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Un livre vit grâce à la recommandation passionnée qu’en fait un lecteur à un autre.

Henry Miller

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Le dernier homme de Margaret Atwood

7 décembre 2013 6 07 /12 /décembre /2013 20:33

Troisième roman de Louise Penny lu depuis quelques mois.

Pour le premier, j’écrivais : « Un jour, j’aimerai bien aller boire du thé et manger des scones à Three Pines. »

Pour le deuxième, j’ajoutais " je fêterai bien Noël au milieu de sa population".

Après le troisième, j'éviterai de m'y installer de peur d'être la victime suivante.

 

Pendant les fêtes de Pâques, si l’amitié  et la convivialité sont toujours présentes, une atmosphère délétère s'étend sur le village quand une spirite accepte d'invoquer les esprits.

Lors d’une deuxième séance dans la lugubre maison des Hadley, Madeleine, terrorisée, s'écroule morte.

 

Décès suspect qui provoque le retour au village de l’inspecteur  Gamache et de son équipe. L'autopsie leur apprend que la victime avait consommé une forte dose d’éphédra, plante utilisée par la médecine chinoise mais toxique à forte dose et interdite à la vente.

Nos policiers commencent des recherches sur le passé de Madeleine, cette femme aimée de tout son entourage et admirée par certains hommes. Un astre solaire dont le rayonnement pouvait brûler ceux qui l’approchaient.

Quelques années plus tôt, après un cancer,  elle avait tout abandonné, réussite professionnelle et mari, pour s'installer chez  Hazel, une ancienne amie universitaire.

 

Au milieu de cette enquête difficile, Gamache doit faire face à une cabale journalistique, provoquée par certains dirigeants de la Sureté du Québec, qui entraine toute sa famille dans ses miasmes de fausses révélations.

Deux membres de son équipe semblent faire partie de ce complot, l’agent Lemieux, apparu depuis peu, et l’inspectrice Nichol dont le sans-gêne et l’insolence irritent tous ceux qui travaillent avec elle.

 

Louise Penny a le génie de créer des personnages singuliers comme l’ancien bûcheron qui entend les arbres, la sorcière, la poétesse acariâtre et  d’inventer des meurtres complexes loin de la vulgarité des crimes sanglants.

Une Agatha Christie moderne où même Gamache a des airs d’Hercule Poirot, non dans la silhouette, mais dans sa manière d’écouter et de faire parler ses interlocuteurs et même, cette-fois-ci, dans le final pour désigner l’auteur du meurtre.

 

Le mois le plus cruel de Louise Penny, Actes Sud, 2012, 404 pages, Policier

*ouais ** bon *** très bon **** j'aime

 

Le bémol du Papou  : Madame Penny aurait-elle quelques griefs envers les grands patrons de la Sureté du Québec ?

 

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2 décembre 2013 1 02 /12 /décembre /2013 21:28

Encore une lecture doudou mais bon, je suis malâââde et n’ai pas envie de faire travailler trop fort les quelques neurones qui me restent.

 

C'est mon sixième billet sur cette série et vous en connaissez déjà les principaux personnages. La ville de Venise, tout d'abord, avec ses problèmes de ville lacunière, le commissaire Brunetti ensuite, fier vénitien, plutôt réservé et malicieux surtout envers son chef le condescendant vice-questeur Patta, aussi franc qu'un âne qui recule surtout si son poste est en danger. Le sergent Vianello, adjoint de Bruinetti et enfin la famille du commissaire, Paola, sa femme, professeur et fan de Henry James et leurs deux adolescents, Raffi et Chiara. Il en manque une, vous saurez qui* seulement vers la fin de ce billet.

 

On retrouve dans une zone industrielle de Mestre, en banlieue de Venise, le corps d’un homme, habillé en femme, maquillé comme une pute, le visage écrasé et les jambes rasées.

La première difficulté pour Brunetti est de trouver l’identité du mort. Il dirige ses recherches vers le milieu de la prostitution masculine.

 

Quelle n'est pas sa surprise d'apprendre que la victime était le directeur de la succursale de la Banque de Vérone. L’enquête se heurte alors à un avocat connu, président d’une organisation caritative « La ligue de la moralité »,  qui entretient des relations très étroites avec cette banque et avec le milieu des travestis.

 

La souffrance accompagne Brunetti tout au long de cette histoire : la chaleur suffocante, les miasmes et la puanteur des canaux, l’absence de sa famille partie en vacances et enfin une tentative d'assassinat qui va coûter la vie à une jeune policière.

 

Reste les péripéties amusantes  de la femme de Patta, cliente de l'avocat mêlé à l'enquête, qui vient d'abandonner son mari pour un producteur de films XXX. Brunetti va profiter habilement de cette situation pour  obtenir l’aide du vice-questeur.

 

Un vénitien anonyme  de Donna Leon, Points, 1999, Policier

*ouais ** bon *** très bon **** j'aime

 

*Celle qui fait sa première apparition dans ce tome est  la secrétaire de Patta, la belle et efficace Elettra, .

 

Le bémol du Papou : Des fautes d’impression tout au long du bouquin. Édité en France, mon œil !, ou alors par des moldaves illettrés. Ce n’est pas à l’honneur de l'Éditeur.

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28 novembre 2013 4 28 /11 /novembre /2013 16:49

Ceux qui aiment la celtitude connaissent Fidelma de Kildare, religieuse et dalaigh*, et soeur du roi de Muman. Dans cette deuxième moitié du VIIè siècle, elle mène des enquêtes sur les meurtres et les conflits politiques ou religieux  en Irlande et partout où ses voyages l'emmènent.

* avocat dans les anciennes cours de justice d’Irlande

 

J’ai lu un certain nombre des enquêtes de sœur Fidelma dont son dernier, « La colombe de la mort », que j’ai commenté dans ce blog.

L'enquête lors de ce pèlerinage vers Saint-Jacques-de-Compostelle est plus ancienne.

 

L' « Oie bernache », un navire commandé par le rugueux et expérimenté Murchad, emmène une dizaine de religieux, hommes et femmes, vers le lieu saint quand  une des  sœurs Muirgel est assassinée, jetée à la mer puis assassinée de nouveau.*

*Oui, je sais, ce n’est pas possible et pourtant, cela fut !

 

Fidelma a entrepris ce pèlerinage pour réfléchir à sa vie, à ses relations avec le saxon Eadulf et aux choix qu'elle doit faire entre ses devoirs religieux et ceux d'avocate. Elle rencontre sur le bateau Cian, son ancien amour de jeunesse, qui l’avait abandonné et profondément blessé 10 années plus tôt, ce qui n’améliore pas ses sombres pensées.

 

À cette période, l’église irlandaise ne s'est pas encore pliée aux dictats de l’église de Rome. Moines et religieuses peuvent vivre ensemble et avoir des relations sexuelles, ce dont ne se privait pas Sœur Muirgel, qui, après Cian, offrait ses ébats à Gruss, un autre moine qui chute par-dessus bord dans des conditions suspectes.

Des meurtres, des pirates saxons, le naufrage d’un autre navire, des tentatives d’assassinat sur Fidelma, il va falloir toute la sagacité de notre princesse irlandaise pour trouver l’auteur et les raisons tout en essayant d’occulter ses ressentiments envers son ancienne flamme.

 

J’aime bien cette série "doudou" qui nous emmène dans une civilisation brutale voire impitoyable et pourtant beaucoup plus moderne que la nôtre  sur la place faite aux femmes dans la société.

 

Le pèlerinage de soeur Fidelma de Peter Tremayne, 10-18, 348 pages, Détective

*ouais ** bon *** très bon **** j'aime

 

Le bémol du Papou  : Cian est un vrai salaud même un peu trop.

 

 

 

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27 novembre 2013 3 27 /11 /novembre /2013 15:41

Si vous voulez sourire pendant pendant qu'une blancheur tristounette et silencieuse s'accumoncelle autour de votre terrier.

Si vous voulez savoir qui sont les Sérères*, où vivent-ils, querlles sont leurs coutumes et leurs légendes.

* Au début, je lisais Sévères ...faut que je change mes lunettes.

Lisez Boucar Diouf !

 

Si vous souhaitez reconnaitre un chat d’un lion, et une bûche d’un crocodile ce qui est important surtout si quelqu'un vous dit « prends une bûche et assieds toi »*

*Expression québéco-bûcheronne.

Si vous voulez avoir de vraies informations sur le choc des cultures, le choc des températures, le choc des carambolages hivernaux et enfin celui de l'immigré en  gougounes (lui) ou de l'immigrant en saharienne (moi).

Lisez Boucar Diouf !

 

Si vous prenez conscience d’être un mouton allègrement tondu par les politiciens, un nigaud qu'on attrape avec des promesses sans lendemain, un innocent attiré par le bling bling et les couleurs des candidats, pacotilles qui disparaitront dès l'élection terminée :

Lisez Boucar Diouf et le chapitre intitulé « La danse nuptiale des politiciens » !

 

Pendant cette lecture, j’ai mis un tas de petits indexes de toutes les couleurs si bien que le livre ressemble maintenant à un char de carnaval carioca, sans la samba ni les danseuses.

Aphorismes, dictons, proverbes émaillent ce bouquin par dizaine*.

*En fait plus de 100, je les ai comptés.

 

Si vous souhaitez faire votre « Jo-connaissant » en utilisant des images exotiques sans citer vos sources, ce que j'ai vu faire sur certains médias sociaux.

Lisez Boucar Diouf, il vous les donne, lui !

 

Sous l'arbre à palabres, mon grand-père disait...de Boucar Diouf, Les intouchables, 2007, 207 pages, Société

*ouais ** bon *** très bon **** j'aime

 

Le bémol du Papou : Tout n’est pas parfait. Il y a quelques faiblesses, quelques maladresses, et un « medley » de tous les sentiments et ou ressentiments d’un exilé qui veut faire sa vie dans un nouveau pays.

La couleur de la peau n’évite pas la douleur des épines*.

*Non ! Ce n’est pas de Boucar, mais ça pourrait.

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25 novembre 2013 1 25 /11 /novembre /2013 16:43

Je lis peu de BD. Surprenant ! Surtout si on sait que ce média fût, durant ma jeunesse, ma principale source de lecture !

La BD coûte chère pour son temps de lecture.

 

Alors, pourquoi l'ai-je acheté ? 

Parce qu'une émission de télévision nous présentaient les auteurs comme les premiers bédéistes québécois édités par une maison française*.

*On devrait pas regarder la télé.

 

J’ai donc profité de mon passage au salon du livres de Montréal pour me procurer le dernier album mais, je n’ai pas pu le faire dédicacer, découragé par la file d’attente de pré-adolescentes et de pré-pré-adolescentes qui cacardaient depuis le stand jusqu’au fin fond du hall.

J’ai commencé à avoir des doutes mais j'avais déjà payé.

 

C’est une BD de "chicklit" pour adolescentes qui m’a rappelé Archie*, une des BD les plus connues de ces cinquante dernières années avant les Iphones,  Ipods, Ipads ou autre Tablets. La principale différence étant l’âge des héros, les16 et 18 ans de l’époque sont devenus des 14 à 15, ou moins.

*Une vieille BD américaine crée avant ma naissance

 

Les aventures sont toujours les mêmes, l’amour, encore l’amour, toujours l’amour avec si possible plusieurs filles qui capotent* sur le même bôôôô (!) garçon. Ajoutez une bande de jeunes musiciens avec leurs "girlies" et, quand même, un psycopathe de service pour corser l'histoire.

*Tombent amoureuse.

 

Les dessins sont agréables, les filles toujours belles, les beaux garçons sont "trop" et les moches ont un peu la laideur comique des dessins animés japonais.

 

Une BD qui, pour plagier une pub qui fit mes délices au siècle dernier, devrait plaire à toutes, de 9 à 99 ans, .

 

Les nombrils, T6, un été trop mortel, de Delaf et Dubuc, Dupuis, 2013, 50 pages, BD

*ouais ** bon *** très bon **** j'aime

 

Le bémol du Papou : Le ou la "Fru" du jour.

Sur le lit, Albin, le nouveau "petit ami" de Karine, lui demande  : « Tu es sure que tu veux le faire ». Elle, gênée, de répondre :« Oui, je suis sure ». Finalement, ils parlaient de faire, ensemble, ... le ménage*. Ouache !

*Vous avez dit "adulte" (bis) !

 

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23 novembre 2013 6 23 /11 /novembre /2013 15:08

Louis Penny nous propose un personnage exécrable, détestable, épouvantable, haïssable, odieux, et pour ajouter l'injure à l'opprobe, mère indigne et épouse infernale. Ceci dit, méritait-elle d'être électrocutée pendant une partie de curling sur le lac gelé ?

Peut-être ! Non, bien sur.  Elle avait un côté que j'appréciais, elle se prenait pour Aliénor d'Aquitaine*, personnage historique que j'adore malgré son ambiguité et ses choix maritales.

* Ici -> mon billet sur cette double reine

 

Dans le petit village de Three Pines, introuvrable* sauf si on se perd, il se passe parfois de vilains évènements qui permettent à Armand Gamache d'y revenir et de retrouver avec plaisir ses habitants qui, en dépit de leurs fêlures** passées, y ont trouvé amitié et sérénité.

* Malheureusement.

** On parle beaucoup de fêlures.

 

CC de Poitiers a donc été assassinée par électrocution au milieu du lac gelé sous les yeux d'un village entier... qui n'a rien vu. Gamache et son équipe vont devoir trouver le modus operandi, les raisons, et enfin le meurtrier.

 

En même temps, notre enquêteur, en revisitant des affaires non résolues, trouve dans la boite des indices du meurtre d'une sans-abri, un livre de poésie de Ruth Zardo, la poétesse du village et quelques lettres majuscules sans signification.

 

Voilà, vous savez le principal. Il est évident que les deux meurtres vont se relier mais Louise Penny nous entraine habilement vers une multitude de fausses pistes et le lent Gamache s'y aventure allègrement*.

* Lent et allègrement ! Je me surprendrai toujours...

 

Le titre de ce livre aurait pu être "Les conséquences d'une l'enfance maltraitée" mais comme dirait mon petit Lou, "c'est trop facile !".

 

Le principal personnage de ces enquêtes reste le village. Lors de ma première lecture*, je souhaitais m'y réchauffer avec un thé et des muffins, cette fois-ci, j'irai bien y fêter Noël*.

* Vous serez pourquoi dans mon prochain : "Pour vous en donner envie."

 

PS: Je conseille cette lecture à tout ceux qui ne connaisent pas la beauté et la fraîcheur des hivers québécois.

 

Sous la glace  de Louise Penny, Flammarion, 2011, Policier

*ouais ** bon *** très bon **** j'aime

 

Le bémol du Papou : J'avais trouvé le meurtrier bien avant notre détective, mais ça n'avait aucune importance.

 

 

 

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17 novembre 2013 7 17 /11 /novembre /2013 22:35

Afficionado de Cathulu, mon billet, cette fois, ne sera pas aussi concis que les siens mais sera largement plus court qu'à l'habitude.

 

Je ne suis ni fauconnier ni chasseur.

J’ai un penchant pour les rapaces nocturnes et non diurnes.

 

Pourtant, j’ai apprécié cette randonnée du Montana jusqu’au Nouveau-Mexique en compagnie de Dollie, un jeune faucon pèlerin femelle, que le narrateur voulait ramener à la vie sauvage.

 

Je suis un enfant* des villes, baptisé au sirop de trottoir, pourtant les livres sur la nature m’ont presque toujours rempli d’une certaine félicité, le dépaysement peut-être , ou l'envie,  ou la jalousie d’être complètement incapable d’y subvenir à mes besoins.

*vieil enfant serait plus approprié…mais enfant quand même.

 

Comme l'a mentionné Choupy, :  '"il faut le lire".

Vous passerez un excellent moment, rencontrerez des gens simples et heureux, apprendrez quelques bribes de l'histoire des États-Unis et connaitrez certaines vérités sur les abérrations environnementales que  provoquent certaines décisions économiques.

 

Rites d'automne de Dan O'Brien, Folio, 1988, 247 pages, Récit.

*ouais ** bon *** très bon **** j'aime

 

Le bémol du Papou : Ceux qui abhorrent la chasse de subsistance devraient plutôt lire un thriller bien glauque sur un tueur sadique.

 

 

 

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13 novembre 2013 3 13 /11 /novembre /2013 13:46

J’ai lisé* « Allumer le chat »

*Liser : lire avec une liseuse (dictionnaire : Le Petit Papou moderne)

 

Il y a des auteures* et des auteurs que j’aime. Barbara Constantine en fait partie.

*Surtout des * avec e*.

 

Dans ses bouquins, il y a toujours un enfant. Cette fois-ci il se nomme Rémi, même pas 6 ans, au visage couvert d’eczéma, le fils de Josette à qui Raymond, son père, ne parle plus depuis huit ans.

Généralement on y trouve une bonne personne. La douce Mine, la mère de Josette, la grand-mère de Rémi et l’épouse de Raymond qui réussit à le convaincre  de soigner leur petit-fils.

Bien sur, on rencontre aussi quelques vilains comme Martial, le père de Rémi, qui préfère batifoler avec Édith, la "meilleure amie" de Josette, ou Robert le père d’Édith qui n’est pas son vrai père, qui ne le sait pas, et aurait causé le suicide de sa femme, vraie mère d’Édith, elle.

 

De nombreux personnages pittoresques s'agitent aux alentours. Pierrot le croque-mort qui photographie artistiquement ses clients, Momo le fossoyeur braconnier, Geneviève la femme de ménage et son tolard inconnu, Marie-Rose qui veut écrire un livre de recettes "sauvages" comme "Le pâté de rats", Monique qui traduit des  polars américains, qui a quitté sa famille avec son cadet Jack, 10 ans et alcoolique. D'autres encore que j'ai dû notebooker* au fur et à mesure pour m'en souvenir.

*Notebooker : prendre des notes sur une liseuse (le Petit  Papou moderne)

 

Et puis il y a les évènements qui bousculent le traintrain des familles. Martial qui décède après avoir télescoper un cerf, et Robert le Stupide, qui se tue en essayant un piège à cambrioleurs. Les retrouvailles d’Édith et de Josette qui, après la mort de leur mari et amant, se trouvent des affinités sexuelles.

 

Il y a surtout un énorme secret qui se dévoile au fur et à mesure de notre lecture.

 

Même si j’ai passé un excellent moment, je n’ai pas éprouvé le même bonheur qu’avec « Tom petit Tom tout petit homme Tom », où je mentionnais déjà la simplicité de l’écriture, et surtout avec « Et puis Paulette… », auquel j’avais accordé un petit .

 

 « Allumer le chat » étant le premier roman édité de l'auteure, l’histoire de Tom son quatrième et celle de Paulette son cinquième, il y a donc une progression qui, si elle n’est pas garante de l’avenir, me rend impatiemment curieux de son prochain.

En attendant il me reste  « A Mélie, sans mélo » et « Voisins, voisines et Jules le chat », les numéros deux et trois.

 

Chat ! J'oubliais Le Chat ! Il y a toujours un chat... ou deux. Dans celui-ci, chez Raymond et Mine, vit Bastos, le chat philosophe, que Raymond voulait "allumer" car il avait l'impression qu'il se foutait de sa gueule, ce qui, d'ailleurs, n'était pas faux. Puis survient Riton qui, comme son nom ne l'indique pas, est une chatte. Ce n'est jamais facile de déterminer le sexe d'un chaton*.

*J'en sais quelque chose. Hein Grisette, devenue Grisou.

 

Les histoires de Barbara Constantine sont simples mais pas banales. Certains auteurs, à force de vouloir en mettre plus que les autres, plus long, plus gros, plus sanglant, plus sexuel, plus qu’hier et moins que demain, oublient que la simplicité est une force. Barbara Constantine c’est cela, ajoutée à un joli talent de conteuse. On est dans la vie ordinaire où les gens parlent comme des gens ordinaires et non comme des académiciens. On est d’ailleurs loin d’une écriture verdâââtre  avec chapeaux emplumés et épées damassées. Je m'y sens confortable.

 

Mango en a parlé, Khatel aussi et Papillon, et Leiloona.

 

Allumer le chat  de Barbara Constantine, Calmann-Lévy, 2006, 261 pages, Roman.

*ouais ** bon *** très bon **** j'aime

 

Le bémol du Papou  : Comme mentionné plus haut, un langage ordinaire me plait mais, il doit toujours être ...compréhensible, sans trop d'efforts pour le lecteur.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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12 novembre 2013 2 12 /11 /novembre /2013 14:07

Résolution Christienne no 22

+-+-+

 

Mademoiselle Lemon est la parfaite secrétaire d’Hercule Poirot, aussi quelle n’est pas sa surprise de trouver des fautes dans un texte qu’elle vient de taper à la machine à écrire*.

*Eh oui ! C'était pas facile, à cette époque, de taper des SMS.

 

Elle est perturbée par les évènements survenus dans une pension d’étudiants, gérée par sa soeur.

 

« Je vais vous lire la liste des choses qui ont disparu chez nous. » dit Mrs Hubbard, invitée par notre détective à prendre le thé.

« Un soulier de bal, un bracelet de fantaisie, une bague en diamant (retrouvée dans le potage), un « compact » de poudre de riz, un bâton de rouge à lèvres, un stéthoscope, deux boucles d’oreille, un briquet, un vieux pantalon de flanelle, des ampoules électriques, une boîte de crottes de chocolat, une écharpe en soie (retrouvée en morceaux), un sac à dos (même observation), de l’acide borique (en cristaux), des sels de bain, un livre de cuisine. »

 

Les actes d'un probable kleptomane ne satisfont pas notre détective belge qui perçoit l'éventualité d'un drame plus sérieux.

 

Pourtant la situation parait bien anodine jusqu'au premier meurtre, par empoisonnement, d'une étudiante, suivi de celui de Mrs Vanilos, la propriétaire de la pension..

 

Pendant que l’inspecteur Sharpe mène son enquête,  on suit assez peu Poirot qui semble beaucoup plus préoccuper par le sac à dos retrouvé déchiqueté, par la disparition du stéthoscope et le vol des ampoules électriques.

 

"Pension Vanilos" se distingue par deux situations originales : un nombre de suspects plus important que d'habitude et l'absence de la réunion qui permet souvent à notre détective son coup de théâtre final.

 

Pension Vanilos d’Agatha Christie, Librairie des Champs-Élysées, 166 pages, Policier

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Le bémol du Papou : Aucun bémol pour notre Lady ...as usual!

 

 

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7 novembre 2013 4 07 /11 /novembre /2013 16:44

Troisième enquête du département V de la police de Copenhague.

 

Deux enfants sont prisonniers dans une cabane au bord d’un fjord. Sur un morceau de papier, avec son sang, le plus vieux gribouille leur histoire, glisse son message dans un flacon et le jette à la mer.

 

Quelques années plus tard la bouteille est retrouvée en Écosse et le message malheureusement illisible atterrit au département V. Seule, la premiàre ligne est compréhensible : "Au secours".

 

Un tueur sévit depuis plusieurs années au sein des sectes religieuses. Il enlève deux enfants d’une famille, demande une rançon, tue un des deux pour terrifier la famille et menace d’en tuer d'autres si elle le dénonce.

 

Dans ce polar-thriller, nous suivons en même temps le meurtrier dans ses actions criminelles, les tribulations de sa maitresse, les terreurs de sa femme, le récit de son enfance et les raisons de sa haine envers les sectes, les démarches des policiers, les problèmes familiaux de Carl, les amours de Carl, les pensées de Carl, les mystères entourant la vie d’Assad,  les actes surprenant de Rose qui abandonne l’équipe pour se faire remplacer par sa sœur jumelle.

Ça s'épivarde dans tous les sens et encore je ne vous dis pas tout.

 

Cela aboutit à un roman difficile à suivre et une enquête qui s'écoule plus lentement qu’une rivière nordique en janvier.

 

Pour tout vous dire, je suis un peu déçu par l'évolution du département V.  "Miséricorde", le premier tome, semblait amener une approche intéressante dans les relations entre un policier Danois pas très ouvert sur le multiculturalisme et un assistant moyen-oriental, musulman de surcroit*.

* Cela se résume ainsi : Prendre ses désirs pour la réalité.

 

On se retrouve plutôt dans les aventures de Laurel et Hardy et le personnage de la secrétaire ajoute à la loufoquerie générale.

 

L'enquête n'est qu'une faible partie de ce thriller que je déconseille pour les petits cœurs mous incapables de supporter la violence infligée aux enfants.

 

Le billet de Sharon qui a aimé.

 

Délivrance  de Jussi Adler-Olsen, Albin Michel, 2013, 672 pages, Thriller-Policier

*ouais ** bon *** très bon **** j'aime

 

Le bémol du Papou : Trop c'est comme pas assez ! (Mais où diable ai-je déjà lu cette aphorisme ?) et j'ai d'énormes doutes sur l'absence de réactions des familles,même abruties par leurs croyances sectaires, après le meurtre de leurs enfants, .

 

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