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Le dernier homme de Margaret Atwood

10 décembre 2009 4 10 /12 /décembre /2009 14:02

deja-dead.jpgDix ans déjà que ce premier livre de Kathy Reichs a paru et je ne le connaissais pas.

Je ne savais donc pas que son héroïne était un de mes personnages favori de séries américaines : Temperance Brennan eh ! oui, Bones elle-même.

Je me méfie toujours des romans qui deviennent des films et inversement. Il y a toujours des contradictions, des différences, des personnages en plus ou en moins qui font qu’on ne retrouve jamais le plaisir de l’un dans l’autre.

Mais, souvent, je préfère les livres aux films, car ils permettent beaucoup plus de souplesse et de complexité dans les personnages.

J’ai commencé à lire et j’ai su, tout de suite, que cette Temperance-là n’avait presque rien à voir, à part son nom, avec celle de la série.

D’abord, ça se passe à Montréal, ma ville d’adoption et j’ai pris un malin plaisir à suivre ces pérégrinations en essayant de trouver les petites erreurs topographiques de l’auteur.

Ensuite, mariée,  mère d’une fille adulte et divorcée, elle est certainement plus âgée que Bones, avec un tempérament plus féminin et surtout plus fragile.

Kathy Reichs est né à Chicago, devenu anthropologue judiciaire à Montréal, elle a créé ce personnage et participe à l’écriture de la série, elle doit savoir de quoi elle parle. Bon ! Booth n’est pas là et je comprends les réticences de la gente féminine, pas de FBI, pas d’institut Jefferson, pas d’équipe de scientifiques super intelligents mais une anthropologue isolée, qui recherche la vérité avec peu de moyen et une volonté insatiable de la trouver. Elle ressemble à Bones en se mêlant des enquêtes policières mais n’a ni sa certitude d’avoir raison ni sa force tranquille et la peur est sa compagne quotidienne.

L’écriture est facile, les dialogues sont plus en français qu’en québécois à part quelques sacres ou expressions typiques de cette province.

Je vais lire la suite des enquêtes écrites de Tempérance, d’autant qu’elles sont déjà achetées mais entre-temps je vais aller faire un tour avec Anne Perry et M. Monk.
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4 décembre 2009 5 04 /12 /décembre /2009 17:51

Si un livre me plait énormément, il ne dure pas la journée, s’il me plait moins, de deux jours à une semaine et s’il ne me plait pas, je ne le finis pas.

Je suis donc un très mauvais lecteur, même si je reconnais qu’il y a peu de livres que je n’ai pas terminés.

J’aime surtout les histoires que l’on peut raconter au coin du feu, et l’Histoire en général. Ce qui touche à l’ethnologie ou à la sociologie me fascine. J’ai moins d’atomes crochus avec les méandres compliqués des sentiments humains sauf s’ils sont accompagnés d’une histoire policière par exemple.

Conseillé par une connaissance, j’ai attaqué « La trilogie berlinoise » de Philip Kerr.

Réédition en 1 volume de trois romans policiers des années 80. J’ai, quand même, mis plus de 3 jours mais moins de 10, ce qui donne une idée de mon degré de satisfaction. (**)

Imaginez trois romans noirs dans le style américain des années 1930, écrits par un Écossais.( ?)

Les 2 premiers  se passent en Allemagne juste avant la dernière grande guerre.

Tantôt détective privé, tantôt membre de la Kripo, la police criminelle, le héros, désabusé et écœuré par le nazisme, se trouve mêlé à des meurtres et doit naviguer entre les différentes factions qui, tout en mettant leur pays en coupe réglée, se disputent quelques miettes supplémentaires de pouvoir.

Berlin est l’un des personnages du roman, d’où le titre, mais avec peut-être un peu trop de détails sur les noms de quartiers et de rues.

Des personnages qui ont marqué cette période, Goebbels, Heinrich, Himmler sont impliqués avec Hitler en filigrane, la guerre en devenir, les massacres non seulement des juifs, mais aussi des allemands communistes, homosexuels ou chrétiens, des tziganes, et les camps de concentration fonctionnent déjà. Ainsi, le personnage principal se retrouve dans un de ces camps comme prisonnier afin de retrouver des documents pouvant mettre en péril certains hauts gradés.

Le dernier tome se situe en 1947, après la défaite, dans un pays complètement ruiné et contrôlé par les alliés, surtout par les Russes qui avec leur MVD et leurs soldats incontrôlés et incontrôlables remplacent les instances nazies et leurs SS. Marié mais trompé, blessé, ancien prisonnier et encore plus désabusé, le héros doit aider un ancien partenaire de la Kripo  accusé d’avoir assassiné, à Vienne,  un soldat américain. Mais qui lui fait la demande ? Un officier russe du MVD.

On y retrouve donc de l’ethnologie, de la sociologie, de l’Histoire, du dépaysement et des intrigues policières..

Certaines intrigues sont compliquées et parfois à la limite du vraisemblable, mais, dans ce monde ou la morale, l’empathie et la sociabilité sont en train de faire place à la haine, à l’insécurité et à la folie, rien n’est invraisemblable et tout peut arriver.

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