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Un livre vit grâce à la recommandation passionnée qu’en fait un lecteur à un autre.

Henry Miller

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Le dernier homme de Margaret Atwood

3 février 2014 1 03 /02 /février /2014 04:56

La vengeance est un plat qui se mange froid

glacée.

*****

je suis "déçu et heureux" car j’ai trouvé en grande partie* le qui et le pourquoi de ce polar nordique.

*Voir mon billet.

 

Erica est enceinte au pluriel. Autrement dit, elle attend des jumeaux. Et si sa ligne et sa souplesse en pâtissent, ses facultés d'observation n'ont  rien perdu de leur agilité.

 

Magnus Kjellner a disparu. Nous, nous savons qu’il a été poignardé puisque le roman débute par son assassinat mais comme son corps demeure introuvable, les policiers ne font pratiquement rien.

« La Sirène », le premier roman de Christian Thysdell, un amis de Magnus, s’annonce comme un énorme succès de librairie.

Le corps de Magnus est enfin découvert sous la glace pendant que Christian  et ses amis, Kenneth et Erik, reçoivent des lettres de menace anonymes qui vont aboutir à des attentats vicieux dont seront victime, Kenneth, son épouse et les enfants de Christian.

 

Camilla Lackberg utilise le même schéma que dans son roman précédent. Certains chapitres concernent l’enquête et certains autres, intercalés, racontent l’enfance d’un petit garçon, traumatisé par la mort de sa mère, adopté puis rejeté par une famille et coupable d'une tentative de noyade sur sa petite soeur .

Qui est cet enfant, devenu adulte ? Christian ? Ce qu’on sait c’est qu’il était obèse (ce qui n’est pas le cas de Christian)  et le souffre-douleur, à l’école, d’Erik, Kenneth et Magnus ?

 

Le mot « vengeance » flotte au-dessus de toutes les pages du livre.

L’affaire se complique quand les policiers apprennent que Christian avait déjà vécu avec une femme et un enfant, retrouvés tous les deux noyés dans leur baignoire.

 

Selon certains éléments de l'enquête une femme serait l'instrument de la vengeance. Plusieurs possibilités s'offrent aux enquêteurs et à Erica qui, bien entendu, n'a pu s'empêcher de fourrer son petit nez dans les investigations de son mari.: La mère adoptive ? La sœur ? La femme de Christian qu’il n'aime pas ? Celle d’Erik, trompée et alcoolique ?

 

J’avais pris des notes au deux tiers du roman avec le nom de l’enfant adopté et l'origine de la vengeance.

Il ne manquait que le déclic*.

*Heureux et déçu donc !

La lecture du livre de Christian par Erica puis Patrick va leur donner une partie des éléments pour résoudre cette sombre affaire.

 

Les mots de Sharon, d'Argali, d'Apropos..., et de Tamara.

 

La Sirène de Camilla Lackberg, Actes Sud, 2012, Policier

*ouais ** bon *** très bon **** j'aime

 

Le conseil du Papou : J'ai fait l'erreur de commencer à lire « Le gardien de phare » avant "La Sirène".  Quand je m’en suis rendu compte, il était trop tard, j’avais plombé le coup de théâtre final qui n'a rien à voir avec l'énigme du roman mais oblige* le lecteur à acheter la suite.

*Je n'aime pas ça, être obligé de... !

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29 janvier 2014 3 29 /01 /janvier /2014 16:21

Je ressens intensément mes limites pour chroniquer un livre aussi dense et complexe.

 

J’ai eu tant de plaisir avec ses deux premiers romans, « L’arbre aux haricots » et « Les cochons au paradis », pourquoi  ai-je eu tant  de  mal  à  entrer  dans celui-là ?

J’aime Barbara Kingsolver. J’aime son style, ses mises en scène pleine de vivacité, ses descriptions courtes et colorées* et pourtant je n' étais pas à l’aise.

Et puis… le talent de cette magicienne de l’écriture l'a finalement emporté.

*Ses hypotyposes quoi ! (mot inconnu du signataire avant ce billet)

 

Je me suis posé de nombreuses questions et les réponses que je trouvais s’annulaient complètement au fur et à mesure de la progression du récit.

 

Ce n’est que vers la fin que je suis arrivé à une conclusion satisfaisante. « Un autre monde » est simplement le récit de la vie d’un écrivain Américano-mexicain nommé Harrison Shepherd*.

*Mais ce n'est pas que ça !

 

Harrison Shepherd est né d’un père fonctionnaire américain qui « à l’air de prendre son fils comme une bonne blague, plutôt qu’une offense majeur », et d’une mère mexicaine puérile, volage, frivole et intéressée  qui « a passé sa vie à essayer de s’habiller comme une américaine et à rêver d’épouser des américains » riches de préférence.

 

Une enfance et une éducation chaotiques l’ont incité à relater sa vie dans des carnets qui servent de base aux premiers chapitres.

Des circonstances fortuites l’amènent à fréquenter, dès l’âge de vingt ans, des personnalités historiques dont il deviendra petit à petit le cuisinier-secrétaire-chauffeur-factotum et parfois le confident :

Les peintres Diego Rivera et Frida Kalho, Léon Trotski, accueilli dans son exil par le couple mexicain, mais aussi André Breton, ce poète si imbu de lui-même dira Frida, et de nombreux artistes qui me sont inconnus*.

*Je suis loin d’être une référence

 

C’est avec une certaine ironie que Barbara Kingsolver décrit la vie de ce petit monde un peu fou opposée à la sérénité de son héros dont le seul désir est d'écrire un roman sur la destruction des Aztèques par le conquistador Herman Cortès.

 

À la suite de l’assassinat de Trotsky et de ses répercussions policières et politiques, il rentre aux États-Unis sans ses précieux carnets saisis par les enquêteurs.

Il s’installe à Asheville en Caroline du Nord, s’achète une maison, décide alors d’ouvrir le cadeau de Frida Kalho pour y trouver, cachés derrière une simple étude du peintre, tous ses carnets et les premiers jets de son manuscrit.

Devenu un auteur célébré par la critique et adulé par ses lecteurs, sa vie passée et son orientation sexuelle vont alors se trouver confronter à l'inquisition du MacCarthisme.

 

Barbara Kingsolver égratigne férocement certaines mentalités Étatsuniennes et même si nous sommes au deuxième tiers du vingtième siècle, J’ai eu l’impression que le réquisitoire de Barbara Kingsolver contre la paranoïa américaine du début de la guerre froide trouve un retentissant écho dans les évènements actuels.

Tout y passe, idées conservatrices et rétrogrades*, politiciens à la colonne vertébrale sinuant dans le vent médiatique, journalistes affabulateurs* pour soutenir la volonté des plus forts ou des plus riches*.

*J’aime les pléonasmes. *idem. *idem.

 

Un roman à lire.

Je n'ai trouvé que Papillon pour en parler.

 

Un autre monde de Barbara Kingsolver, Rivages, 2009, 618 pages, Roman.

*ouais ** bon *** très bon **** j'aime

 

Le bémol du Papou : J’ai été gêné par la multitude de mots castillans ou d’idiomes mexicains, certains traduits dans le texte et d’autres non. Les traducteurs, (il est vrai que ceux-ci traduisaient de l’anglais et n’étaient pas forcément hispanophone) et surtout l’éditeur aurait pu les annoter en bas de page ou en fin de chapitre.

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20 janvier 2014 1 20 /01 /janvier /2014 17:51

La maman littéraire d'Iris m'a envoyé le récit des aventures de son héroïne pour que j'écrive un billet. Je tenais à la remercier de sa confiance mais je ne suis pas sûr d'être le plus qualifié* pour les lectures de jeunesse.

*Vu mon (grand) âge.

 

Iris vient d'avoir 12 ans. C'est une jeune fille attachante, au caractère bien trempé et bien campé. Un mélange détonant de volonté, d'impatience coléreuse, d'émerveillements et de gentillesse envers sa fratrie plus jeune.

Suite à la disparition inexpliquée de son père, elle passe ses vacances au Croisic, chez le frère de ce dernier  où elle est contactée par deux étrangers. Elle se retrouve ensuite à Paris, chez son oncle maternel Anton, un musicien connu et muet.

 

 

J'évoluais dans cette histoire toute simple jusqu'à la narration de l'arrivée  quelques années plus tôt de la mère d'Iris et d'Anton complètement amnésique. On entre alors dans le fantasme de David Vincent* et de ses envahisseurs : Des galouks vivent sur notre planéte et ils sont... télépathes.

*Les moins de trente ans ne doivent pas connaître.

 

Qui sont-ils ? D'où viennent-ils ? Ce n'est pas précisé. On nous apprend seulement que ce sont des "touristes" abandonnés sur terre après une révolution "galoukienne" qui a obstrué les "passages".

 

Iris est donc une Galouk, comme sa mère et son oncle, comme la plupart des enseignants et des élèves de son collège, mais aussi, comme la plupart des grands terriens, Léonard De Vinci, Victor Hugo, Einstein etc..

*Ceci explique largement les problèmes de notre Karine...C'est une Galouk !

 

J'ai trouvé ce premier tome touffu. Il fallait, bien sûr, présenter les personnages, révéler leurs passés  et expliquer certaines situations. La suite* devrait certainement être plus simple.

*La suite est prévue.

 

Il y a de bonnes idées dans ces aventures qui mélangent mystères et sciences fictions. Par contre, je me suis très rapidement demandé si elles étaient destinées à des enfants, à des pré-adolescents ou même à de jeunes adultes.

PS: La photo vient du site d'Iris Chevalier (clic) et vous ne pouvez vous procurer ces aventures, semble-t-il, que par Internet.

 

Iris Chevalier et les secrets du jardin de Florence Cabre, F.Breurec Editions, Roman Jeunesse, Epub.

*ouais ** bon *** très bon **** j'aime

 

Le bémol du Papou : J'ai été gêné par les erreurs dans le vocabulaire d'Iris qui  ressemble plus à celui d'une petite fille de moins de dix ans, alors que certaines réactions sont celles d'une ado et même parfois d'une jeune femme.

 

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19 janvier 2014 7 19 /01 /janvier /2014 17:15

Résolution Christienne no 24

++++

Dès leur arrivée dans la région de Lymstock  pour une convalescence dans le calme et la tranquillité, Jerry Burton, blessé dans un accident d’avion, et sa sœur Joanna reçoivent une lettre anonyme mettant en doute leur parenté.

 

Après avoir fait la connaissance des notables de la région, le docteur Owen Griffith et sa sœur Aimée, le notaire Symington et sa femme, le révérend Caleb Calthrop  et Dane son épouse,  Mr. Pye et le colonel Appleton, ils se rendent compte que les calomnies frappent tout le monde.

Qui peut être ce corbeau qui terrorise toute la région ?

 

On ne ferait certainement pas appel à la police pour trouver l'auteur de ces libelles si Mrs Symington ne s’étaient empoisonnée après en avoir reĉu un.

 

Comme la police piétine dans son enquête, la fantasque Dane Calthrop, qui se demande pourquoi aucun des vrais secrets du village n’est dévoilé dans les accusations épistolaires, fait appel à son amie,  Miss Marple, pour trouver la solution.

L’inspecteur Nash et le spécialiste Grave, pensent par expérience* que l’auteur est une femme et ajoutent à leur liste de suspects, Megan, la fille d’un premier mariage de la victime, Elsie Holland, la jolie gouvernante des enfants du notaire, Emily Barton, qui loue sa propriété au Burton et Mrs Clear, la « sorcière » du coin.

*Ce qui est aussi mon avis.

 

La recherche du corbeau se fait tranquillement jusqu’à ce qu’Agnès la bonne des Symington, qui voulait demander un conseil à Mary, l'employée de Jerry et Joanna, est retrouvée poignardée.

Avait-elle vu quelque chose d'anormal au moment du suicide ?

 

Cette enquête va se terminer par une mise en danger, un chantage, le succès de Miss Marple, et par une fin très « Harlequin » qui prouve que notre Lady des romans policiers à la froideur très anglosaxonne avait aussi un cœur de midinette.

 

La plume empoisonnée d'Agatha Christie, Librairie des cHamps Élysées, 1949,

169 pages, Policier

 

Le bémol du Papou : ???

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10 janvier 2014 5 10 /01 /janvier /2014 19:20

Fanatisme historique et légendes poétiques

C’est l’histoire de L’Enfant d’Or racontée par lui-même. 8ème enfant et seul garçon d’une fratrie qui sera attiré, toute sa vie, par les femmes et plus spécifiquement par leurs seins et leurs fesses.

C'est l'histoire d'une mère qui va, au milieu de terribles bouleversements sociaux, élever ses enfants, ses petits-enfants et quelques neveux ou nièces.

C’est aussi l’Histoire de la Chine depuis l’invasion nippone de 1937.

 

Voilà résumée en quelques mots, une brique de 900 pages *!

* Après ça, qui osera écrire que je ne suis pas concis..

 

Je souhaite vous donner envie de la lire, mais je vous préviens, ce n’est pas un roman pour les petits cœurs mous.

Et, comme je suis d'humeur badine, je vais vous donner les raisons de ne pas le faire ce qui, je vous connais, devrait vous convaincre du contraire.

 

Si vous n’aimez pas les romans historiques, truculents, violents, lubriques, si la crudité des mots vous embarrasse, si le sexe vous gêne, si les seins vous laissent de glace et les fesses de marbre, si la complexité des patronymes chinois vous perd, vous déroute, vous égare ou vous désoriente, et si enfin vous n’aimez pas les récits asiatiques, alors, passez votre chemin ou lisez un des derniers romans à la mode*.

*J'en connais un.

 

Ainsi quand, parmi les premiers personnages vous rencontrez  Shangguan Lüshi, la belle-mère et Shangguan Lushi, la bru et que vous n’avez pas noté la différence*, reposez doucement le livre avant d’avoir envie de le pitcher** par la fenêtre.

*Si ! Si ! Il y a une différence…une petite chinoiserie… de  tréma.

**Joual : Jeter brutalement

 

La bru est sur le point d’accoucher de son huitième et supplie la déesse Guanyin d'enfin donner  la lumière* à un garçon après 7 filles, toutes nommées dans l'espérance future d'un petit gars** :

*Dar la luz : magnifique expression espagnole pour l'accouchement.

**Soit : « Fais venir le petit frère », « Appelle le petit-frère », « Amène le petit frère », « Pense au petit frère », « Espère le petit frère », « Songe au petit frère » et « Réclame le petit frère »

Si, après ça, vous voulez, quand même continuer, vous n’avez plus qu’à récupérer le bouquin dans le massif de rhododendrons.

 

Dans des scènes que ne désapprouverait pas le Grand Guignol vont naître des jumeaux hétérozygotes et un ânon*, tandis que des japonais et des maquisards se massacrent  et que meurrent des dizaines d’innocents.

*Pas de la même mère. J’en vois qui font du mauvais esprit.

 

Quelques mois plus tard les bessons sont baptisés, Enfant d’Or et Fille de Jade, par leur véritable père, le pasteur suédois Maroya, au moment où des maquisards violent Lushi à l’intérieur de l’église tandis que l’homme de Dieu se décloche**.

*Jintong et Yu Nü

*On se défenestre d’une fenêtre donc on doit pouvoir se déclocher d’un clocher.

 

La vie et les aventures de Jintong et de sa famille forment la trame de ce roman pendant cette période trouble de l’Histoire de la Chine, incompréhensible pour la quasi-totalité des chinois qui y participent à leur corps défendant et pour les Béotiens* et les Ignares** dont je fais partie.

*Habitants de la Béotie

**Habitants de l’Inkulturie

 

Les guerres civiles engendrent au sein des familles des situations funestes, des trahisons multiples, des massacres innombrables. Les hivers rigoureux et les famines ajoutent le désespoir à la ruine des populations et à la désintégration du tissu social.

 

Et dans toute cette sanie purulente, ces tueries sanguinolentes, cette folie ambiante des personnes et des idées, cette sauvagerie, cette brutalité, cette cruauté, cette férocité, cette barbarie, cette bestialité, quelques phrases de pure poésie viennent nous redonner de l’espoir*.

 *Je vous en ai noté quelques unes dans mon prochain « Pour vous en donner envie ».

 

Mao Yan a reçu le prix Nobel de littérature en 2012.

 

PS: J'avais une très faible connaissance de l'Histoire de la Chine de Chiang Kaï-Chek à Mao Zedong. Des millions de morts qui ne savaient ni pour qui ni pourquoi ils mourraient. Un nombre abstrait et sans signification réelle. Mo Yan, en donnant vie à ses personnages, le concrétise en partie.

 

Beaux seins belles fesses  de Mo Yan, Points, 2005, 895 pages, Roman

*ouais ** bon *** très bon **** j'aime

 

Le bémol du Papou  : Trop de morve qui dégouline, trop de merde, trop d'urine, trop de pourriture... et, j’ai eu d'énormes difficultés à imaginer un marché où se vendraient des petites filles.

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31 décembre 2013 2 31 /12 /décembre /2013 15:41

Un coup de coeur pour terminer l'année ou pour commencer la nouvelle.

 

Erik Frankel, un ancien professeur d’histoire et spécialiste de la dernière guerre est retrouvé assassiné.

Erica Falck* lui avait confié une médaille avec la croix gammée, trouvée dans les affaires d’Elsy, sa mère décédée, en même termps que plusieurs cahiers datant des années 40.

*Personnage récurrent de la série, écrivaine et compagne de Patrick l'enquêteur.

 

Elle va rencontrer dans ces carnets une mère complètement différente de la personne froide et insensible qu'elle a malheureusement connu.

 

Deux récits s'intercalent dans cet excellent roman qui est loin de n'être qu'une enquête criminelle. D'un côté le déroulement des évènements durant la guerre et de l'autre leurs conséquences sur l'évolution de la vie des personnages.

À l’adolescence, Elsy, Erik, Franz et Britta formaient un groupe d’amis dont le héros était Axel, le frère ainé d’Erik. Comme souvent chez les adolescents, les sentiments étaient confus. Britta aimait Hans le révolté qui n’avait d’yeux que pour Elsy.

 

En 1943, en Norvège, Axel est arrêté par les allemands et en 1944 le père d’Elsy ramène sur son bateau un jeune résistant norvégien.

Soixante années plus tard, les conséquences de la guerre et un lourd secret semblent avoir provoqué l’assassinat d’Érik.

 

De nouveaux personnages  font leurs apparitions,  Paula une nouvelle enquêtrice lesbienne dont la compagne attend leur bébé, Rita, sa mère, que Bertil Mellberg, le chefaillon de police paresseux, semble apprécier et Ernst.

Je vous laisse le soin de découvrir qui sont Ernst et son amie Señorita.

 

Les avis d'Hydromielle, et d'Àproposdelivres.

 

L'enfant allemand de Camilla Lackberg, Actes Sud, 2011, 455 pages, Roman

*ouais ** bon *** très bon **** j'aime  Coup de coeur

 

Le bémol du Papou :   Camilla Lackberg n’avait nul besoin de tomber dans une fin incroyable. Bon, cela reste quand même un coup de coeur.

 

 

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24 décembre 2013 2 24 /12 /décembre /2013 15:34

 Attention : coup de

 

Cela va faire exactement deux ans que je tiens ma résolution de vous commenter un Agatha Christie chaque mois.

J'ai une mauvaise nouvelle : Je continue en 2014

 

 

Au petit-déjeuner, tout le village de Chipping Cleghorn découvre, dans la gazette locale, la petite annonce suivante :    « Un meurtre est annoncé, qui aura lieu le vendredi 29 octobre à dix-huit heures trente à Little Paddocks. »

 

On n'annonce pas un assassinat à l'avance, pense tous les habitants incluant ceux de Little Paddocks, Letitia Blacklock et Dora Bunner qui ne sont pas les moins surprises.

Serait-ce une amusante murder party imaginée par quelque facétieux ? Aussi, tout le voisinage, émoustillé, se retrouve-t-il à Little Paddocks pour attendre l'heure fatidique dans la bonne humeur. À dix-huit heures trente, la lumière s'éteint, un agresseur masqué paraît, des coups de feu éclatent mais... c'est l'étranger qu'on retrouve mort tandis que Miss Blacklock saigne abondament de l'oreille.

 

La victime était un petit escroc d'origine suisse mais pourquoi voulait-il tuer Miss Blacklock ?

Le mobile demeure inconnu  jusqu'à ce qu'on découvre qu'elle serait la légataire d'une importante fortune dès le décès de la femme de son ancien patron qui est agonisante.

 

Ses constatations amène l'inspecteur Craddock et Miss Marple à croire que l'agresseur agissait pour une autre personne qui l'a occis pour éviter d'être trahi.

 

Il y a donc une ou plusieurs personnes qui pourraient profiter du décès de la propriétaire de Little Paddocksa. Ses cousins éloignés, Patrick et Julia qui vivent sous son toit mais aussi les enfants, des jumeaux, de sa belle-soeur partie trente ans plus tôt, qui pourraient vivre au village sous de faux noms.

 

Et puis... les meurtres se multiplient...

 

J'ai beaucoup apprécié ce roman de notre Lady et je le considère comme un de ses meilleurs. Une introduction amusante, une machination diabolique, des pistes multiples pour nous mener dans toutes les directions sauf la bonne et un dénouement insolite et inattendu provoqué par Miss Marple.

Un petit bijou qui vaut un

 

Un meurtre sera commis le... d'Agatha Christie, Librairie des Champs-Élysées, 1951, 179 pages, Policier.

*ouais ** bon *** très bon **** j'aime

 

Le bémol du Papou :  Aucun.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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20 décembre 2013 5 20 /12 /décembre /2013 16:35

En l’an de grâce 1471, la jolie Kathryn Swinbrooke est médecin et coroner de la ville de Cantorbéry.

 

La guerre civile des deux roses vient de se terminer par les batailles de Barnet et Tewkesbury et le roi Edouard IV va stabiliser le royaume  jusqu’à sa mort en 1483.

Une guerre civile ne se fait pas avec des roses* et les résultats en sont toujours désastreux. Les vaincus sont maltraités voir massacrés par les vainqueurs et les coffres de l’État, autrement dit du Roy, sont déserts comme un champ de blé après le passage d'une nuée de locustes.

*Je voulais la faire, celle-là.

 

Pour renflouer les caisses on envoie des « percepteurs » sans scrupule*, appelé fermiers généraux qui profitent de leurs pouvoirs pour s’enrichir et obtenir des faveurs dans la mesure où ils n’exagèrent pas leurs prévarications.

* ! Attention : Pléonasme

 

Maitresse Swinbrooke est appelé à se rendre sur les lieux de quatre meurtres survenus quelques jours avant Noël alors qu’une neige abondante et un froid polaire fait grelotter les habitants de Cantorbéry.

Les trois premiers sont relativement simples puisque Blunt, un peintre et maitre archer,  avoue avoir fléché sa jeune épouse infidèle et ses deux galants.

Le dernier assassinat, survenu à l’Auberge du Vannier, parait plus mystérieux et surtout plus ennuyeux. Non parce que la victime est un de ses fermiers généraux haï par la population mais parce que l’argent du Roy a disparu. La justice du souverain est nettement plus implacable pour le vol de son or que pour l'assassinat de son agent.

 

Notre jolie "coroner" se trouve devant une situation impossible. La victime, Sir Erpingham, a été empoisonnée dans sa chambre barrée*, dont elle seule possédait l’unique clé, et rien ne permet de savoir comment le poison lui a été administré.

* fermée à clef

 

L’Irlandais, Colum Murtagh, commissaire du Roy et soupirant de notre médecin -qui ne peut consentir à ses avances car elle est toujours mariée. Son mari a disparu pendant la guerre sans que son corps ne soit retrouvé- va devoir montrer son pouvoir car tous les clients de l’auberge sont reliés au défunt, soit comme employés soit comme victimes de chantage.

L'assistant de Sir Erpingham, le cauteleux Vasavour, est retrouvé noyé et quelques pièces d'argent sont retrouvés dans sa chambre.

Pour enfin découvrir la solution, Kathryn devra rendre visite à Blunt en prison et surveiller les jeux de Wuf, le petit orphelin qu'elle a adopté.

 

Le marchand de mort de C.L. Grace, 10-18, 1999, 250 pages, Policier

*ouais ** bon *** très bon **** j'aime

 

PS : J'avais envie de me replonger dans cette époque.

PPS : J'adore les couvertures de cette série.

 

Le bémol du Papou : Intrigue relativement facile mais l'intérêt de cette série tient, avant tout, à la profession de l'héroïne dans cette fin de Moyen-Âge.

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17 décembre 2013 2 17 /12 /décembre /2013 16:57

Dans la série, « Le Béotien » se cultive avec les "Nobelisés", voici, après Doris Lessing et en attendant Mo Yan, l'auteur péruvien Mario Vargas Llosa.

Entre temps il y aura quelques lectures plus faciles, un C.L. Grace dont j'ai envie depuis quelques temps, un Lady Agatha pour ma résolution mensuelle, et peut-être un Léo Mallet ou un Louise Penny.

 

Au nord du Pérou, près de la frontière équatorienne dans la petite ville de Talara, un cadavre affreusement mutilé est retrouvé pendu et embroché sur un caroubier.

 

Le lieutenant de police Silva et le sergent Lituma vont tenter d'élucider le meurtre de Palomino Morelo, ce jeune militaire de la base aérienne toute proche que dirige le colonel Morneau.

 

Avec ce court roman de 190 pages. l'auteur nous offre une satire virulente des problèmes sociaux du Pérou quand la pauvreté des plus nombreux* se heurte à la morgue et aux privilèges des nantis et des militaires. 

*incluant les gendarmes

 

Dans ce texte d'une plaisante truculence  proche de la paillardise, l'auteur fait vivre la pittoresque population de ce village minable en opposition à l'austérité et à la rigidité des officiers de la base aérienne.

 

Je ne vous dirai rien sur les raisons obscures ni sur les auteurs de cet étripage.

Mais j'ai trouvé hilarante l'évolution progressive des rumeurs qui circulent dans le village où la population n'a, en fait, aucune idée de ce qui s'est réellement passé.

 

PS: Quelqu'un pourrait-il me dire pourquoi ce roman m'a fait penser au "Désert des tartares" de Dino Buzzati ?

 

Gridou a donné son avis, Keisha aussi, ainsi qu' Yspaddaden,

 

" Qui a tué Palomino Molero ?" de Mario Vargas Llosa, Folio, 1989, 190 pages, Roman

*ouais ** bon *** très bon **** j'aime

 

Le bémol du Papou : Obscures, les raisons !

 

 

 

 

 

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12 décembre 2013 4 12 /12 /décembre /2013 15:16

Plusieurs blogs* avaient attiré mon attention sur ce roman pour deux raisons.

*L'Oncle Paul, Antigone, Alex, Aproposdelivres, Claude, (cliquez sur les noms) mais aussi Yv, Stéphie et Sandrine dont je n'ai pas retrouvé les billets**.

** Désolé !

 

D'abord, c'est un thriller et j'en lis beaucoup, trop disent certaines mauvaises langues.

 

Et surtout, j’ai bien connu dans "l'temps longtemps"* le lieu où se déroule l'action, l'île de La Réunion, pour y avoir vécu deux années, zoreil parmi les zoreils mais devenu amoureux de la culture créole, de son langage et de ses habitants.

*Jadis

J’y suis retourné vingt-huit années plus tard. La déception tenait plus aux souvenirs qu’à la réalité. J’aurai dû savoir qu'on ne remonte pas le cours du temps.

 

Ce thriller se passe le long de la côte ouest de l’île, entre Saint-Gilles et l’anse aux cascades.

Une histoire à tiroirs, un vrai tourne-page où les coups de théâtre improbables succèdent aux coups de théâtre invraisemblables, où notre perception du drame change à chaque chapitre, où notre choix du méchant évolue comme la route de Cilaos quand chaque virage semble vous ramener sur vos pas.

 

Liane Bellion a disparu de sa chambre d’hôtel et des taches de sang laissent supposer qu’un drame s’y est joué dont le mari, selon les témoins, serait responsable.

Après avoir collaboré avec la police, Bellion disparait avec sa petite fille de six ans et commence une cavale à travers l’île avec toutes les forces constabulaires à sa poursuite.

On se doute qu’il y a autre chose puisque dans cette première partie, dans ce premier tiroir, on trouve un texte écrit sur la voiture de location : "rendé vous Anse dé cascad 16 h vien avec la fille"

 

Des meurtres vont jalonner cette cavale, un vagabond, une grand-mère et enfin la petite amie d’un lieutenant de police.

Pour être honnête, on se doute très rapidement, que l'auteur nous balade. C'est trop facile, dirait mon petit-fils qui ne lit pas de polars mais adore les îles...flottantes.

Malheureusement, Je n'ai ressenti aucun amour de l’auteur pour cette île magnifique ; des descriptions détaillées façon guide Michelin, quelques bribes de parler local pour la couleur et quelques petites erreurs sociales, rien pour vraiment donner envie d'y passer des vacances.

 

Ne lâche pas ma main  de Michel Bussi, Presse de la Cité, 2013, 374 pages, Thriller

*ouais ** bon *** très bon **** j'aime

 

Le bémol du Papou : Les apartés de la petite Sofa ne servent pas à grand chose sauf à dissimuler un faux suspens.

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