entre la fermeture d'une bécane au point A et la réouverture de l'autre au point B, il peut se passer plusieurs jours, jusqu'à 4 ou 5, voire plus, surtout si je n'arrive pas à me souvenir du processus initial (évidemment très différent d'un pays à un autre) ou si je ne retrouve plus mon petit carnet sauveur de mémoires.

 

D'abord, un petit tour vite fait  sur facebook où les "amis" n'ont rien à me dire de personnel sinon  me demander de l'aide pour "Candy crush" ou "Farm heroes", un autre sur overblog aussi silencieux qu'un petit matin gelé de ce mois de mars, je clique ensuite sur mes courriels* tout en sachant que je les ai pris dix minutes plus tôt et que sauf incident ma boite doit être vide.

 *in french : emails

 

Surprise ! ! ! J'ai reçu deux nouveaux messages de la compagnie aérienne qui doit m'aéroplaner jusqu'à ma destination outre-Atlantique.

 

"Le vol d'aujourd'hui à 17h15 est annulé. Vos réservations fermes sont reportées sur le vol de demain à 21h15, blablabla..."

 

- Chérie, on a un drôle de message, pas drôle... On ne part plus. Notre vol est reporté à demain.

Surtout ne pas personnaliser ce genre de message. "On" permet d'inclure la personne qui risque de réagir.

- Quoi ??? Que va-t-on faire ?

Après avoir averti notre chauffeur, envoyé des messages à tous ceux qui attendaient notre arrivée et fait quelques courses pour ne pas mourir de faim,

je me suis quand même posé une question :

Si je n'avais pas ouvert mes messages est-ce que notre voyage aurait été annulé ?

Oui, je sais, c'est idiot, mais en y réfléchissant, le vol a peut-être été annulé parce que j'ai regardé le message.

 

Quand je vous dis que si l'évolution électronique modifie nos vies, elle changera bientôt nos façons de penser.

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23 mars 2014 7 23 /03 /mars /2014 12:31

C'est un bon thriller compliqué avec une idée initiale qui m'a gêné.

 

Pourquoi Dan Diamond, un peintre reconnu, éprouve-t-il les scrupules qui empoisonnent sa    vie ?

Cette question revenait à chaque complication de l'intrigue* comme le zézaiement d'un moustique qui m'empêchait de me concentrer.

*Croyez-moi, ça se complique.

 

Finalement à la dernière page, l'un des personnages profère le même septicisme sur les tourments initiaux du peintre, ce qui m'a rassuré sur mon état mental et mon degré d'amoralité.

 

Deux intrigues sans aucuns liens initiaux sinon que l'une prend sa source pendant l'invasion nazie en France et que l'autre implique un professeur d'histoire spécialiste et collectionneur de cette époque.

 

Chrystine aborde des sujets difficiles.

La pédophilie peut-elle engendrer la psycopathie ?

L'orgueil peut-il faire basculer une personne sans prédisposition dans le crime de sang ?

Rien que du lourd !

Malheureusement la motivation première est bien légère.

 

Je dois aussi vous  parler des deux adolescentes de ce roman, parce qu'elles aussi ont fait tintinnabuler mes neurones sensoriels.

Je veux bien admettre que cette période de la vie n'est pas facile, surtout pour ceux qui subissent leurs états d'âme, mais pas au point de créer deux personnages qui présentent la quintessence de la bêtise, de la méchanceté et de l'amertume adolescente.

 

Je me rend compte que  je ne vous ai pas dit grand chose des tristes évènements qui ponctuent ce long roman.

Si vous faites abstraction de la gêne*, vous aurez avec Chrystine Brouillet ce qui se fait de mieux dans le polar québécois.

*que vous n'aurez peut-être pas.

 

Zone grise  de Chrystine Brouillet, Boréal, 2007, 415 pages, Policier

*ouais ** bon *** très bon **** j'aime

 

Le bémol du Papou : Je suis un fan de Maud Graham, son héroïne récurrente. Je le suis un peu moins de Frédéric Fontaine*. Tous deux ont pourtant des fêlures identiques.

*Question d'atomes, je suppose.

 

 

 

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18 mars 2014 2 18 /03 /mars /2014 01:39

Ce blog sera silencieux,

le temps d'arriver en Périgord et

de rebrancher

l'ordinateur français.*

*Ce qui n'est pas gagné d'avance.

 

À bientôt !

 

Passer une bonne semaine.

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14 mars 2014 5 14 /03 /mars /2014 15:37

Je ne me souviens plus comment ce livre de Bernard Clavel s’est retrouvé dans ma PAL mais je sais très bien pourquoi j’ai décidé de le commencer.

Je venais de finir "L’orangeraie" de Larry Tremblay. Il me semble vous avoir déjà répété qu’après un roman qui me vide j’ai besoin d’une lecture qui me repose.

 

Il se trouve que j'aime les chiens. Nos longs voyages demeure la seule raison de l’absence d’un compagnon à quatre pattes.

En fait, j’aime tous les animaux avec une petite préférence pour les hiboux, les chouettes et les chiens*.

*Et les blaireaux**

** Pourquoi pas les blaireaux ?

 

Donc, j’aime les chiens mais...

Je n’aime pas trop les nouvelles.

 

Si vous pensez alors que je me suis trouvé coincé entre deux sentiments opposés comme l’amour et le rejet. Et bien non *!

*Autrement dit : que nenni !

 

Je trouve les nouvelles trop brèves pour mettre en place des personnages et une situation complexe. Je n'ai pas le temps de m'immiscer dans une histoire qu'elle est déjà finie.

Je suis souvent, pour ne pas dire presque toujours, frustré.

Mais les nouvelles peuvent être un excellent médium pour conter des historiettes sur des animaux.

 

Bernard Clavel à rassembler six histoires qui regroupent tout l’anthropomorphisme que l’on attribue à nos amis canins et que j’ai toujours prêté aux miens.

Je parlais à mon vieux Flash qui me répondait et plus tard j'ai câliné ma belle Michka qui me rendait la pareille. Chiot, pas plus grosse qu'une pelote de laine, elle montait sur mes genoux. Devenue adulte, imaginez cet imposant mélange de bouvier des Flandres et de Labrador noir, capable, debout, de mettre ses pattes  sur mes épaules et qui, le soir, les posaient sur mes genoux, appuyait sa tête sur mon épaule et poussait un profond soupir.

 

Les chiens sont gentils de nature et ne deviennent méchants que parce que les hommes le sont.

Ils éprouvent toujours un énorme amour pour leur maitre même si ces derniers ne le méritent pas, pouvant même sauver de la mort ceux qui les martyrisent.

 

Une petite lecture tranquille, parfois heureuse, « Kouglof, chien de guerre », parfois morale « La chienne tempête » ou « Le chien de combat », souvent triste «  Akita », « Vieux Dick » ou « Pauvre Léon » qui m’a donné très envie d’être adopté* par un nouveau pataud.

*Je ne me suis pas trompé de verbe

 

Histoires de chiens de Bernard, Clavel, France Loisirs, 2001, 293 pages, Nouvelles

*ouais ** bon *** très bon **** j'aime

 

Le bémol du Papou  : Un peu trop de pathos mais, des fois, ça fait du bien.

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12 mars 2014 3 12 /03 /mars /2014 03:42

*En lecture comme en amour, un coup de coeur peut fait très mal*

Je vais très peu parler de cette histoire pour éviter de me faire accuser de « spoilage».

Au départ le lecteur ne sait pas où il est et, ne saura que très tard où il s'en va.

On pressent un pays musulman en guerre, au Moyen-Orient ou en Asie. Chacun se fait sa petite idée. J’ai la mienne*.

*Elle ne vaut que pour moi.

 

On ne sait pas vraiment, non plus, où ce récit se termine, certainement en Amérique du Nord. Mon choix s’est porté sur le Québec à cause de l’auteur, mais vous pouvez envisager n’importe quel endroit où la neige immaculé amplifie vos tourments.*

*On doit apprécier l’endroit où l'on vit même si on ne l’aime pas.

 

Ce court roman aborde le  terrorisme, le fanatisme, le recrutement des enfants, la coercition des populations civiles, les mensonges, la violence brute, la haine qui perdure quand ses raisons s’estompent.

Il évoque  l’injustice, la  maladie, les victimes "colatérales".

Il nous parle aussi d'amour, entre deux petits garçons jumeaux, entre une mère et ses fils.

Il nous fait ressentir la satisfaction du travail manuel et l'émerveillement de la splendeur des orangers.

 

Et si sa beauté nous transporte :

« Le parfum des fleurs est leur sang, lui avait dit Shanaan, les fleurs sont courageuses et généreuses. »

« Au cours de l’action, des chemins de lumière se dessinaient dans le sable déplacé par les mouvements du groupe. Le plancher se métamorphosait alors en toile lumineuse, jetant au public son mystère cruel ou ses signes d’espoir.

 

Sa violence nous déchire :

« Tu as coupé les mains de mon père avec ton grand coureau dentelé. Puis tu lui a tranché la gorge. Ton geste était précis. Magnifique.

 

La dernière page tournée, j'étais glacé. J’ai reposé ce petit livre, qui m'avait paru sans prétention, avec l'impression que mon coeur s'était arrêté quelques secondes. Et puis, j’ai eu une longue inspiration.

 

J’ai regardé par la fenêtre le blizzard qui bouleversait ce pays où je vis et je l’ai aimé de nouveau.

 

Un roman qui fait réfléchir et bouscule nos préjugés.

Lisez-le ! Heureusement, il ne fait que 160 pages !

Lisez-le ! Malheureusement, il ne fait que 160 pages !!

 

Karine en parle mieux que moi et le dévoile un peu.

 

PS : on y parle aussi de théâtre.

 

L'orangeraie de Larry Tremblay, Alto, 2014, 160 pages, Roman.

*ouais ** bon *** très bon **** j'aime

 

Le bémol du Papou  : Ce mot "bémol" est bien trop faible pour qualifier le fanatisme.

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9 mars 2014 7 09 /03 /mars /2014 14:47

*Résolution Christienne no 27*

 

Où, comment Lady Agatha nous démontre que impossible n'est ni anglais ni égyptien !

 

Plusieurs personnes entreprennent une croisière sur le Nil.

Autour de la belle et riche héritière Linet Ridgeway et de Simon Doyle son  mari, se retrouvent, son conseiller financier américain Andrew Pennington, son avocat anglais, incognito, Jim Fanthorp  et surtout l'ex-condisciple de Linet, ex-fiancée de Simon, et toujours  jalouse et rancunière, Jacqueline de Bellefort.

Sont aussi du voyage, Tim Allerton, cousin de la meilleure amie de Linet, et sa mère, Mrs Otterbourne, une écrivaine en mal d'écriture  et sa fille Rosalie, Mrs Marie Van Schuyler, une riche américaine âgée et acariâtre accompagnée de sa nièce, Cornelia et de son infirmière, Mrs Bowers.

Un médecin, le docteur Bessner , Richetti, un drôle d’archéologue italien, Ferguson que personne ne semble connaitre et enfin Louise Bourget, la femme de chambre de Linet complètent la liste des passagers.

Oh my god !*J’oubliais le personnage principal. Ce cher, belge et détective à la moustache cirée, Hercule Poirot qui, cette fois, pour résoudre l'énigme sera non seulement aidé par ses petites cellules grises mais aussi par le colonel Race**.

*Comme dirait notre adorable Karine du Saguenay.

**Autre héros récurrent d'Agatha.

 

Lors d'une violente crise de jalousie, Jacqueline blesse Simon avec son revolver.

On envoie chercher le docteur pour soigner le blessé et l’infirmière pour s’occuper de Jacqueline. Le lendemain matin on retrouve Linet, dans sa cabine, tuée d’une balle dans la tête. Son collier de perles d'une très grande valeur a disparu.

 

Poirot et Race doivent d'abord déterminer le mobile du meurtre entre : la jalousie, le vol, l'héritage, la peur et la vengeance. Plusieurs passagers sont suspectés de l'une ou de l'autre voire de plusieurs de ces motivations.

 

Jacqueline pour la jalousie, Simon pour l'héritage, Richetti et Pennington pour la peur sans oublier le voleur inconnu ou l'un des autres passagers dont la famille aurait été ruinée par le père de Linet.

 

Simon qui a passé la nuit dans la cabine du docteur avec ce dernier et Jacqueline, sous somnifères et gardée par l'infirmière paraissent  hors de cause. Puis Louise, la femme de chambre, est retrouvée poignardée et enfin Mrs Otterbourne se fait tuer avec le revolver de Pennington au moment où elle s'apprétait à dévoiler une information capitale aux deux enquêteurs.

 

Comme j'ai lu et relu ce roman, et en dépit de ma mémoire fluctuante, je vous mentirai en vous disant que je fus surpris par la solution.

Ce qui est le plus important, chez notre chère Lady, n'est pas la fin, c'est le mécanisme machiavélique de ses inrigues.

 

Mort sur le Nil  d'Agatha Christie, Éditions des Champs-Élysées, 1937, 164 pages, Policier.

*ouais ** bon *** très bon **** j'aime

 

Le bémol du Papou : Je me répète, aucun bémol dans les partitions de Mrs Christie.

 

 

 

 

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8 mars 2014 6 08 /03 /mars /2014 17:10

J'ai hésité à mettre ce C.D.G.* de mon ami z'Hubert Le z'Hibou.

Six mois sans critique, reconnaissons qu'il se  calme depuis qu'il fréquente les z'humains.

*Coup De Gueule.

Réflexions et relecture faites... le C.D.G. viendrait plutôt du Papou.

*****

-Que lis-tu ? z’Hubert me regarde avec ses deux grands yeux prédateurs  et, en cet instant, quémandeurs.

-Le dernier Goncourt.

-C’est quoi ?

-« Au-revoir là-haut » de Pierre Lemaitre*.

-Ça parle de quoi ?

-De la fin et des suites de la première guerre mondiale.

-Pourquoi tu lis ça ? Tu n’aimes pas les prix littéraires.

 

-Tu n’as pas tort, mon ami aviaire, mais cette année on fête le centenaire du début de cette guerre et les éditeurs ont senti comme une odeur d’argent facile. On se croirait dans les années 50 quand les livres de guerre pullulaient..

 

-Dis-moi, mon humain préféré : Quand quelqu’un fête la victoire, on oublie que c’est aussi la défaite d’un autre, cet ennemi d’hier devenu l'ami d’aujourd’hui.

 

- Oui, mais cette année, on ne commémore pas la victoire. On fête le début du massacre.

Cent ans ! Il faut commémorer, fêter, chanter, danser et ... encaisser.

On commence à célébrer les 9 millions de morts et vingt millions de blessés des quatre prochaines années.

On ne parlera pas d'eux, ils ont tous disparus. On ne parlera pas d'une génération entière gazée, explosée, écrabouillée, enterrée, décapitése poignardée ou, pour les plus chanceux, abattue d’une balle en pleine tête. On ne parlera pas, non plus, de ceux qui furent fusillés.

Les rescapés du massacre, les gueules cassées, avaient survécus par chance et tué par obligation, par devoir et surtout par peur.

D'ailleurs, ils en parlaient peu, comme s’ils avaient honte d’être encore vivants.

Le jour du souvenir, ils ne souhaitaient pas se souvenir. Tu noteras le singulier. Ce n’étaient pas un souvenir qu’ils voulaient oublier, c’était tout un pan de leur vie.

Si certains  supportaient leurs corps meurtris, tous souffraient dans leurs âmes en pensant à leurs camarades tombés « au champ d’honneur », « au champs d’horreur »,dans l’inutilité, dans l’anonymat, dans l’oubli.

 

-Mais pourquoi faitent-vous la guerre, les z'humains ?

 

-Pour pas grand chose !  Pour un petit bout de champs, pour une goutte de pétrole, ou pour un Dieu qui, s’il existait, ne permettrait certainement pas qu’on massacre en son nom.

Quand j’étais jeune, enfin... plus jeune, on vivait dans la peur d’un conflit atomique. La peur faisait partie de notre vie quotidienne. On l'ignorait mais elle mangeait à notre table, couchait dans notre lit, dansait à nos bals et jouait à nos jeux.

Depuis quelques jours, certains dirigeants « va-t-en guerre » et gonflés d'orgueil ont envie de recommencer.

 

-Ils feraient mieux d'imaginer comment sauver la planète d’une destruction économique. » Ajouta z’Hubert dont les aigrettes s’étaient hérissées de colère.  « Quand je pense que c’est moi qu’on traite de prédateur ! »

 

Comme à chacune de ses déceptions, il me tourna le dos.

Pensif et ne trouvant rien à répondre, je me replongeai dans mon bouquin.

*Mon billet est

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7 mars 2014 5 07 /03 /mars /2014 18:04

Devinez dans quel roman d'Agatha Christie :

 

Ça Commence Comme Ça !

"-Linet Ridgeway !

-C'est elle ! Annonça Mr Burnaby, propriétaire de l'hôtel des Trois Couronnes.

Il poussa du coude son compagnon. Les deux hommes, bouche bée, ouvrirent de grands yeux ronds, à l'expression bucolique.

Une énorme Rolls-Royce écarlate venait de s'arrêter devant le bureau de poste de la petite ville.

une jeune fille en descendit prestement."

 

 

 

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6 mars 2014 4 06 /03 /mars /2014 22:32

Je sens que je vais en faire sursauter quelques uns mais ce prix Goncourt 2013 m’a déçu, déception d’autant plus forte que l’attente était considérable.

 

La première guerre mondiale, surnommée grotesquement « la grande guerre *» est sur le point de se terminer. Certains officiers désirant encore un lambeau de gloire continue à envoyer au massacre quelques survivants. Le lieutenant d’Aulnay- Pradelle  n’hésite pas à tuer deux de ses hommes, partis en reconnaissance, pour provoquer la colère de sa troupe et les envoyer à l’assaut de la colline 133. L’un d’entre eux Albert Maillard a compris le stratagème en voyant les deux cadavres. L’officier s’en rend compte et le pousse dans un cratère d’obus** où il se retrouve enterré vivant et sauvé par un autre poilu, Edouard Péricourt qui, juste après, se fait arracher la mâchoire inférieure et la langue.

*Pourquoi pas la magnifique ?

**Surprenant ! il devait le tuer.

 

Edouard ne voulant pas revoir sa famille, Albert lui trouve une autre identité et décide de s’en occuper même après l’armistice et son refus de toute chirurgie facial.

Cette partie-là, malgré l’horreur qui s’en dégage ne m’a posé aucun problème.*

*À part l’histoire du cratère.

 

Je résume la suite :

L’État, qui a envoyé des millions d’hommes à la mort sans remords est réticent à s’en occuper, la paix revenue.

Les officiers sont tous infects, incapables ou imbéciles.

Les fonctionnaires sont négligents, pointilleux et imbus de leur petit pouvoir.

Les hommes d’affaires sont implacables, tricheurs, magouilleurs et sans moralité.

Et, si certaines personnes sont gentilles c'est parce qu'elles frisent la bêtise.

Seule, une petite fille* échappe à la noirceur générale et trouve le moyen d’entrer en contact avec Edouard-Eugène  en lui fabricant des masques qui cachent l’énorme trou sous sa mâchoire supérieure.

*L'innocence de l'enfant, je suppose.

 

La quintessence de toute cette monstruosité se retrouve chez l’ex-lieutenant Arnaud-Pradelle, beau comme un dieu er pourri jusqu’à la moelle, qui ayant épousé Madeleine, la sœur d’Édouard, et fille d’un riche banquier politiquement influent, la trompe sans vergogne. Il obtient les contrats pour enterrer les soldats morts dans des cimetières dédiés, escroque tout le monde, l’État, ses collaborateurs, ses sous-traitants et ses employés.

Son seul but est de reconstruire  la propriété familiale et redonner à son nom le lustre d’antan.

 

Ce roman aurait pu être comique à la façon de Courteline,  il fut, presque jusqu'au dernier chapitre, pathétique.

 

Je trouve rarement mon bonheur dans les prix littéraires souvent causée par mon érudition littéraire médiocre.

Cette fois-ci, je me suis senti mal à l’aise pour une toute autre raison.

 

La bonté y est inexistante et il n'offre aucun espoir !

 

Sandrine l'a aimé, avant même que le Goncourt lui soit attribué, Sylvie CathePapillon, Cuné et plein d'autres aussi.

 

Au revoir là-haut de Pierre Lemaitre, Albin Michel, 2013, 576 pages, Roman.

*ouais ** bon *** très bon **** j'aime

 

Le bémol du Papou : Je n'aurai pas voté pour lui mais, je vous l'ai dit mon intelligence est aussi médiocre que mon érudition.

 

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2 mars 2014 7 02 /03 /mars /2014 15:18

Je me répète mais après une lecture difficile, je sens le besoin de reposer mes synapses.

Après « Légendes d’automne » je suis donc aller faire ma cour à Maîtresse Swinbrooke, l'apothicaire et médecin de Cantorbory,  en prenant bien soin de ne pas fâcher Colum Murtagh, le commissaire du Roi*.

*Héros récurrents de C.L.Grace

 

En 1471, la bataille de Barnet sonne la fin de la guerre des deux roses, la défaite définitive de la maison de Lancastre et la confirmation d’Edouard IV sur le trône d’Angleterre.

 

Avant de mourir sur le champs de bataille, Richard Neville, comte de Warwick, confit à son écuyer, Brandon, un bijou, l’Œil de Dieu pour le mettre en lieu sûr.

 

Dans sa jeunesse Colum Murtagh a été gracié par la maison d’York. Sa gratitude et sa loyauté lui valent la haine des « chiens d’Ulster » qui ont décidé de l’assassiner.

Il est convoqué par le roi  avec Maîtresse* Swinbrooke et se trouve chargé de retrouver le fameux bijou.

*Qui n'est pas la sienne même si ...

 

De retour à Cantorbory, ils apprennent que le dénommé Brandon, arrêté et emprisonné, est mort de la fièvre des geôles pendant que Sparrow, un voleur, s'évadait après avoir tué un garde.

 

Webster le gouverneur de la place tombe de la tour principale.

Suicide ? Non! Affirme Maîtresse Swinbrooke, c'est un meurtre comme pour Brandon et le voleur retrouvé sans sa tête*.

*Pour celui-là, il n'y avait aucun doute.

 

Qui est l'assassin ? Où se trouve le bijou ? Colum échappera-t-il au tueur venu d'Irlande ? Pourquoi ce bijou est-il si important pour le roi et ses frères ? Que sont devenus les chevaliers qui accompagnaient Brandon ? Qui est « Le Vertueux », un  « pardonneur » qui vend des reliques et des indulgences ?

 

Une affaire bien complexe où une cordelière donnera à notre héroïne les prémisses d’une solution.

 

L'Oeil de Dieu  de C.L.Grace, 10-18, 1999, 288 pages, Policier 

*ouais ** bon *** très bon **** j'aime

 

Le bémol du Papou : On devine ou plutôt on se doute très rapidement qui est "Le Vertueux".

 

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