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Un livre vit grâce à la recommandation passionnée qu’en fait un lecteur à un autre.

Henry Miller

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Le dernier homme de Margaret Atwood

22 août 2013 4 22 /08 /août /2013 15:45

-Entraide chez les viocs-

C’est assez rare pour que je le mentionne. J’ai passé tout le temps de cette lecture le sourire aux lèvres.

 

Ferdinand se retrouve seul dans sa grande ferme depuis le départ de son fils, Roland, de sa bru Mireille et de ses 2 petits-fils, ses « Lulus », Ludovic dit Ludo 8 ans et Lucien dit P’tit Lu, six.

 

En revenant du village, il freine brusquement pour éviter le  chien de sa voisine planté au milieu de la route. En le ramenant, il trouve Marceline  évanouie, intoxiquée par le gaz et remarque que la maison a besoin de réparations importantes.

 

Marceline est une pauvre maraîchère d'origine polonaise dont on apprendra plus tard le drame qui  causa sa venue en France. 

 

Ferdinand lui propose d’emménager provisoirement dans sa ferme, le temps des travaux. Finalement Marceline accepte et amène son chien, qui est une chienne et se nomme Berthe, Mo-Je son vieux chat roux et Cornelius, l’âne qui comprend quand on lui parle.

 

C’est le début d’une série de rencontres et d’emménagements.

 

D’abord se sera Guy, l’oncle de Mireille qui vient de perdre Gaby sa femme et dépérit à vue d’œil dans sa maison vide. Ferdinand le convainc de s'installer à la ferme.

 

Puis les sœurs Lumière 90 et 85 ans, qui ne sont pas sœurs mais belles-sœurs, vivent ensemble depuis plus de soixante ans et se sentent menacées par leur neveu qui  voudrait récupérer leur maison avant leurs décès.

 

Viendront ensuite Mireille, une jeune étudiante infirmière sans le sou,  qui accepte de soigner Hortense la plus âgée des sœurs, puis Kim, un étudiant en agriculture pour aider Marceline dans ses travaux de jardinage car les besoins s'amplifient avec l'augmentation de la population.

 

Et puis Paulette…

 

Une belle histoire d'entraides, de solidarité et d'amour. L'écriture de Barbara Constantine est simple, souvent jolie, parfois populaire et exhale la tendresse, la gentillesse et l'amour du prochain non sans ignorer les vicissitudes et les malheurs de la vie.

J'avais donné 4 * à "Tom, petit Tom, tout petit homme, Tom" et je disais dans mon billet :"J’ai beaucoup aimé cette troisième œuvre de Barbara Constantine et je me suis promis de lire les deux autres assez rapidement."

La rapidité n'est pas forcément ma qualité première mais l'entêtement oui ! Un de lu ! et c'est ...un coup de cœur. (voir le bémol du Papou)

 

Le billet de Pierre (Black Novel), de Stéphie, de Sandrine, et d'Aproposdelivres.

 

PS: Ferdinand & Cie, dans leurs aventures  ont décidé de créer un site nommé : solidarvioc.com.

Barbara l'a réellement mis en ligne avec ses enfants. J'y suis allé. Il n'y a pas grand chose encore. Il mériterait de s'étoffer rapidement.

Je n'ai pas encore trouvé comment mais je cherche...

 

Et puis Paulette... de Barbara Constantine, Le livre de poche, 2012, Roman social

*ouais ** bon *** très bon **** j'aime

 

Le bémol du Papou : Après ce billet, j'ai hésité pour le  ; trop de gentillesse, trop de simplicité. Finalement je me suis senti trop bien pendant cette lecture pour ne pas montrer que j'avais aimé.

 

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19 août 2013 1 19 /08 /août /2013 21:10

 

Suite au décès suspect, dans une maison de plaisirs, d'un policier qui enquêtait sur de hauts dirigeants. Chen est chargé par Zhao Yan, un conseiller du Comité de Discipline du Parti, d'enquêter sur la corruption devenue endémique dans les plus hautes sphères du gouvernement.

 

Lors d'un entretien avec un haut fonctionnaire, Chen ressent plus de menaces qu'il n'obtient de renseignements. Il décide alors prudemment de contacter des personnes peu impliquées mais pouvant lui apporter des éléments de preuve.

 

Il rencontre An Jiayi, journaliste vedette, ancienne amie et condisciple durant ses études, dont la réussite, selon certains, tiendrait autant à ses relations avec un haut fonctionnaire qu’à son talent.

 

Pour leur ancienne amitié et ... à cause de photos explicites que lui montre Chen, An Jiayi promet de l’aider.

elle est assassinée quelques jours plus tard.

 

Soudainement, Cao Chen se retrouve  pressenti comme chef d’une délégation d’écrivains pour un séjour de deux semaines aux États-Unis.

Serait-ce pour l'éloigner de Shanghaï et de son enquête ?  Y a-t-il un rapport avec Xing, riche homme d'affaires qui s’est enfui au pays de l’Oncle Sam et qui pourrait impliquer des fonctionnaires dans ses trafics?

 

Le voyage de cette délégation est un petit morceau d'anthologie sur les relations difficiles voire ambigües entre Chinois et Américains.

Et puis l'interprète de la délégation est assassiné à Saint Louis.

Pendant que Yu son assistant, aidé du Vieux Chasseur, son père, essaient de faire avancer l’enquête sur la corruption, Chen se demande s’il n’était pas la personne visée par l'attentat.

 

Les questions que se posent notre enquêteur sur les motivations de ses supérieurs  font partie du plaisir de ces lectures.

Leurs ordres ne sont jamais clairs ou directs. L’amabilité de certains peut cacher une ambition que les succès de notre inspecteur peuvent contrarier.

 

Sans compter que derrière les trafiquants se dissimulent de puissants dirigeants, à la mémoire aussi longue que le bras, qui pourraient le  détruire avant même d'être découverts.

 

J’ai retrouvé dans ce  roman plus ancien, l’ambiance  délétère et poétique qui m’a fait apprécier cette série.

 

Le très corruptible mandarin  de Qiu Xiaolong, Points, 2006, 341 pages, Policier

*ouais ** bon *** très bon **** j'aime

 

Le bémol du Papou : Mes réserves sur Cyber China ont-elles été causées par la lassitude de l'auteur ou celle du lecteur ?  À suivre !

 

 

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14 août 2013 3 14 /08 /août /2013 16:12

*retour en adolescence*

 

Comment vais-je débuter ce billet ?

En vous parlant, peut-être, de l’auteur, du héros et de notre première rencontre.

 

J’ai connu Nestor Burma vers la fin des années 60. (Ceux qui pensent 1800 vont au piquet.) Des plus jeunes doivent aussi connaitre son patronyme. Notre détective privé fut, en effet, le héros de plusieurs téléfilms, joués par Guy Marchand, dans les années 90. (du même siècle que précédemment).

 

Léo Malet a créé son personnage pendant la dernière grande guerre pour remplacer, chez les éditeurs, les romans policiers anglais qu'ils  ne recevaient plus.

 

De 1943 à 1981 il en écrira 37*, dont la majorité se passe à Paris et 15 d’entre eux, intitulé "les Nouveaux Mystères de Paris", portent d’ailleurs, accolé à leur titre, le numéro de l’arrondissement où se passe l’action.

* soit un par an

 

"120 rue de la gare" fut le premier de la série. Édité en 1943, pendant l’occupation allemande, son intérêt tient autant dans les situations et les problèmes de cette époque que dans l'enquête elle-même.

 

Nestor Burma est prisonnier militaire en Allemagne et son travail consiste à remplir les fiches des nouveaux arrivants. L’un d’entre eux se présente complètement amnésique, gravement blessé et les pieds martyrisés. Burma tente de l’aider en se faisant muter à l’infirmerie.

 

Juste avant de mourir, l’amnésique semble retrouver, en partie, la mémoire et les derniers mots qu’il prononce sont « Dites à Héléne, 120 rue de la Gare. »

 

Libéré du Stalag*, nanti des empreintes digitales et d’une photo de l’amnésique, Burma arrive en gare de Lyon . Il y remarque une très belle** jeune femme dont le visage ne lui ai pas inconnu et hèle Bob, un de ses anciens collaborateurs qui vient de pénétrer dans l'édifice. Celui-ci, en essayant de le rejoindre, est abattu de plusieurs balles alors qu’il criait "120 rue de la gare".

La jeune femme tient un revolver et semble pétrifiée.

*Camps des prisonniers de guerre en Allemagne.

** Une constante chez Burma et Malet.

 

Cette enquête débute donc à Lyon où aidé par le commissaire Bernier, le journaliste Marc Covet, et une agence de détective privé du coin, Burma va essayer de retrouver la jeune femme, qui ressemble à une actrice connue, et éviter, lors d’un attentat, de plonger dans le Rhône. L'enquête se termine à Paris où il retrouve le commissaire Faroux, assez bienveillant envers notre détective privé.

 

Qui était l’amnésique dont la tenue militaire semblait incongrue ? Pour quelles raisons a-t-il été torturé ? Qui est la jeune fille au revolver ?

L’ex-secrétaire de l’agence Fiat Lux, Hélène Chatelain, qui connaissait bien Bob, est-elle mêlée à cette affaire ? Un des anciens "apaches"*, que Burma avait fait arrêté, est-il impliqué ?

* Bandit, malfaiteur parisien à une certaine époque. ''Les apaches des fortifs".

 

En tout cas, ce ne peux pas être le voleur de perles, surnommé Tour Eiffel, puisque son cadavre a été retrouvé, avant la guerre, en Angleterre.

Seulement...

Les empreintes sont bien celles de Tour Eiffel et le visage de la photo pourrait être celui du malfrat, transformé par une opération esthétique.

 

Durant cette lecture, j'étais retourné dans mon adolescence et je recommencerai ne serait-ce que pour retrouver cette sensation.

 

"120 rue de la gare''  de Léo Malet, Poche, Lecture électronique, 1943, Policier

*ouais ** bon *** très bon **** j'aime

 

Le bémol du Papou : Le final est un peu gros mais la situation politique le justifie.

 

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11 août 2013 7 11 /08 /août /2013 18:33

Ma résolution Christienne no 20

Ce billet, pour une rare fois, aurait pu être court, car ce roman d'Agatha Christie est certainement un des plus connus.

Agatha Christie fut « la créatrice » de presque toutes les façons de perpétrer un crime.. Qui ne connait pas celle-là ? Ne serait-ce que par le film qui réunissaient autour d’Albert Finney en Hercule Poirot, Lauren Bacall, Jacqueline Bisset, Ingrid Bergman, Vanessa Redgrave, Sean Connery, Anthony Perkins, Jean-Pierre Cassel, Martin Balsam, Richard Widmark et quelques autre moins connus du signataire.

Excusez du peu !

 

Il demeure un de mes préférés, sinon mon préféré, d'où le petit cœur bien mérité.

 

Petite rectification pour commencer ; contrairement au titre, cette enquête ne se passe pas dans le mythique train luxueux qui reliait Istanbul à Londres via Paris, Vienne et Budapest, mais dans son alter ego, presque aussi somptueux, le Simplon Orient express, qui de l'ancienne Constantinople à Paris passait par Sofia, Belgrade et Venise, les wagons des voyageurs pour le Royaume Uni étant accroché dans la capitale française à l’Orient-Express.

 

Un des passagers est assassiné dans son compartiment fermé. Très rapidement Poirot va découvrir qu'il était le chef d'une bande de tueurs d'enfants qu'ils enlevaient contre rançons.

 

Le train étant immobilisé par la neige en rase campagne, personne n'a pu pénétrer dans le wagon et le meurtrier ne peut être qu'un des passagers de cette voiture.

 

Douze voyageurs, de nationalités différentes et issus des diverses couches de la société vont donc être mis sur la sellette par notre détective ; Parmi eux, une princesse Russe, un diplomate Hongrois et son épouse, une jeune scandinave, une allemande, un vendeur d'origine italienne, des américains, des anglo-saxons, et des français.

 

Sans autre aide que celles, bien inutiles, d’un directeur de la compagnie ferroviaire, M. Bouc, et d’un médecin venu, d’un autre wagon, constater le décès et, sans pouvoir obtenir d’informations extérieures puisque le train est bloqué incommunicado*, Poirot va devoir faire chauffer ses « petites cellules grises » pour résoudre cet assassinat.

*Si ! Si ! J’en ai fait, il y a bien longtemps.

 

C'est un roman à lire et à relire même, et surtout, par ceux qui n'aiment pas les romans policiers.

 

Comme je le fais depuis quelques temps, j’ai cherché dans « les carnets secrets d’Agatha Christie » de John  Curran, toutes les idées préparatoires qu'à pu avoir notre Lady.

La déception se lit sur mon visage, telle celle de l'enfant privé de gâteaux, et tient dans cette unique phrase : "À partir de 1930, les seuls titres qui manquent (dans les nombreux carnets) sont Le crime de l’Orient-Express (1934), Cartes sur table (1936) et Un meurtre est-il facile ?(1939)."

Impossible, donc, de connaitre l'évolution qui nous a donné cette fin inusitée et extraordinaire pour l'époque.

Frustré, je suis.

 

PS: Finalement, il n'est pas si cour, ce billet.

 

Le crime de l'Orient Express d'Agatha Christie, Les champs Élysées, 1974, 216 pages, Policier

*ouais ** bon *** très bon **** j'aime

 

Le bémol du Papou : No drawback for our Lady.

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11 août 2013 7 11 /08 /août /2013 14:22

Je n'étais pas préparé. Je pensais me retrouver dans le bush avec des aventures et des frissons.

Je me suis retrouvé n'importe où car, si le récit fut écrit par une australienne, il n'a rien d'australien. Cette histoire aurait pu se passer ailleurs. Que dis-je ? Cette histoire se passe et continue de se passer partout dans le monde.

 

Adrian a neuf ans et Adrian a peur. Peur des sables mouvants en plein trottoir, de la porte ouverte de l'armoire, d’être oublié dans un centre commercial, des monstres dans la mer, bien qu'il en soit loin, et chaque lecture du journal provoque de nouvelles frayeurs*. Cette fois-ci, il craint d’être enlevé comme les trois enfants, deux petites filles et un garçon, qui ont disparu alors qu'un homme maigre semblait les suivre.

*Moi, c'était sous le lit et dans la cave.

 

"L’Autorité" a retiré Adrian à sa mère et son père l’a abandonné chez sa grand-mère. Âgée d'une soixantaine d’années, elle se trouve bien trop vieille pour cette charge.

« Sauf que ma vie tourne autour de ce petit garçon. Je ne peux aller nulle part…Il a besoin qu’on le lave, qu’on nettoie ses habits, qu’on surveille son travail scolaire, qu’on s’occupe de lui pour ci et pour ça. Élever un enfant, c’est du boulot ; et ce n’est pas un boulot pour les vieux. »

 

Adrian l’écoute se plaindre.

 

« L’école est un endroit impitoyable pour un enfant rejeté. »

Adrian avait un ami, Clinton qui, comme lui, n’était pas apprécié par les autres enfants, mais Clinton l’a abandonné pour Paul, le meilleur élève de la classe.

 

Adrian n'a plus d'amis.

 

Dans une maison voisine, une famille a emménagé. Adrian fait la connaissance de l'aînée,Nicole, petite fille de son âge très volontaire.

Adrian veut revoir sa mère, et Nicole veut retrouver les enfants disparus.

 

Un soir, ils décident de partir en expédition.

 

C'est une histoire triste sur le manque d'affection et ses conséquences inéluctables sur un enfant.

Manu, Melo et Canel ont bien aimé.

 

Une enfance australienne  de Sonya Hartnett, Le serpent à plumes, 2010, 190 pages, Roman

*ouais ** bon *** très bon **** j'aime

 

Le bémol du Papou : À éviter dans un moment de cafard.

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2 août 2013 5 02 /08 /août /2013 03:30

Dans la série des "Malaussène", j’avais débuté, allez savoir pourquoi, par le numéro 2, intitulé "La fée Carabine"*. Dans la foulée, j'ai continué avec le premier "Au bonheur des ogres", pour comprendre les allusions du deuxième, puis j'ai suivi avec "La petite marchande de prose*", qui précède le quatrième "..."

 

Eh non ! Je n’ai pas lu le quatrième.

 

Pennac ; c’est du goulasch hongrois, c'est du foie gras truffé, c'est de la brandade de morue, j’adore !  Mais après trois bombances sans respirer, j’étais repu, gavé, rassasié, incapable d’en avaler une autre bouchée.

*Clic = billet (sans s) du Papou qui, le paresseux, n'en avait fait qu'un seul pour toute la saga.

 

Et puis le club de lecture, pour sa future réunion, a majoritairement proposé de lire un "Pennac".

Je n'ai pas été contrarié. Je n’avais pas "savouré" de "Pennac'' depuis longtemps et, j’avais lu beaucoup de bien du ‘’Journal d’un corps’’, son nouveau roman, paru l’an dernier.

 

Direction une librairie importante, que je ne mentionnerai pas sans recevoir quelques maravédis pour sa publicité, où je tends la main vers le bouquin envisagé pour m’apercevoir, à la caisse, que je tenais le fameux quatrième qui s’était imposé subrepticement

 

Pour éviter de gâcher le (ou la) goulasch ou de "spoiler" l’histoire, je ne vous parlerai pas des nouvelles aventures de la tribu "Malaussène", il vous faudra commencer par le commencement*.

*J'en ai d'autres de même mouture : Débuter par le début, préluder par le prélude, entamer par l'entame, amorcer par l'amorce, s'emmancher ...non, pas celui-là !

 

Je ne vous énumèrerais pas les divers membres de cette tribu élargie. Le toujours paresseux "Papou" l'a déjà fait dans le Clic mentionné plus haut.

 

Par contre je n'avais pas parlé de  "Julie", qui aime "Benjamin" et réciproquement et devrait lui enfanter bientôt un nouveau petit "Malaussène" pour agrandir la smala familiale.

 

Je n'avais pas, non plus, "élargit" la famille.

Dans ce clan tribal, il faut ajouter "Hadouch Ben Tayeb", l’ami d’enfance de "Benjamin", ses âmes damnées, "Mo le Mossi" et "Simon le Kabyle", "Amar", son père, et "Yasmina", sa mère qui tiennent le restaurant "Koutoubia" célèbre pour le "Sidi Brahim*" et la gentillesse du papa et le couscous et l'empathie de la maman.

*Vin du Maghreb.

 

Ajoutez encore, "Gervaise" ou plutôt "Sœur Gervaise", la fille de "Thian"*, seule religieuse devenue flic qui sauve des prostituées, protégée par quelques "bestioles", en l’occurrence deux poulets** et un banc de maquereaux**, tous devenus adeptes du chapelet. Pour terminer, "Suzanne O’Zyeux Bleus" qui a hérité du "Zèbre", un vieux cinéma destiné à la démolition et régulièrement squatté par la tribu.

*Ce serait trop compliqué à expliquer, lisez les trois premiers.

** Policiers, proxénètes.

 

Je vois ! Vous souhaiteriez maintenant en savoir plus.

Je résume : "Cissou la Neige" se suicide par erreur because la disparition du "Zèbre" qui ne l’est pas...disparu*.

*Ça commence compliqué et pourtant, ce n'est rien encore.

On meurt beaucoup chez "Pennac". La vie, la mort, l’un ne va pas sans l’autre, alors, chez "Pennac", on nait et puis on meurt et des fois on meurt même avant de naitre*. 

*Ou pas ? Pas que compliqué, sibyllin aussi.

Et, "La Mère" est revenue de son escapade avec son  flic tueur, sans polichinelle dans le tiroir, aussi plate qu’une limande et en pleine crise d’anorexie amoureuse*.

*Et même abscons.

Et, "Julie" a décidé de faire l’éducation oenophile*  de "Benjamin" sur les routes de France en direction d'un village près de Nice, nommé Malaussène.

*Gouleyant aussi.

 

Vous en savez assez. 

Bonne lecture !

 

PS: Après plus d'un demi-siècle de tapotage, de zigonage et de pitonage, j'ai enfin trouvé ou plutôt l'Héritier m'a montré où se trouvaient les guillemets ("). Alors, j'en ai mis partout !

PPS :J’oubliais le métier de "Benjamin Malaussène" : Bouc émissaire... et ça n’a rien à voir avec une chèvrerie.

 

Monsieur Malaussène de Daniel Pennac, Gallimard Folio, 1995, 645 pages, Roman Rabelaisien.

*ouais ** bon *** très bon **** j'aime

 

Le bémol du Papou  : Abracadabrantesque, rocambolesque, effroyable, absurde, ébouriffant, excessif, fantasmagorique, impensable, fou, stupéfiant, zarbi ! Mais j'aime !

 

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29 juillet 2013 1 29 /07 /juillet /2013 21:02

 

Je ne vous conterai pas la trame, (ni le drame) qui n’a que l’insignifiance d’un moment d’éternité dans la longue marche de l’initiation et de la préservation d’un art de génération en génération.

‘’Peindre un éventail, n’était-ce pas ramener sagement l’art à du vent.’’

‘’Écoute le vent qui souffle. On peut passer sa vie à l’entendre en ignorant tout des mouvements de l’air.’’

 

On se promène au milieu de la beauté sereine d’un jardin sauvage méticuleusement entretenu où la douceur des paysages s’épanouit entre montagne et mer, forêt et culture, lac et torrent, source et ruisseau. On admire la magnificence des couleurs florales qui illuminent l’ombre des taillis et, les chants joyeux des oiseaux qui accompagnent les feuilles qui bruissent et les bambous qui ''tintinnabulent'', juste troublés soudainement par le tintement de la cloche d’un sanctuaire.

‘’Bientôt les contreforts aux futaies damassées de sous-bois rougeoyants de la première montagne reçoivent la grêle de flèches à penne d’or du soleil levant qui, volées après volées, retombent en gerbes parmi les taillis de sureaux et de coudriers.

 

L’écriture  coule joyeusement comme les petits rus qui serpentent et gazouillent dans bois et les jardins autour de la ville d’Atôra au Japon.

De temps en temps la lecture s’arrête brutalement sur le galet d’un mot inconnu ou d’une phrase dont le sens échappe et qu’il faut retraverser lentement.

''Par contraste, gigantesque, le volcan éteint pivotait avec lenteur et solennité autour de la barque minuscule.''

 

Ce roman est un voyage périlleux qui nous entraine dans des abîmes
personnels troubles et incertains.

‘’Les arbres cachent tout ce qui ne mérite pas d’être vu.’’

 

Et puis on subit la solitude des êtres, par choix ou par accident, seulement dévoyée par  le désir sans amour. Tout est d’un calme qui frôle l’éternité. Et tout explose dans la folie des hommes.

‘’On garde si peu d’une mémoire d’homme. À peine un signe en terre, quelques images et de rares paroles au meilleur des cas. Moins que son poids de cendre après la crémation.

 

Heureusement ;

‘’Les saisons ne vieillissent jamais. Un éternel été succède au beau suicide du printemps. Et l’automne empourpre les érables à l’heure dite.’’

et aussi ;

''Tous les hivers n'en font qu'un dans la mémoire de la neige.''

 

PS: Merci à Karine qui, dans son ''coin lecture'' m’a donné envie de le lire. 

PS : Le petit mot d’Hubert le Z’Hibou : j’ai même eu le plaisir d’y rencontrer une chouette :

 ‘’Quelques chauves-souris voletèrent dans un léger froissement d’éventail. Même la hulotte était au rendez-vous des ombres.’’

 

Le peintre d'éventail d'Hubert Haddad, Zulma, 188 pages, roman.

*ouais ** bon *** très bon **** j'aime

 

Le bémol du Papou : J’ai relu le dernier chapitre plusieurs fois sans arriver à en trouver la clé de la certitude. Ce n’est pas important.

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27 juillet 2013 6 27 /07 /juillet /2013 16:49

Les enquêtes de Chen Cao, inspecteur principal  de la police criminelle de Shanghai

 

Pendant une réunion de l'association des écrivains de Shanghai, Chen est abordé par Lianping, une jeune journaliste qui lui demande quelques poèmes pour son journal, le Wenhui.

 

Assigné à résidence pendant une enquête de corruption, le directeur de la commission d’Urbanisme de Shanghai, victime d’une chasse à l’homme  sur Internet, se suicide.

 

 

Le suicide est clairement la conclusion souhaitée par les instances politiques pour l'enquête menée par l'inspecteur Weï. Chen est simplement chargé de conseiller cet enquêteur expérimenté.

 

En vérifiant les différents témoignages, Weï trouve des anomalies dans l'horaire des évènements qui pourraient indiquer que  Zhou était dans l'impossibilité physique de s'enlever la vie..

Il est alors victime d'un accident de circulation.

 

Aidé de Lianping, pour qui il éprouve une certaine attirance et de Melong, un pirate informatique, dont le blog dénonce la corruption,  Chen va devoir s’impliquer tout en restant en dehors de l’enquête officielle car il a des doutes sur les motivations les nombreux fonctionnaires impliqués.

Enquêtent-ils sur la corruption ou essaient-ils d'empêcher certaines divulgations ?

 

Pendant ce temps, la Sureté d'État essaie d'éviter une ‘’cyber révolution’’ qui mettrait en danger les plus hauts dirigeants de la Chine.

 

La disparition de la ‘’petite’’ secrétaire* de Zhou va permettre à notre inspecteur principal de mettre la main sur l'objet que tous recherchent activement.

*sous-entendu ; La maitresse

 

Chen Cao, personnage à l’avenir prometteur, résout des enquêtes difficiles sans heurter les divers responsables gouvernementaux.

Ce travail lui cause de nombreux soucis et des maux de tête incessants car en plus de deviner les volontés cachées de ses supérieurs, il doit  essayer de  satisfaire le profond désir de sa mère de devenir grand-mère. Seulement les difficultés des enquêtes lui laisse peu de temps pour trouver une compagne ou pour écrire des poèmes.

 

Le style de Qiu Xiaolong est tout en finesse et en touche poétique*. Aucune couleur n’est franche, aucune teinte n’est claire, tout beigne dans un mélange de faux-semblants et de non-dits, résultats de l’évolution actuelle de la Chine, partagée entre une vieille idéologie et un néo-capitalisme galopant.

*Chen Cao est un poète renommé.

 

PS: J'ai aimé le bandeau : ''Ce polar n'est pas suédois''.

 

Cyber China de Qiu Xiaolong, Points, 2012, 328 pages, Policier

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Le bémol du Papou : À chaque enquête, Chen Cao rencontre une nouvelle jeune femme sans parvenir à concrétiser une relation sérieuse. Heureusement, Il est bien meilleur comme enquêteur.

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23 juillet 2013 2 23 /07 /juillet /2013 13:44

Qui se souvient de Michel de Saint-Pierre, récipiendaire  en 1954 du Grand Prix du roman de l’Académie Française avec ‘’Les aristocrates’’, adapté à l’écran sous le même titre.

Décédé en 1987, il a laissé incomplet cette saga qui devait raconter la création de la nation boers que l’on appellera plus tard Afrikanders, mélange de Hollandais, d’Allemands et de Français huguenots venus tenter leur chance sur les terres vierges de la pointe sud de l’Afrique, loin des persécutions religieuses.

 

Sur l’Oosterlandt* en route vers ‘’La baie de la Table, près du Cap de Bonne Espérance, le capitaine Honoratus Van Rienen mène son équipage et ses passagers d’une main de fer dans un gant pas toujours de velours.

*historique

 

Affrétée par la compagnie des Indes Orientales, l'Oosterlandt emmène quelques familles françaises protestantes, réfugiées en Hollande pour éviter les persécutions religieuses, ainsi qu’un groupe d’orphelines bataves.

 

Affrontant tempêtes, pirates, pot-au-noir et les conséquences d'une trop grande promiscuité, duels et maladies, ils arrivent enfin à destination pour se rendre compte que certaines promesses de la Compagnie n'étaient, au bout du monde, que des promesses.

 

Des terres leur sont distribuées dans un endroit qui deviendra ‘’Franschhoek’’, ''le coin des français'' où se dresse de nos jours un monument qui les honore : Élevé sur cette terre sacrée en 1943, par le peuple sud-africain en l’honneur des huguenots du Cap, en reconnaissance de leur apport inestimable à la formation de notre nation.

 

Cette première génération va devoir défricher, planter, bâtir sans  le soutien véritable de la Compagnie malgré les tentatives d'en obtenir de son représentant et gouverneur de la région.

 

Les familles du pasteur Richemond, des vignerons Taillefer, Fouché, Crosnier, de Villiers, Malherbe et Pinard*, tous originaires de diverses régions viticoles, des soldats Joubert, Savin de la Roche et de Ruelle, de l’orfèvre Des Prés, du drapier  de Savoye, des frères Jacquelin, ébénistes, de l’artiste du Toit, des horlogers Villon et Sicaire, et de Saint-Martin, cultivateur normand ainsi que celle de du Plessis, un  chirurgien reconnu, vont s’y installer, accompagnées du capitaine débarqué Van Rienen, de son maître d’équipage et du mousse orphelin de 14 ans Jeremias.

*patronyme prédestiné s'il en est.

 

Persécutées par les sbires du Roi de France, puis spoliées dans les promesses de la Compagnie des Indes Orientales, ces familles vont former avec les fermiers hollandais et allemands, déjà installés, une nouvelle nation, et s’enfonceront dans le veld, affrontant bêtes sauvages et tribus Hottentots,  pour ne plus subir les volontés mercantiles de la Compagnie et de son gouverneur.

 

Un excellent roman d’aventures historiques malheureusement laissé sans suite par le décès de l’auteur. Toutefois, ce tome, qui concerne la première génération, se suffit à lui-même.

 

PS : on retrouve les descendants de ces familles dans la population sud-africaine actuelle.

 

Les cavaliers du Veld  de Michel de Saint Pierre, Albin Michel, 307 pages, aventures historiques.

*ouais ** bon *** très bon **** j'aime

 

Le bémol du Papou : On survole beaucoup certains évènements des trente années qui séparent l’arrivée des huguenots (1688) et l’éloignement  des Trekboers de la région du Cap (1717). Par contre, on détaille beaucoup les péripéties du voyage.

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19 juillet 2013 5 19 /07 /juillet /2013 21:28

Un auteur de polar suédois  que je n'avais pas encore lu. Le héros se nomme Erik, rien d’extraordinaire, en Suède, tout le monde se nomme Erik.

Son nom complet, Erk Winter, et là, avouons-le, son patronyme, pour un homme des grands froids, me parait excessif pour ne pas dire déraisonnable.

 

La vie de notre héros quadragénaire est en train de basculer. Angela, son amie, est enceinte. Ils ont décidé de vivre ensemble. Il  se rend en Espagne, où ses parents avaient pris leur retraite, pour assister au décès de son père, victime d’un infarctus.

 

Pendant son absence, un couple est sauvagement assassiné, leurs têtes sectionnées et posées sur le corps de l’autre.

Comme on assiste aux idées brumeuses du tueur avant le massacre, on sait que certaines pratiques sexuelles n’y sont pas étrangères.

Ce qui fait qu’on trouve un peu ''niaiseux''* les policiers suédois qui, en dépit de tous les indices que l’auteur éparpille, ne se rendent compte de rien.

* sot, bête, niais, pas vite sur leurs patins.

 

Un autre couple, qui connaissait le premier mais refusait de l'admettre*, est agressé et seule la femme survit.

*La ficelle est grosse

 

Un indice récurrent, un homme en uniforme qui semble avoir été à proximité  des lieux pour chaque crime. L’enquête se focalise vers les figurants d’une série télévisée policière.

 

Autant vous l’avouer, je n’ai pas embarqué. Trop d’épivardage, de dispersion, de sentiers tortueux. Le (trop) long séjour d’Érik en Espagne, les problèmes de son couple, les coups de téléphone anonyme, les ennuis d'une jeune ado et de son petit ami, les idées, les pensées et les actions personnelles de certains policiers, les visites d’Angela et d’Érik au centre de maternité, presque tous ces évènements et ces personnages ont un rapport plus ou moins lointain avec les meurtres, mais …La sauce n’a pas pris.

 

L’auteur est un spécialiste des indices qui trainent comme par inadvertance, ramenant régulièrement ceux qui impliquent des solutions probables, peut-être les bonnes, ou ...peut-être pas.

 

Écrire qu’un roman policier nordique est lent est une litote, il y a une marge pourtant entre avancer lentement et faire du surplace ou tourner en rond,

 

Ombre et soleil  d'Äke Edwardson, JC Lattes, 478 pages, Policier

*ouais ** bon *** très bon **** j'aime

 

Le bémol du Papou : Je vais arrêter, pour un temps, de lire certains polars suédois qui trouvent leur pays de plus en plus merdique.

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