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Un livre vit grâce à la recommandation passionnée qu’en fait un lecteur à un autre.

Henry Miller

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Le dernier homme de Margaret Atwood

23 juin 2011 4 23 /06 /juin /2011 00:12

Lire est un plaisir qui parfois nous fait du mal. Alors, quand vous sentez que vous avez besoin d’un médicament type Prozac pour vous remonter, vous avez le choix de vous empoisonner avec un produit chimique ou de vous plonger dans une enquête du commissaire Montalbano.

En tout cas, moi, cela me fait un bien fou.

 

Camilleri2Je trouve, pour une fois, que le début du 4ème de couverture est bien mieux que tout ce que je pourrais écrire.

‘’Au Bercail, lieu agreste, fréquenté par les prostituées, les travestis et les dealers, on retrouve le corps  de l’ingénieur Luparello, parrain politique de la région.’’

 

Certes le corps est dénudé et l’ingénieur a commis des activités ‘’coupables’’ dans sa voiture mais la mort est naturelle selon le médecin légiste.


Alors pourquoi le commissaire s’entête-t-il à continuer une enquête inutile ?


Cette belle histoire de magouille politique et de trahison avec une touche de machisme sexuel et de relations inconvenantes (J’aime ce terme plus sérieux quand même que baisodrome familial) ne pouvait se passer qu’en Italie ou le premier ministre est un saint homme. Voyons!  Cela ne pouvait pas se passer dans un autre pays et encore moins en France.


Le dépôt légal de ce roman datant de 2000, il est donc inventé de toutes pièces et ne peut avoir aucunes relations avec des affaires postérieures (oh! J’ai honte) et présentes à nos mémoires.

 

Quand j’ai écrit que peu d’auteurs me faisaient sourire en les lisant, je dois présenter toutes mes excuses à Monsieur Andréa Camilleri et à son récurrent héros, il dottore Salvù Montalbano, commissario de Vigàta, Sicilia,  que j’avais oublié momentanément, heureusement.

 

Un excellent moment !

 

 

 

*ouais ** bon *** très bon **** j'aime

par Le Papou 

 

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22 juin 2011 3 22 /06 /juin /2011 15:13

  Ce n'est pas facile de chroniquer un roman qui a déjà été admiré par tout un bouquet de talentueuses blogueuses dont vous trouverez les noms et les liens à la fin de ce texte et qui l'ont toutes aimé presque sans aucun bémol.*

*Les fameux bémols du Papou.


Ça l'aurait été encore moins si mes sentiments avaient été contraire à l'unanimité, heureusement il n'en ai rien. C'est un roman dur, c'est une histoire atroce, c'est un monde déshérité et vulgaire mais c'est un excellent thriller et si bémol il y a, il va vous falloir aller jusqu'à la fin pour le savoir.

 

Flynn1

Dans les années 80, Libby, 7 ans, échappe au massacre de sa famille dans la ferme familiale. Son témoignage fait partie des éléments qui font condamner son frère Ben, 15 ans, à la prison à vie.

 

 

De nos jours, Libby est devenue une jeune femme dépressive et handicapée.  -en s’échappant de la tuerie en pleine hiver elle a perdu une partie des orteils d’un pied et un doigt d’une main-

Depuis sa majorité, elle a vécu de l’assurance vie de sa mère et de dons mais l’argent se fait plus rare.

 

Elle est contactée par des groupes de personnes intéressées par les meurtres, qui en discutent les motivations, les responsabilités et refont les enquêtes et, entre autre par un groupe de femmes convaincu de l’innocence de Ben. Dans le seul but d'obtenir de l’argent, Libby accepte de retrouver et de rencontrer les différents acteurs du drame encore vivants.

 

Son frère, qu’elle n’a jamais visité en prison, son père qui ne vivait plus avec la famille au moment de l’assassinat et d’autres dont elle va apprendre l’existence au cours de ses recherches.

 

Absolument convaincue de son témoignage lors du procès et de la responsabilité de son frère, elle va commencer à se poser des questions. Que s’est-il réellement passé dans la nuit du 2 janvier 1985 ?

 

Le personnage de Libby est admirablement campé par l’auteure, enfantines dans ses souvenirs, adultes dans ses actions, voleuses et menteuses, complètement inadaptée, enfermée dans sa responsabilité d’accusatrice et dans ses remords d’être encore vivante.

 

La construction du roman est fatigante avec l'alternance d'un chapitre sur les recherches de Libby, suivi d'un autre sur les évènements de 1985, soit vus par Patty la mère, soit par Ben.

J'aurais plutôt souhaité suivre l'évolution de l'enquête de Libby.

Mais cela amène très progressivement à comprendre la situation de la famille Day, l'état d'esprit de Ben l'adolescent mal dans sa peau, mal aimé, entraîné malgré lui dans des relations malsaines.

 

Gillian Flynn nous réserve un coup de théâtre pour expliquer la solution, plus complexe que prévue, de ces meurtres. Elle nous en avait pourtant fourni une clef mais tellement enfouie dans les méandres de l'imbroglio familial de la famille Day qu'elle ne pouvait pas vraiment attirer notre attention.

 

Bien joué !

 

Toutes les fleurs de ce bouquet, annoncé plus haut, ont aimé, Amanda, Canel, Cathulu, Cuné, Karine, Khatel,Lounima, Latite, Pimprenelle, Sassenach Stéphie et Ys

 

 

 

Le Bémol du Papou (et d'Amanda) :La solution et son coup de théâtre peuvent paraître peu vraisemblables mais cela ne retire rien à la qualité générale de cette histoire.


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20 juin 2011 1 20 /06 /juin /2011 14:19

J’avais bien apprécié ‘’Le mystère Napoléon’’ du même auteur, aussi, quand à ma fameuse ‘’foire’’, fameuse pour moi, chez un marchand de livres d’occasions, je suis tombé sur celui-là, il y eut comme un petit miracle contre une très modique participation : en sortant de l’évènement hebdomadaire, le bouquin se trouvait dans mon petit panier.

 

En 1308, Philippe Le Bel, pour renflouer ses finances, avec l’accord du Pape, Berry2a décidé de supprimer le riche Ordre des Templiers, devenu trop puis sant et fait brûler son grand maître Jacques de Molay. En mourant ce dernier lance une malédiction sur le roi et le pape et ceux-ci disparaitront dans l’année qui suit l’autodafé.

 

Malheureusement pour la trésorerie du souverain, les coffres de l’Ordre étaient vides ou presque et… la légende commence!

 

De nos jours, à Copenhague ou il s’est installé comme libraire, ‘’Cotton’’ Malone, ancien agent des services secrets américains doit rencontrer son ancienne patronne, Stéphanie  Nelle.

De loin il aperçoit un homme lui arraché son sac à main et, d’instinct, se lance à sa poursuite. Acculé sur le toit d’une tour, le voleur se jette dans le vide en criant ‘’Baussant’’*.

 

Stephanie Nelle est venue en Europe pour acheter un livre ancien lors d’une vente aux enchères. Considéré pourtant sans réelle valeur, ce livre est acheté très cher par un inconnu.

 

Quand vous saurez que le défunt mari de Stéphanie était un chercheur spécialisé en histoire et particulièrement celle des Templiers, qu’il s’est pendu à Rennes-Le-Château, lieu rempli de légendes depuis qu’un de ses curés, l’abbé Saunière, aurait utiliser un trésor pour réparer l’église paroissiale et fait construire un certain nombre d’édifices, que son fils Marc a disparu, enseveli sous une avalanche dans les Pyrénées.

Quand vous saurez enfin que Stéphanie a reçu, par la poste, le carnet de son époux et les informations pour acheter le fameux livre qui contiendrait des renseignements pour trouver le fameux trésor.

Vous comprendrez alors que Stéphanie et Malone décident de se rendre dans ce village pyrénéen.

 

Mais à Copenhague, d’autres ‘’malandrins’’ ont essayé de s’approprier le fameux livre.

Ces voleurs sont les membres de l’Ordre des Templiers, dirigé par leur Maréchal et responsable des opérations militaires, Bernard de Rochefort. (Serait-ce un clin d’œil au méchant des ‘’trois mousquetaires’’ ?) Cet Ordre, jamais complètement détruit, aurait survécu depuis 7 siècles dans un anonymat total.

 

Le grand maître de l’Ordre vient de mourir et les membres doivent désigner un successeur entre son adjoint, le Sénéchal et de Rochefort.

 

Je ne vous dévoilerais rien d’autre, l’histoire, basée sur la légende de Rennes Le Château, l’Ordre des Templiers, leur Trésor et la Résurrection du Christ, est admirablement embrouillée, la lecture en est facile et au cours des 666 pages, on y parle même d’un démon (Tiens! Tiens!).

 

Si vous aimez les enquêtes basées sur l’histoire, les affaires compliquées et les romans qui se terminent bien, alors vous devriez être conquis.

 

Je terminerais avec une simple question : Et si la résurrection de Jésus n’avait jamais eu lieu, quel pourrait-être la puissance de ceux qui en auraient une preuve effective et comment réagirait  l’église catholique ?

 

*Baussant : Cri de guerre des Templiers


Bonne lecture

 

 

 

 

*ouais ** bon *** très bon **** j'aime

par Le Papou 

 

PS: Ainsi qu'il semble le faire dans chacun de ses romans, Steve Berry nous indique à la fin, ce qui appartient à l'Histoire et ce qu'il a inventé. Cela m'évitera, ainsi, de faire des affirmations irréelles comme... Tiens! il ne dis rien sur l' existence de l'Ordre des Templiers de nos jours ?

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15 juin 2011 3 15 /06 /juin /2011 14:41

 

Après quelques lectures difficiles, je souhaitais une lecture gaie, enjouée, facile, voir comique. Ce voeu-là n'a pas été exaucé mais ce livre mérite d'être lu.

 

Lewycka1L’histoire débute dans une fraisière anglaise au moment où un entremetteur louche amène Irina une jeune et jolie ukrainienne. Elle y rencontre ses futurs collègues, ramasseurs de fraises, Yola, la chef d’équipe polonaise, frustre et peu farouche, sa nièce Marta, bigote, moche et célibataire, Chinoise 1 et Chinoise 2, sans nom et interchangeable, Andriy, ancien mineur ukrainien, Tomasz le guitariste polonais qui pue des pieds, Emanuel, un jeune africain du Malawi. Tous vivent dans deux caravanes stationnées à côté des champs, une pour les femmes et l’autre pour les hommes. 

 

Tout au long du roman, l’auteure nous présente des loosers sans volonté, des anarchistes sans avenir, des vilains, des méchants, des profiteurs, des tricheurs, des violeurs, des qui puent, des qui bouffent n’importe quoi, des qui pissent n’importe-où, des qui souhaitent baiser n’importe comment.

 

Le monde anglais que dénonce Marina Lewycka, sur un ton caustique et humoristique, en est un sans loi. Travail au noir, exploitation des émigrés, usines d’élevage, d’abattage et de mise à la consommation d’aliments pourris et dégueulasses.

 

J’ai quelques aveux à vous faire. J'ai très rarement rencontré, dans ma vie de lecteur, des écrivains qui m’on fait rire.

Si ce road-book, ce road-trip d’émigrés plus ou moins clandestins en Angleterre, débute assez follement, j’ai ressenti, ensuite, un malaise persistant pendant une bonne partie de cette lecture et un désintérêt complet pour une fin, style Harlequin, plus amusante.

 

Et puis tout ne me fait pas rire, et que ce qui me fait rire ne fait pas toujours rire les autres*. Encore plus surprenant, des situations proches peuvent avoir des résultats complètement opposés. Tout dépend de la manière, du vocabulaire, du talent du conteur et ...de mon humeur.

 

J’ai quand même apprécié ce roman. Le style est comique, les situations drôles, les aventures bouffonnes et les personnages admirablement campés. 

 

Mais tout ce qui concerne l’exploitation de la misère ne m’a jamais fait sourire, encore moins rire. La cupidité des exploiteurs, l’utilisation d’êtres humains comme esclaves robotisés ou sexuels, la méchanceté alliée à la bêtise me gênent quand elles ne me font pas horreur.

Comment peut-on utilisé les plus démunis, les plus pauvres, les plus miséreux, les plus affamés, les moins éduqués pour faire de l’argent en les traitant pire que des animaux, en les faisant travailler comme des esclaves, coucher dans la fange et la merde, manger des saloperies infectes sans parler des harcèlents sexuels.

 

Dans les films, comme dans les romans, je suis mal à l'aise dès que des personnes innocentes sont maltraitées, bousculées et violentées.

 

Marina Lewycka dénonce les exploiteurs de la misère, les profiteurs du système et  le fait très bien. Elle ne m’a pas fait rire, elle ne m’a pas donné cette lecture gaie et facile que je souhaitais, mais elle m'a donné de quoi réfléchir.

 

Plusieurs blogueurs ont adoré. Leiloona, Cuné et Brigitte ont trouvé cette histoire sinon hilarante du moins humoristique. 

 

 

 

*ouais ** bon *** très bon **** j'aime

par Le Papou 


 

*  Et moi, ce n’est rien à côté du compagnon de l’héritière.

 

Le bémol du Papou :

Je me suis demandé si l’auteur ne se vengeait pas de son statut d’émigrée en Angleterre.

 


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8 juin 2011 3 08 /06 /juin /2011 14:44

Challenge perso : Polars du monde

 

C'est au Mali, plus particulièrement au Pays des Dogon, que le challenge m'amène cette fois.

 

Konate1Yadjé un jeune dogon est malheureux, son meilleur ami, Nemego, a une aventure avec sa fiancée. Selon les coutumes et pour éviter le déshonneur, il doit le combattre en haut d'une falaise. Yadjé et Nemego tombent tous les deux, Nadjé est tué, Nemego grièvement blessé. Le lendemain, on retrouve Nemego et un de ses amis Antandou morts, le corps gonflé, un filet de sang noir aux lèvres.

 

Le commissaire Habib est chargé de l’enquête. Avec son adjoint Sosso, ils  quittent Bamako, la capitale du Mali, pour rejoindre le pays des Dogons, un voyage d’une journée en 4x4.


Ce petit livre nous plonge dans une civilisation inconnue, que ce soit du lecteur, ce qui se comprend, mais aussi des deux policiers chargés de l’enquête, ce qui peut paraître surprenant mais ne l'est pas.

C'est la rencontre de deux mondes, civilisation animiste dans un pays à forte majorité islamiste, civilisation ancienne et conservatrice dans un pays qui souhaite la modernité.


D’autres cadavres vont jalonner l’enquête, tous Dogons, tous empoisonnés de la même manière et les policiers échapperont de peu à des attentats. Que se passe-t-il au pays des Dogons ?

Il faudra toute la sagacité et toute l’expérience du commissaire pour trouver les raisons de ces meurtres.


Une histoire Agathachristienne à la sauce malienne. Si! si! cela peut se dire. Un petit bijou où le lecteur s'amuse beaucoup, moins cependant que les deux héros qui rigolent souvent pour des raisons, parfois, difficiles à comprendre.

 

Les avis positifs de Sylvie et de Yue Yin

 

 

*ouais ** bon *** très bon **** j'aime

par Le Papou 

 

PS: Après ce roman, j'ai bien envie de lire un autre roman de Moussa Konaté.

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6 juin 2011 1 06 /06 /juin /2011 14:51

Cela fait longtemps que je ne m’étais pas plongé dans le XVIIIème siècle, dans les intrigues des courtisans et les divers méfaits, objets des enquêtes du Maître Commissaire du Roy aux Affaires Extraordinaires, Nicolas Le Floch, marquis de Ranreuil.

‘’Le noyé du Grand Canal’’ est le huitième tome des aventures de ce policier, protégé du ministre Antoine de Sartine, ancien Lieutenant  Générale de Police devenu, sous Louis XVI, ministre de la Marine, mais toujours impliqué dans l’espionnage et le contrôle des ennemis du royaume.

Louis XVI, marié depuis 1770 à Marie-Antoinette d’Autriche est devenu roi après la mort de son grand-père en 1774.


Parot1-copie-1Un passe-partout enrichi de diamants, bijou offert par le roi à son épouse, a disparu et des libelles diffamatoires sur la reine circulent à la cour et dans Paris.

Nicolas est chargé de ces deux affaires, travail jusque-là confié au commissaire Renard, dont la femme est lingère chez la reine.

Aidé de son adjoint l’inspecteur Bourdeau, Nicolas va se retrouver au milieu d’intrigues diverses, d’escrocs, de malfaiteurs, d’espions, de castrats et de membres de la noblesse, tous œuvrant uniquement pour leurs propres intérêts, qu'ils soient politiques ou financiers.


Les pressions exercées par Nicolas vont provoquer 3 meurtres et une tentative d’assassinat sur sa personne. A chaque fois un message est retrouvé, piqué avec un couteau de facture italienne.

Il faudra toute la perspicacité de notre marquis pour résoudre mystères et meurtres non sans nous réserver une dernière pirouette amusante mais, je l'admets, un peu prévisible.

 

J’aime bien les histoires contées par J.F. Parot.On se retrouve littéralement plongé dans leur époque. On vit au milieu de la population qui peine à survivre, on côtoie les manigances et les intrigues aux plus hautes sphères de l’État.

Outre les recettes de cuisine qui émaillent le récit, on entre dans les commerces, dîne dans les gargotes, visite la première pompe élévatrice d’eau située près du Pont Neuf, surnommée la Samaritaine*. Au chateau de Versailles, on se promène dans les jardins, visite les appartements des nobles, mais aussi ceux des centaines d’employés de la Cour qui exercent une multitude de petits métiers, contrôleur de cuisson des viandes (hâleur), garçon serdeau (qui sert l’eau), lingères, filles de cuisine, intendants merdiers (dont le nom n’a pas besoin d’explications complémentaires) etc..

On participe aussi à la vie des bourgeois en soupant chez Mr de Noblecourt, ami de Nicholas, on fréquente les bouges et les maisons closes, on pratique les premiers balbutiements sérieux de la médecine avec son autre ami

Mr Snecmagus.

C’est le talent de l’auteur. Il nous distille les expressions et les vocables de l’époque, nous présente des inventions parfois intéressantes, souvent farfelues mais dont l’existence est indéniable, nous montre l’évolution de la mode, tant masculine que féminine.


On ne lit plus, on vit aux siècles des Lumières.

Les enquêtes ne sont qu’un prétexte pour présenter cette époque pour laquelle l’auteur semble avoir un réel attachement.

 

On y apprend énormément et ne serait-ce que pour cela, ces romans méritent l'attention.

 

 

*ouais ** bon *** très bon **** j'aime

par Le Papou 


* le nom de ‘’La Samaritaine’’ fut donné à la pompe à eau car elle était décorée d'une représentation de la rencontre entre Jésus et la Samaritaine.

Ce nom sera donné,100 ans plus tard, au grand magasin bâti au même endroit.



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3 juin 2011 5 03 /06 /juin /2011 15:19

Prière de ne pas lapider l’auteur du billet avant d’avoir tout lu, sa sensibilité risquerait d’en souffrir.Merci.

 

Un chef d’œuvre, une merveille, un best-seller, nombreux prix littéraires, traduit dans une  trentaine de pays… n’en jetez plus, qui suis-je, moi, pour faire la critique de ce futur monument de la littérature moderne, un Papou, un Béotien, d’accord, mais aussi un lecteur dont les goûts peuvent être différents.

 

Pendant les 50 premières pages, j’ai trouvé que ce livre méritait bien son titre. 

Je n’arrivais pas à entrer dans cette histoire, je cherchais l'histoire. J'avais juste deux personnages plutôt ternes, une vieille paysanne et une jeune femme, toutes les deux épeurées pour des raisons obscures.

 

 

Oksanen1Aliide, la vieille, a trouvé Zara, la jeune, écroulée dans la cour de sa ferme, sale comme une mendiante, habillée comme une putain, ce qui s’avèrera exact ultérieurement.

C’est le genre de roman qui évolue par petites touches avec des retours en arrière, pas toujours aux mêmes époques ni aux mêmes endroits et qui s’étire comme un mauvais rêve dont la fin cauchemardesque n’arrive jamais.

J’ai aussi eu du mal avec l’écriture et le style de Sofi Oksanen. J’étais mal à l’aise avec les images qu’elle nous proposait, avec les pensées des deux femmes, avec leurs atermoiements interminables, leurs non-dits incessants 

avec les descriptions minutieusement longues de petites actions domestique.


Au bout d’une centaine de page, tilt ! Une petite lampe, 10 watts clignotante, s’est allumée dans ma tête. Il est vrai qu'une illumination avec une loupiote clignotante ce n’est pas évident.

 

J’ai commencé à apprécier ma lecture à partir de ce moment-là et je n’ai plus lâché cette histoire.

Elle se passe en Estonie, pays envahi par les allemands pendant la dernière guerre, dominé par la Russie soviétique et redevenu indépendant après la Perestroïka. Alors, le vocable ‘’purge’’ prenait d’un seul coup tout un sens politique.


Bien entendu, c’est une sale histoire comme toutes les guerres, les colonisations, les asservissements et leurs conséquences où tout le monde essaie de sauver sa peau, une histoire de sœurs aussi, l’une heureuse et l’autre jalouse, une histoire de trahison par apathie, bêtise et jalousie, une histoire de pauvres qui ne vivent pas mais tentent de survivre au milieu d’évènements qu’ils ne comprennent pas.


C’est non seulement une sale histoire mais aussi une histoire sale, dans la crasse, dans la boue, dans les odeurs putrides et les senteurs immondes, dans les idées fangeuses et les actes dégueulasses, où haine et amour se côtoient, envie et détresse se mélangent, folie et bêtise se marient : asservissement de la femme, asservissement d’un pays, asservissement des idées.

 

Souvent je me dis que je ne suis pas facile à décourager, que le nombre de romans que j’ai abandonné doit se compter sur les doigts coupés d’une seule main, moins l’index, dont j’ai besoin pour tourner les pages, et c’est tant mieux. 

 

J’ai gardé la première phrase de cet article pour vous montrer que si je prends rapidement des notes pour ne rien oublier, je modifie souvent mes premières impressions.

Têtu je suis, mais pas obtus, du moins j’espère.

C’est aussi pour vous dire qu’il ne faut pas abandonner une lecture sans être sûr que l’on ne va pas le regretter : insistez, insistez jusqu’à ce que l’écœurement soit plus fort que votre désir de découvrir la suite.

 

Il faut lire ‘’Purge’’ et aller jusqu’au bout. Vous n’aimerez pas cette histoire. Aucun des personnages n’est gratifiant, bon ou généreux, vous serez mal à l'aise, vous serez même écoeurés par des termes d'une crudité dérangeante, mais la vérité ne doit-elle pas l'être, crue et dérangeante ? Cela a existé et malheureusement cela existe encore.

Il faut continuer à combattre l'asservissement sous toutes ses formes, il faut dénoncer des faits qui ont existés, il ne faut pas qu'ils s'estompent dans la mémoire des hommes.

 

Cette histoire est une des plus horribles et ce roman un des plus surprenants que j’ai lu depuis bien longtemps.

 

Les avis positifs de Sylvie, Leiloona et Aifelle, ceux plus négatif d'Yves et Ys.

 

 

 

*ouais ** bon *** très bon **** j'aime

par Le Papou 

 

 

Le bémol du Papou :

une couverture rose pour un roman sale : quelle drôle d'idée!

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31 mai 2011 2 31 /05 /mai /2011 19:54

La Grande-Bretagne sous Victoria, fin du 19ème siècle, les surnaturels, vampires et loups-garous, sont acceptés depuis Elizabeth, 1ère du nom, et sont même devenus des aides appréciables dans la domination de l’empire dans le monde.

 

Dans la haute société victorienne, les valeurs et les coutumes sont toujours strictes. Mademoiselle Alexia Tarabotti dérange, par son physique, par son allure et par son refus de respecter les convenances. A moitié italienne par son père, son teint sombre et son nez fort ne correspondent pas aux canons de beauté de l’époque, son franc parler hérisse, ses tenues vestimentaires ne suivent pas la dernière mode.


Elle possède aussi, à son corps défendant une propriété exceptionnelle, car elle n’est pas une surnaturelle mais une para-naturelle, elle ne possède pas d’âme, et elle peut, par simple contact physique, bloquer les pouvoirs des vampires, des loups-garous et autres fantômes.


Garriger1Alexia, puisqu’Alexia il y a, et je vous demanderais toute votre indulgence si je la nomme Amelia (l'explication suit plus bas), est attaqué par un jeune vampire affamé lors d’une soirée de la haute société londonienne or tous les vampires le savent, ou devraient le savoir, il ne sert à rien de s’en prendre à une para-naturelle. Celui-ci ne semble pas avoir connaissance de ce problème et il en meurt.


Notre héroïne et Lord Maccon, le bel alpha des loups-garous de Londres vont apprendre  que de nombreux vampires et lycanthropes solitaires ont disparu et vont se heurter à un groupe de savants racistes et mégalos qui veulent fabriquer des surnaturels pour mieux les vaincre.


Ils vont aussi se trouver dans des situations gênantes surtout pour une vieille fille célibataire dont les sens sont exacerbés par les baisers passionnés du Lord-garou.


Il est évident que l’auteur surfe sur la mode actuelle : une héroïne volontaire et téméraire, un pointe de bitlit, une touche d’Harlequin, un soupçon d’Amelia Peabody, d’Élizabeth Peters (ne s’appelle-t-elle pas Alexia Tarabotti), le tout avec un humour décapant . La sauce prend, la recette est savoureuse.


De très beau personnages pimentent (tant qu'à utiliser des termes culinaires, autant aller jusqu,au bout) ce récit, Lord Akeldama, beau Brumel vampire, extravagant dans ses tenues vestimentaires et hilarant dans les épithètes* dont il gratifie en permanence Amelia, oh pardon Alexia, le professeur Lyall, Beta de la meute et conseiller de Lord Maccon, qui, sous un aspect convenable et posé, est un redoutable espion dévoué à son maître.


Sourire et même parfois rire en lisant doit être une bonne thérapie car j’attends la suite avec impatience.

 

 

Les avis de YueYin, de Chimère,  de Karine et de Chiffonette

 

 

*ouais ** bon *** très bon **** j'aime

par Le Papou 

 


PS : *quelques épithètes de Lord Akeldama pour Alexia, ma ravissante, mon minuscule cornichon, mon doux perroquet, ma captivante crêpette, ma chère jonquille, mon trésor, mon bouton de rose, ma chère tulipe, ma perle, ma petite violette en sucre, mon pétale de rose, ma fleur de pétunia adorée, ma jonquille adorée, ma tourterelle.

Je subodore qu'en anglais, ils doivent encore plus trognons.

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28 mai 2011 6 28 /05 /mai /2011 20:45

J'ai trouvé ce livre dans une vente de garage que certains, outre-atlantique, appelle vide greniers.


Shellabarger1Pedro de Vargas, jeune hidalgo vit des jours heureux dans la ville Jaen en Andalousie, entre son père, ancien officier, sa mère et sa jeune sœur. Amoureux de la fille d’un riche noble de la ville, Luisa de Carvajal, et aimé d’une jolie gitane, Catana Perez, il va faire la rencontre de Juan Garcia  de retour des Indes (Amérique), punir les valets d’un autre noble qui convoite une partie des terres de son père, permettre à un esclave indien de s’échapper et entreprendre une démarche auprès de l’inquisiteur du village pour sauver la mère de Garcia .


Toutes ces actions, pourtant entreprises avec des bons sentiments, vont aboutir à son arrestation et à celle de sa famille par l’inquisition et à la mort de sa petite sœur sous la torture.


Réussissant à s’évader avec l’aide de Catana et de Juan, il va embarquer vers les Indes pour se joindre à l’expédition de Hernan Cortès.

C’est un vrai roman de cape et d’épée, qui a d’ailleurs fait l’objet d’un film à la fin des années 40, avec tout ce qu’on espère y trouver, des combats, des traitrises, de l’amour, de l’or, de la vengeance et la victoire des gentils sur les méchants. (Ces deux derniers épithètes n'étant pas destinés aux conquistadors et aux indiens si ce n'est en les inversant)


Ce qui m’a surtout intéressé dans ce roman c’est la conquête du Mexique par Hernan Cortès. Je connaissais son nom  mais je dois reconnaître que les conquêtes espagnoles dans le nouveau monde n’ont jamais été à mon programme scolaire, de mon temps on apprenait l’Histoire mais avant tout, l’Histoire de France. Est-ce encore au programme ?)


Samuel Shellabarger a été, de son temps, considéré comme le pendant américain d’Alexandre Dumas et j’avoue, moi qui suit un inconditionnel des ‘’Trois mousquetaires’’, que j’ai retrouvé dans cet auteur le même souffle, le même élan et la même facilité à raconter les aventures de ces héros.


Les romans de cape et d’épée et ceux sur la conquête du ‘’Far West’’ sont passés de mode, comme les films d’ailleurs, et c’est bien dommage. On y parlait de la valeur des actions, de la bravoure des héros et souvent de la victoire du bien sur le mal, j’aime bien ça.


Un bon moment de lecture qui ne restera pas impérissable dans mes souvenirs mais, de temps en temps, ce genre de moment suffit à mon bonheur et j'espère bien trouver un jour les autres romans historiques de cet auteur.

 

 

*ouais ** bon *** très bon **** j'aime

par Le Papou 

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26 mai 2011 4 26 /05 /mai /2011 13:36

J’aime les romans policiers et si en plus s’ajoutent une histoire d’indiens (amer-  les indiens), des paysages magnifiques, un policier -oh pardon-  un shérif sympa, une enquête compliquée et un style d’écriture acceptable, je deviens un lecteur repu et heureux.

Ce roman de Craig Johnson, encore un dont je viens de faire la connaissance, se passe au Wyoming dans des paysages dures mais superbes avec des Cheyennes et des Crows, cela s’annonçait donc pas mal.

 

Johnson1Melissa Little Bird est une métis Cheyenne et Crow, légèrement handicapée mentale, elle a été violée sauvagement par quatre jeunes blancs qui, compte tenu de leurs âges, ont été condamnés à des peines légères.

Cette condamnation a pu déplaire et, lorsque le cadavre d’un des quatre violeurs, est retrouvé tué d’un coup de carabine Sharp, Walter Longmire, shérif du comté d’Absaroka, ressent intuitivement que cette enquête risque de poser de gros problèmes au sein des communautés indiennes et blanches.


Aidé de son adjointe principale, Victoria Moretti dite Vic, une ex-policière de Philadelphie, arrivée dans la région en suivant son époux, de deux autres adjoints et de sa secrétaire Ruby, Walt va chercher l’assassin et son arme, un fusil de marque Sharp, assez ancien pour être une antiquité.


L’intuition du shérif se confirme lorsqu’un autre violeur est à sont tour abattu de la même manière.


J’ai beaucoup aimé les personnages, outre le shérif Longmire, veuf depuis peu, qui vit dans une maison délabrée et qui n’a pas envie de surmonter son cafard permanant, son adjointe Vic, qui jure comme un vrai cow-boy mais qu’il espère voir prendre sa place quand il partira à la retraite, son ami Cheyenne Henry Standing Bear, ancien soldat et propriétaire du bar du coin, un certain nombre de personnages secondaires gravitent autour tel Lonnie Little Bird, le père de Melissa, amputé des deux jambes, l’ancien shérif Lucian Conally, ancien pilote engagé dans les volontaires pour la guerre de Chine contre les Japonais, qui a perdu une jambe lors d’un attentat effectué par des trafiquants d’alcool.

Vonnie Hayes, une ancienne camarade d’enfance et Walter commence tout doucement une idylle et l’on ressent bien que, amochés par la vie, ni l’un ni l’autre ne veulent brûler les étapes.

 

Le tueur ne peut qu’être un tireur d’élite capable de toucher sa cible à plus de quatre cent mètres mais dans ces régions sauvages cela pourrait s’appliquer à de nombreux habitants.

 

Walter et Henry vont risquer leur vie au milieu d’une tempête de neige et le shérif trouvera enfin le tueur au fusil Sharp.

 

Après Tony Hillerman, Joseph Boyden et James D. Ross, Craig Johnson nous parle, avec beaucoup de talent, d’amour de la nature et de l’âme indienne.

 

De nombreux blogs ont donné leurs avis sur ce roman qui semble avoir fait l'unanimité,  Choupy, Keisha, Khatel, Papillon, Saxaoul, Virginie, Ys (dans l'ordre alphabétique pour éviter tout conflit de chouchoutage) et d'autres (inluant Cathulu) dont je n'ai malheureusement pas retrouvé les textes.

 

 

*ouais ** bon *** très bon **** j'aime

par Le Papou 

 

Le bémol du Papou :

Je ne sais si la traduction en est responsable, mais j’ai eu quelquefois, rarement heureusement, l’impression que le texte ne sonnait pas français et  j’ai trouvé de mauvais goût la traduction  des noms de famille indiens dans une préface du livre, d'autant que ces noms leur ont été imposé pour satisfaire les bureaux administratifs de leurs envahisseurs.

 

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