Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Présentation

  • : Le Hibou et le Papou
  • Le Hibou et le Papou
  • : les C.D.G. du HibouLes Voyages du PapouLes Commentaires du Hibou et du PapouQu'est ce qu'on mange ?
  • Contact

Recherche

Texte Libre

Un livre vit grâce à la recommandation passionnée qu’en fait un lecteur à un autre.

Henry Miller

Archives

Nouvautés dans ma PAL

Le dernier homme de Margaret Atwood

4 novembre 2013 1 04 /11 /novembre /2013 16:27

Un premier billet attire mon attention puis, après un certain nombre de blogs enthousiastes, je me dis que je suis en train de passer à côté d’un excellent bouquin. Alors, je le surligne. Je le veux. Il me le faut ! Cela peut prendre plusieurs mois. Celui-là fut noté la première fois en mai 2012. 

 

En 1843, une goélette jette l’ancre dans une baie australienne pour se ravitailler en eau. Quand Narcisse Pelletier, un jeune marin de 18 ans, revient, le navire n'est plus là.

Il ne sera retrouver que 18 années plus tard, ayant complètement oublié sa langue, et tous les souvenirs de sa vie antérieure.

Il est confié à Octave de Vallombrun, un jeune explorateur, futur membre de la Société de Géographie, chargé de recueillir les confidences et les aventures de ce « sauvage blanc »

 

Les chapitres s’intercalent entre la vie du jeune naufragé avec le clan aborigène qui l’a sauvé et les lettres écrites par l’explorateur Octave de Vallombrun au président de la Société de Géographie.

Or Narcisse refuse absolument de raconter son histoire.

" Il ne répond pas aux questions directs, et je ne comprends toujours pas pourquoi : il ne peut pas avoir tout oublié de ce monde.» écrit de Vallombrun."

 

Comment peut-on connaitre alors les premières années de sa vie dite sauvage, son apprentissage des coutumes du clan et leur vie sociale ?

 

Cette lecture avait tout pour me plaire ; aventures, dépaysement, ethnologie, histoire de l'Australie. Pourtant, je ne l'ai pas complètement appréciée.

 

J’ai fait quelques recherches sur le net pour retrouver la véritable histoire de Narcisse Pelletier qui, en réalité, était âgé de 14 ans lors de sa disparition*.

* "Chez les sauvages : dix-sept ans de la vie d'un mousse vendéen dans une tribu cannibale 1858-1875",  Narcisse Pelletier ; témoignage recueilli par Constant Merland.

 

Ceci dit, si on élimine tous les poncifs racistes se rattachant au 19 ème siècle, le livre est plaisant à lire et explique l’enthousiasme de la blogosphère pour ce prix Goncourt du 1er roman en 2012.

 

Les billets de L'Irrégulière, Leiloona,  Brize, Alex, Keisha, Kathel , Emeraude,  Gambadou, Agnès, Papillon,  et Lilly. (Désolé pour ceux que j'ai oublié.)

 

PS : Le livre fait une critique assez sévère sur les journalistes et les pseudo- spécialistes. Critique qui ne serait pas forcément déplacée de nos jours.

 

Ce qu'il advint du sauvage blanc de François Garde, Folio, 2012, Roman

*ouais ** bon *** très bon **** j'aime

 

Le bémol du Papou : Je suis tombé sur un texte (clic) d’une anthropologue australienne Stephanie Anderson qui explique en partie ma gène.

"Je crois que l’auteur d’une fiction inspirée d’une histoire vraie a un devoir envers son lecteur : celui de présenter sa fiction dans un contexte qui représente la vérité historique et sociale.*"

* Et toc !

Repost 0
Published by Le Papou - dans Lecture
commenter cet article
2 novembre 2013 6 02 /11 /novembre /2013 15:09

Une autre tentation, style « polar », d’Oncle Paul. Attiré cette fois par le lieu de l’enquête : la très belle ville de Barcelone tout en me doutant que je n’y  rencontrerai ni  la « Sagrada Familia », ni la cathédrale Santa Creu, ni les immeubles de Gaudi.

 

Paquito a été égorgé en voulant porter secours à un handicapé en chaise roulante et en refusant de se séparer de sa magnifique bague rubis, gage d’un amour indéfectible.

 

Mendez est un policier cynique et désabusé, plutôt porté sur des fantasmes érotiques sans suite par manque de volonté et semble-t-il de possibilité.

Il est à la recherche d'une chaise roulante volée et n’a aucune raison de s'occuper du meurtre. Iil se rend pourtant chez la veuve et tombe sur une bague identique mais…pas au doigt de la belle éplorée, à celui d’Abel un bel* homme aux mœurs différents.

*belle, Abel et bel on dirait du Racine

 

Alfredo Cid est un promoteur malhonnête qui rachète des vieilles villas décaties pour récupérer les terrains et y construire des immeubles. Il utilise des méthodes que la morale réprouve pour expulser les anciens propriétaires.

 

Dans le Bario Chino, le quartier de Barcelone où Mendez officie vit une faune misérable de prostituées, avec ou sans e, de mendiants, d’indics, de miséreux, de voleurs et de charlatans. Le policier y circule à son aise, se souvenant des profondes modifications qu’à subit le quartier depuis son arrivée.

 

Voici un auteur qui m’a déboussolé, énervé souvent, épaté parfois, déambulant entre grossièreté pornographique et poésie urbaine.

 

J’ai trouvé certains passages dérangeants(1) ;

1  « … mais à coup sur c’étaient des seins – se disait toujours Mendez – qui ne connaissait ni le doigt ni la langue, ni la lactation de bon aloi ni la succion profane. »

 

aimé certains autres(2) ;

2 « … plonge-toi complètement dans ces quartiers qui sont les tiens et ceux de tes semblables. Du Paseo de Carlos I et du puente de Marina (où l’on trouve du moins des espaces ouverts et des hectares entiers de lumière offerts à la consommation privée), tu es descendu jusqu’à la Calle de Lafont, où l’on trouve seulement l’arrière du Paralelo, son enchevêtrement d’auvents, d’issues de secours, et de chambres lilliputiennes où les girls s’enferment avec du pain, de l’eau et des rêves. »

 

et adoré certaines fulgurances(3) ;

3 « Un pauvre compréhensif meurt dans les larmes, un pauvre qui ne l’est pas meurt dans la colère. »

 

 

La trivialité de Mendez devient déplaisante à la longue. Cet antihéros héroïque aux fantasmes sexuels inutiles m’a dérangé par ses obsessions, toujours situées au-dessous de la ceinture ou à l’intérieur des bonnets, et répétitives jusqu’à la répugnance.

Cela donne une atmosphère obscène de voyeurisme  libidineux impuissant.

 

Bégueule Le Papou, que nenni* ! Il appelle un chat, un chat et une chatte, par un tas de vocables qui n’ont rien à voir avec les félidés mais bon comme dirait un esthète philosophe et rassasié : trop c’est comme pas assez.

*Ce n’est pas du Racine, c’est du Molière.

 

Les billets d'Yspaddaden, et de Sharon.

 

La dame de Cachemire de Francisco Gonzales Ledesma, Folio, 339 pages, Policier

*ouais ** bon *** très bon **** j'aime

 

Le bémol du Papou : Comme je suppose que l’impuissance érotico-fantasmatique est une des composantes principales du personnage, je ne crois pas que je lirai un autre titre de cette série sauf s’il m’arrive entre les mains par accident, par don ou par inadvertance.

Repost 0
Published by Le Papou - dans Lecture
commenter cet article
27 octobre 2013 7 27 /10 /octobre /2013 13:57

L’oncle Paul* m’ avait tenté, il y a bien longtemps, mais trouver les bouquins de Jean Contrucci, à plus de cinq mille kilomètres de l’hexagone, n’est pas facile.

* Entretien avec l'auteur : clic

 

Heureusement l’Héritière, dans sa grande bonté, s’est rendue dans notre librairie toulousaine préférée et m’en a procuré un.

"N’importe lequel", avais-je mentionné, la précision étant une de mes plus belles qualités, ce fut « Double crime dans la rue Bleue ».

 

J'ai, un jour, mentionné les difficultés à trouver des romans policiers français* qui nous présentent une ville ou une région comme le font Donna Leon et son commissaire Brunetti à Venise ou Andrea Camilleri et son Salvo Montalbano en Sicile.

* J'avais occulté Léo Malet, honte sur moi !

Avec Jean Contrucci nous nous en approchons avec une différence que les lecteurs trouveront, suivant leurs attentes, positive ou négative.

 

Commençons par la partie négative. Il est pratiquement impossible  de visiter Marseille en suivant les enquêtes du reporter au Petit Provençal, Raoul Signoret, car elles se passent au début des années 1900.

Les mauvais garçons sont plus portés de nos jours  sur la kalachnikov que sur le surin et l'immigration italienne a été remplacée par d'autres origines.

 

Le côté positif tient justement à cette partie historique.

On est brusquement plongé dans l’ambiance d’une cité phocéenne en plein effervescence, où les ouvriers et ouvrières des usines sont corvéables à merci, où le boulanger est fier de se lever la nuit pour offrir ses fournées de pain odorant où l’allumeur de réverbères à gaz effectue 4 tournées de lampadaires au milieu de plusieurs autres de pastis.

Albert Rastègue qui œuvre sur la rue Bleue va y découvrir, au pied de  l’un de ses éclairages, un corps sans tête et sans mains ce qui va l’ensuquer* pour le reste de ses jours et le rendre complètement fadoli*.

* abrutir  *fou

 

Les morts se multiplient et l’enquête de notre reporter, dont l'oncle n'est autre que  le commissaire divisionnaire et chef de la sureté Eugène Bareteau, avance cahin-caha au rythme du tramway qui passe le long de la rue de la Belle de Mai, de la jument pépète ou de la voiture à pétrole de 3 ¼ de chevaux dont les 28 kilomètres à l’heure grise de vitesse le policier et nouveau propriétaire de l'engin.

 

On trouve un peu de tout dans ce roman, des têtes de chapitre à l'ancienne avec explication du contenu, un peu de Francis Carco, un zeste de Gaston Leroux et son Rouletabille, un chouïa de Zola dans les descriptions ouvrières, et, bien sur, un gros morcif de Léo Malet.

Une série qui ne peut qu'intéresser ceux qui aiment l'histoire sociale* et la belle ville de Marseille.

*Ainsi, les relations à long terme entre instituteurs et élèves même les cabrins** n'ont  rien à voir avec ce que vive de nos jours les maitres et maitresses d'écoles. Il est vrai que maintenant ils sont devenus  "professeurs des écoles'.

** cancres

 

Double crime dans la rue Bleue de Jean Contrucci, Le livre de poche, 2010, Policier

*ouais ** bon *** très bon **** j'aime

 

Le bémol du Papou  : Serions-nous, de nos jours, en train de retomber dans  l'horreur de la misère ouvrière du début du siècle dernier ?

Repost 0
Published by Le Papou - dans Lecture
commenter cet article
25 octobre 2013 5 25 /10 /octobre /2013 15:40

J’ai triché*.

*J’ai honte.**

** Mais non !

 

En ce mois d’octobre, après 19 mois sans interruption, je n’ai pas lu le roman prévu de Lady Agatha.

Aurais-je abandonné ma résolution de 2012 ?

Que nenni !

 

À la place je me suis lancé dans des chroniques de voyages de Madame Mallowan.*

*Vous aurez vu dans le titre de ce billet qu'il existe un certain rapport.

 

Elle vient de divorcer et suit son nouvel époux d’archéologue dans ses pérégrinations et ses fouilles moyen-orientales.

 

Nous sommes en 1930. Ce n'est pas si loin dans le temps* et pourtant le monde décrit n’a plus rien à voir avec le nôtre.  C’est l'intérêt historique de ce livre. Les Français et les anglais dominent cette région du monde. Les pays concernés, quand ils existent, semblent ingouvernables ou ingouvernés. Les populations vivent dans une extrème pauvreté sous l’autorité de chefs qui ressemblent plus à des petits seigneurs du moyen-âge qu’à des responsables modernes du 20ème siècle.

*Et non ! Je n'étais pas né.

 

Un autre intérêt est de percevoir la vie quotidienne et le travail des archéologues de cette époque pour étudier les civilisations anciennes, dénicher des artefacts et enrichir les musées de leurs pays.

 

Notre Lady nous présente, enfin, une photographie sociale des moeurs et des coutumes* des populations de ce territoire frontalier entre la future Syrie et la Turquie. Populations qui se partagent entre musulmans, Arabes et Kurdes, et chrétiens, Arméniens et Coptes.

*Certaines opinions de l'époque sont d'ailleurs dérangeantes.

 

À cette époque, un brassage ethnique et religieux relativement paisible dans cette partie du monde devenue depuis une vraie poudrière.

 

Tout cela avec un humour parfois décapant et une auto-dérision incessante sur les problèmes causés par des véhicules rétifs, des aventures climatiques, des conditions de logement précaires et du personnel  qui ne comprend pas les coutumes occidentales.

 

Pour le beau billet de Jule cliquez sur son nom.

 

PS : Passer d’un clavier azartyuiop à un qwertyuiop ou inversement  c’est le mal et ça énerve.

 

La romancière et l'archéologue  d'Agatha Christie Mallowan, Payot, 317 pages, 1944

Chroniques de voyage

*ouais ** bon *** très bon **** j'aime

 

Le bémol  dièse du Papou :

Lady Agatha, une "couguar" ! Décidemment cette femme me plait de plus en plus.

Repost 0
Published by Le Papou - dans Lecture
commenter cet article
19 octobre 2013 6 19 /10 /octobre /2013 23:03

C'est la suite de "L'arbre aux haricots".

C'est difficile de commenter un deuxième tome, on prend le risque de spoiler et de se faire rappeler à l'ordre par la L.I.B.A.S. dont je connais la présidente.

*Ligue internationale des blogueuses anti spoilage

 

Dans ces romans, il y a une mère* et sa fille**, et la fille*** de sa fille même si elle n'en est pas la mère. La fille de la mère a quitté les lieux de son enfance, dans un Kentucky plutôt morose pour se retrouver avec sa fille dans le non moins tristounet, mais plus chaud, Arizona.

* Alice     ** Taylor ex Marietta ex Miss     *** Turtle

 

Taylor et Turtle visite la région du grand Canyon et au barrage Hoover, Turtle est la seule à s'apercevoir de la chute d'un homme. Avec l'aide de Taylor et malgré les réticences des gardiens ils vont sauver Lucky et selon une légende chinoise, sauver un homme vous l'attache pour la vie et vous permet de passer chez Oprah Winfrey.

Annawake Fourkiller est une jeune indienne Cherokee nouvellement intronisée dans le monde des avocats et spécialisée dans les droits des amérindiens qui, en regardant cette émission, se rend compte que la petite Turtle est certainement Cherokee, ce que ne dément pas Taylor en réponse aux questions d'Oprah.

 

Elle fait une rapide enquête et se basant sur la loi de protections des Indiens, décide de rencontrer Taylor. Cet entretien se termine mal et jette sur les routes Taylor et Turtle,  bientôt rejoints par  Alice.

 

Je me suis encore régalé avec leurs aventures. Barbara Kingsolver est une agréable conteuse dont l'écriture coule beacoup mieux que le pauvre Colorado.

 

Vous devez lire, si ce n'est déjà fait, Barbara Kingsolver.

Les avis de Keisha, Théoma, Sandrine, et  Yue Yin,  

 

Les cochons au paradis de Barbara Kingsolver, Rivages, 2005, 449 pages, Roman.

*ouais ** bon *** très bon **** j'aime

 

Le bémol du Papou  : Mais pourquoi n'est-ce pas un coup de coeur, Mr Papou ? Me dites-vous. Tout simplement parce que j'avais envisagé la fin* dès le chapitre 6 à quelques broutilles près.

*Et que je me souvenais des petits cailloux blancs semés par l'auteure dans le livre précédent.

 

 

Repost 0
Published by Le Papou - dans Lecture
commenter cet article
13 octobre 2013 7 13 /10 /octobre /2013 17:26

Le petit canard qui ne voulait pas devenir cygne

Moïra, jeune femme de 28 ans, se rend presque tous les jours à l'hôpital pour visiter sa soeur, dans le coma depuis plusieurs  années, et lui raconter sa vie.

 

 

Cette soeur bien plus jeune, elle en fut jalouse dès avant sa naissance alors qu'elle quittait ses parents pour le pensionnat et l'ignora jusqu'à l'accident.

 

Moïra était une solitaire, aimant la mer, les rivages côtiers et toute la faune et la flore de son enfance.

Intelligente, renfermée, limite autiste, n'aimant pas son apparence, son corps trop maigre, ses membres trop longs, ses mains et ses pieds trop grands, elle se réfugie dans les études, fréquente plus la bibliothèque que ses camarades et accepte de revenir dans sa famille seulement aux grandes vacances pour nager dans la mer froide jusqu'à un rocher escarpé  qu'elle réussit à escalader.

 

Huit années vont passer dans ce collége avec ses petits et ses grands évènements, les visites inattendues de sa tante, soeur jumelle de sa mère et actrice de théâtre, la mort accidentelle d'une professeure qu'elle appréciait, les escapades la nuit, la première rencontre avec celui qu'elle épousera.

 

Malheureusement, le malheur est inscrit dans nos gènes. Il n'est pas causé par les circonstances de la vie mais par l'envie et la jalousie et les remords ne nous absolvent pas.

 

Ce  magnifique roman m'a émerveillé souvent, déboussolé parfois, passant de la narratrice au récit neutre pour raconter les mêmes évènements.

 

Il m'arrive de rencontrer des auteurs dont je jalouse les qualités d'écriture. Susan Fletcher en fait partie et "Avis de tempête" est la confirmation d' "un bûcher sous la neige"* qui fut, en 2011, un de mes coups de coeur.

Evidemment,  cette jalousie me rend malheureux, mais qui puis-je ? C'est  dans mes gènes.

*Je remonte dans le temps, il me reste "La fille de l'irlandais".

 

Les avis de Lili, Solenn, et Kathel.

 

PS: Je suis indigné* qu'un éditeur laisse passer des fautes d'impression qui rendent le texte presque illisible à certains endroits.

* Indignez-vous !

 

Avis de tempête  de Susan Fletcher, J'ai Lu, 407 pages, Roman

*ouais ** bon *** très bon **** j'aime

 

Le bémol du Papou : Ne pas croire ceux qui vous aime, c'est péché.

Repost 0
Published by Le Papou - dans Lecture
commenter cet article
8 octobre 2013 2 08 /10 /octobre /2013 10:58

Un petit coup de pour commencer octobre.

 

Marietta dite Missy grandit dans le Kentucky et n'a pas envie, comme la plupart des jeunes filles de la région, de tomber enceintes pendant sa scolarité.

Son géniteur a disparu quand sa mère l'attendait et,  "maman prétend que  le jour où elle a échangé Foster contre moi elle a fait la meilleure affaire de ce côté du Jackson Purchase".

 

Après ses études et quelques emplois, elle s'offre une vieille Coccinelle et décide de partir, sans un regard "sauf peut-être pour maman", chercher un meilleur avenir et un nouveau nom en roulant vers l'ouest.

En traversant l'Oklahoma, dans un bar plutôt louche, une vieille indienne dépose dans ses bras un petit enfant qui ne parle pas et va s'accrocher à elle "comme une tortue d'eau qui vient de mordre".

 

Turtle vient d'entrer dans la vie de Taylor, ex-Missy, et leur voyage va s'arrêter à Tucson en Arizona quand la coccinelle refuse de continuer son vol.

 

Elle y rencontre ceux et celles qui vont changer sa vie, Mattie qui tient un commerce "Seigneur Jésus, Pneus d'occasion." et s'occupe d'immigrants clandestins, Lou Ann, dont le mari vient de l'abandonner, alors qu'elle donnait la lumière* à un petit garçon prénommé Dwayne Ray, les voisines inséparables et gardiennes potentielles, Edna Poppy et Virgie Parsons, Esteban et Esperanza, les clandestins guatémaltèques.

*J'aime cette expression traduite du Castillan

Nos deux voyageuses vont s'installer chez Lou-Ann et, Taylor, pourtant traumatisée dans son enfance par l'explosion d'un pneu, va travailler pour Mattie.

 

C'est un livre sur l'apprentissage de la vie, sur l'entraide, sur les relations mère adoptive* et enfant, sur les petits bonheurs de l'amitié, sur l'amour impossible aussi.

On se demande à quel moment le malheur va survenir. Je me suis posé cette question et plusieurs autres tout au long du roman :

 - Que va faire Taylor de cet enfant tombé du ciel, sur lequel elle n'a aucun droit  ?

- Comment ce bébé maltraité presque catatonique va-t-il évolué ?

- Que va-t-il arriver à Mattie, à Esteban et Esperanza ?

- Qu'est-ce que l'arbre aux haricots ?

* sans le vouloir

 

J'ai adoré cette histoire, cette description de l'amérique profonde, la beauté des paysages âpres et sauvages de l'Arizona, la bonté et la tendresse sans ostentation des personnages.

 

Je ne voulais pas arrêter. Heureusement, il existe une suite au titre séduisant " Les cochons au paradis".

 

L'avis de Yue Yin (qui m'a prêté le livre) à qui je fais un gros bisou merciesque

 

L'arbre aux haricots  de Barbara Kibgsolver, Payot & Rivages,340 pages, Roman

*ouais ** bon *** très bon **** j'aime

 

Le bémol du Papou : Ce qu'on prétend de l'amérique profonde n'a rien à voir avec la description q'en fait Barbara Kingsolver. Je préfère, et de loin, la sienne, même si elle parait un peu trop édulcorée.

 

Repost 0
Published by Le Papou - dans Lecture
commenter cet article
4 octobre 2013 5 04 /10 /octobre /2013 14:48

Après certains billets,  moyennement satisfaits, sur  ce deuxième roman de  la série du département V*, j'hésitais. J'avais pourtant apprécié "Miséricorde" et envisageais de sauter directement au troisième dont les critiques étaient meilleures.

*créé pour solutionner des vieilles affaires en mettant l'inspecteur Carl Mock sur une voie de garage.

 

Je me pique parfois d'anticonformisme pourtant, cette idée me gênait. Allez savoir pourquoi ?

Finalement je me suis décidé à respecter leur ordre de parution et si je ne le regrette pas*, je ne suis pas, non plus, convaincu d'avoir eu raison**.

*Il faut toujours suivre ses intuitions

**Ambigu, Le Papou !

 

L'outrecuidance des riches les amène souvent à se croire au-dessus des lois. L'utilisation de drogues, la prédominance d'un chef de meute  et les tendances schizophréniques de certains membres peuvent entrainer cinq garçons et une fille d'une école élitique vers la violence gratuite et les amener jusqu'au meurtre.

 

Pendant vingt années, ce groupe va continuer à perpétrer ces violences gratuites.

 

Et puis, Kimmie, la jeune femme disparait, se clochardisant pour des raisons qui seront dévoilées vers la fin. Le leader meurt dans  un accident de chasse suspect et le moins riche s'accuse d'un double meurtre, permettant  aux trois autres de continuer leurs exactions.

 

Plusieurs dossiers d'affaires non résolues sont arrivés, comme par magie, sur les bureaux du service V. En dépit des tentatives d'anciens élèves, devenus de très hauts fonctionnaires voire des dirigeants de la police, de bloquer les enquêtes, l'entêtement de Carl et le courage inconscient d'Assad vont leur permettre de solutionner un certain nombre de meurtres et de disparitions.

 

Les romans de Adler-Olsen, bâtis sur le principe des Colombo -on connait les méchants dès le début- louvoient entre polar et thriller.

 

Pour un "enquêteur livresque" comme moi, cela pose un certain nombre de problèmes dont celui, irrémédiable, de ne pouvoir utiliser mes petites cellules "poirotesques" pour découvrir le coupable avant la fin, voire le plus tôt possible.

 

Les avis d'Aifelle, et de Pyrausta

 

Profanation de Jussi Adler-Olsen, Albin Michel, 480 pages, Policier-Thriller

*ouais ** bon *** très bon **** j'aime

 

Le bémol du Papou :  L'utilité des enquêteurs n'apparait que vers la fin et encore, sont-ils vraiment utiles ?

Repost 0
Published by Le Papou - dans Lecture
commenter cet article
2 octobre 2013 3 02 /10 /octobre /2013 15:28

Lorsque cet essai polémique est paru en 2010, je fus très surpris de son battage médiatique et de la vague de contestation soft qui l'a suivi. Un an d'indignation et ensuite ? plus rien.

 

Je n'avais pas envie de le lire.

Pourquoi l'indigné perpétuel que je suis, et pas forcément pour les bonnes causes, je le reconnais, aurait-il eu besoin d'explications et d'une aide quelconque pour ce qu'il ressent naturellement.

Maintenant c'est fait !

Je l'ai lu.

Et ?

Je suis déçu.

 

Ce petit opuscule reste avant tout le témoignage d'un homme qui a participé à de grands moments, Conseil National de la Résistance, rédaction des Droits de l'Homme, et a œuvré toute sa vie dans les arcanes diplomatiques et politiques.

 

Sans la nommer, ce qui me gêne, il met en cause la mondialisation et ses principales conséquences; main mise du monde financier sur les gouvernements, augmentation des inégalités, réduction des aides sociales.

"Le pouvoir de l'argent n'a jamais été aussi grand, insolent, égoïste avec ses propres serviteurs aux plus hautes sphères de l'état. L'ensemble de la société ne doit pas se laisser impressionner par la dictature internationale des marchés financiers."

 

Dans ce monde où le terrorisme et la violence ne font que progresser, il appelle à la non-violence, aux martyrs en somme des plus jeunes et des plus démunis contre les plus nantis. Il a 92 ans et fut toute sa vie un fonctionnaire payé par l'État Français qui oubliait (certainement pour cause de réserve) de s'indigner.

 

Il s'offusque de la situation de la bande de Gaza , pourtant en 1946, il était attaché au secrétaire adjoint de l'ONU et ne s'est pas indigné du problème palestinien que causait la création de l'État d'Israël.

Son indignation survient 64 ans trop tard et a quelques relents d'antisémitisme. Surprenant, quand on connait les origines de sa famille.

 

Déception, donc, surtout par la déformation et la désinformation qui a suivi son pamphlet et son inutilité actuelle. 

 

PS : Stéphane Hessel est décédé le 27 février 2013.

 

Indignez-vous !  de Stéphane Hessel, éditions Indigène, 32 pages, Essai Polémique

*ouais ** bon *** très bon **** j'aime

 

Le bémol du Papou  : Rien de bien nouveau, rien de vraiment subversif dans ce texte et, ce qui est plus grave, la crise économique a éclipsé ses résultats alors qu'elle aurait dû les accentuer.

 

 

 

Repost 0
Published by Le Papou - dans Lecture
commenter cet article
25 septembre 2013 3 25 /09 /septembre /2013 09:23

C'est aussi la faute à Yue Yin !

 

Une jeune traductrice, rousse, énergique et aux yeux verts, donc d’origine irlandaise  se lie d’amitié avec un très vieil écrivain de Québec .

Je pourrais arrêter là mon billet. Il ne se passe pas grand chose dans ce nouveau* Poulin.

*nouveau pour moi

 

Mais le talent de Poulin c’est de nous donner du plaisir sans nous embarquer dans un monde complexe et des aventures compliquées.

Alors, oui ! J’ai eu du plaisir à vivre quelques heures dans un chalet isolé de l’île d’Orléans, nageant dans un petit lac envahi par des algues, conversant avec de vieux chevaux à la retraite, admirant un renard roux et un couple de hérons bleus, pestant après des ratons-laveurs, entre Chaloupe, la vieille chatte possessive et Famine le petit chat noir arrivé un jour, fou de peur.

Mais c’est ce petit chat noir qui va apporter à Marine, la traductrice, et Mr Waterman, l’écrivain, les évènements qui sont la légère trame de cette histoire.

Dans son collier, Marine va trouver un appel au secours ‘’ Je m’appelle Famine. Je suis sur la route parce que ma maîtresse ne peut plus s’occuper de moi ni d’elle-même…’’

Bouleversés tous les deux par ce mot, Ils décident de rechercher l'ancienne propriétaire du petit félin.

 

Je venais de lire ''La petite et le vieux'', je me suis retrouvé avec ''La jeune fille et le vieillard'', deux romans sur l'amitié intergénérationnelle.

 

J'avais déjà entendu parler des familles Irlandaises chassées de leur pays par la famine*, voyageant dans des conditions atroces, pour venir mourrir par centaine à leur arrivée au Québec.

*dans "Elle et nous", je crois.

 

J'ai envie, maintenant, d'en savoir plus sur cette épisode et recherche un roman sur ce sujet.

 

La traduction est une histoire d'amour de Jacques Poulin, Léméac, 132 pages, Roman

*ouais ** bon *** très bon **** j'aime

 

Le bémol du Papou : Après trois Poulin, j'ai l'impression d'avoir lu la même histoire sous des formes différentes et d'aimer quand même.

Repost 0
Published by Le Papou - dans Lecture
commenter cet article