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Un livre vit grâce à la recommandation passionnée qu’en fait un lecteur à un autre.

Henry Miller

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Le dernier homme de Margaret Atwood

20 septembre 2013 5 20 /09 /septembre /2013 10:55

Comme souvent, Nestor Burma, notre détective privé, est raide comme un passe-lacet*. Il se rend chez un fourgue** pour le trouver le buffet*** percé d’un joli coupe-papier. Il ramasse un coup sur la cafetière**** qui le propulse dans un sommeil profond et un réveil douloureux.

*sans argent   **receleur   *** poitrine   ****tête

Encore dans le coltard*, il entraperçoit une paire de bottines en peau de serpent.

*dans les vapes (vapeurs), ensuqué

 

Léo Malet nous entraîne cette fois dans le 3ème arrondissement, le quartier du Marais, un des plus vieux et un des plus chargés d’Histoire.

De la rue des Francs-Bourgeois, à la Tour Barbette, de la rue Rambuteau à la rue des Archives via la fontaine des Haudriettes, de la rue des Gravilliers à la rue des Vertus…

L’enquête que mène Nestor Burma sert surtout à nous faire visiter ce quartier, sa faune, ses petits ateliers, ses fonderies de bimbeloteries, ses fabriques de cotillons...

 

Et puis au détour d’une rue, le quinquet* aiguisé de notre détective va détecter les mêmes bottillons en serpent et une petite culotte arachnéenne noire  bordée de dentelle titillera sa libido. Il fait la connaissance d’Odette, une jolie blondinette, puis de sa daronne** Ernestine Jacquier et profite de la broquille*** en se retrouvant chargé de retracer son dab****, disparu un an plus tôt en croupe d’une écuyère de cirque.

*L’œil    **mère   ***sauter sur l’occasion   ****mari

 

Ajouter des mauvais garçons comme Latuit dit Chochotte, ambidextre* comme on disait au siècle dernier, un étudiant chercheur de trésor, un ouvrier fondeur devenu fondu** sans oublier le commissaire Faroux, jamais très loin de Nestor, et vous irez de surprise en surprise jusqu’à la solution finale que distille Léo Malet sans punir tous les coupables car un grippe-sous*** estourbi**** qui accepte en gage le nounours d’un moutard***** ne mérite pas d'être vengé. (Tant pis ! Certaines vont encore dire que je spoile.)

*bisexuel   **fou   *** usurier, prêteur sur gages   ****assassiné   *****enfant

 

Petit aparté sur le Marais

Le quartier du Marais à Paris (est formé d’une partie des 3ème et 4ème arrondissements.

Ancienne zone de marécages, il était occupé depuis le XIIème siècle par des religieux et devient dans les années 1600 le lieu de résidence de la noblesse qui y fera construire de nombreux hôtels particuliers. Au 18ème siècle, c’est une population d’artisans et d’ouvriers qui s’y installe avec leurs ateliers.

On y trouve la maison tenue pour la plus ancienne de Paris, celle de Nicolas Flamel, rue de Montmorency et la plus vieille place de Paris, la place des Vosges, ancienne place Royale, bien connue because Victor Hugo.

De vieux noms de rues fleurant bons le moyen-âge, même s'ils ne datent pas d'aussi loin ; les rues Portefoin, des Écouffes, Brisemiche, du Roi-doré, Vieille-du-temple, du Pont-aux-choux, et une dizaine de passages piétonnier tel celui du Pont-aux-biches ou du Vertbois* sillonnent ce quartier.

*L’origine des noms de rues réserve parfois des surprises et d’autres fois des désillusions. Ainsi la rue des vertus devrait plutôt son nom à Notre-Dame-des-Vertus qu'aux jeunes péripatéticiennes qui la fréquentaient à certaines époques.

 

Fièvre au Marais  de Léo Malet, Flauve Noir, 131 pages, Policier

*ouais ** bon *** très bon **** j'aime

 

Le bémol du Papou : Je suis moi-même le bémol avec tous ces * et autres ** et ça va juqu'au ***** mais je me suis amusé à retrouver dans ma mémoire une petite partie de ce language de ma jeunesse, perdu au cours de mes nombreux déménagements. Et encore, je n'ai pas tout mis ainsi le sommeil par exemple, peut se traduire par : roupillon, roupillade, pionce, ronflette, et j'en oublie certainement.

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16 septembre 2013 1 16 /09 /septembre /2013 11:26

Bon comme un sandwich à la crème glacée !

Mon coup de cœur québécois

Québec en septembre

Comment débutez ce billet ?

Peut-être par un petit passage pour vous mettre en bouche :

‘’Mais le dédale des petites rues et ruelles bétonnées de mon quartier freinait toutes velléités de bourrasques. Il n’y avait pas d’arbres de toute façon – à peine quelques cotons moribonds faciles à confondre avec des poteaux électriques-, pour fouetter de leurs branches le cours tragique du destin.’’

 

La petite (du titre) c’est Hélène qui ne veut pas être une fille.

‘’J’aurais aimé Oscar, comme mon personnage de dessin animé préféré mais, à l’époque, Oscar était le squelette des classes de biologie et un nouveau type de balai révolutionnaire. Alors je me contentais de Joe…’’

*Je n’ai pas connu ce dessin animé japonais qui passait à TéléQuébec vers 1979/1980. (Je n'étais pas encore revenu)

 

Elle a 8 ans, dit qu’elle en a 10, distribue les journaux au petit matin avant d’aller à l’école, et pose sur sa famille et le monde qui l’entoure un regard d’adulte* où se mêlent ses rêves d’enfants.

*Parfois un peu trop

 

Sur le monde : Mathusalem (dont je n’arrivais à déterminer l’âge) ou Marie-Madeleine (qui pleurait tout son soul en marchand jusqu’au dépanneur Papillon…pour le premier des vingt cafés qui rythmaient son quotidien), l’astronaute (une espèce d’homme élastique) et Fred (le vieux paquet d’os qui passait les journaux sur les rues perpendiculaires à celles de ma tournée).

Et... ‘’C’est à cette époque qu’est arrivé Roger’’. (le vieux du titre)

’Je savais bien qu’il sortait de l’asile comme les autres.’’…

  • Tu sors-tu de l’asile toi aussi ?
  • Ben quin ! Trente ans dans c’te foutue boite à fous-là, maudite marde.
  • Pis t’es guéri ?
  • Ben non, j’étais ben normal quand j’sus rentré là, c’é après que j’sus devenu fou. Ha! Ha!’’

 

Sur sa famille :

Son père :‘’lui, né très vieux, était impossible à chiffrer.’’

Sa mère et son mantra, - c’é toute ! - : ‘’Je n’avais pas peur de ma mère, je savais seulement qu’il n’était pas possible de tailler ne serait-ce qu’une toute petite brèche dans son imprenable personnage.’’

Sa sœur aînée Jeanne : ‘’les deux pieds coulés dans le réel, celui qui ne fait pas de place au beau, qui rabat au sol tout ce qui cherche à s’envoler.’’

La cadette Margot dont le rêve tient dans une robe de princesse à paillettes et une paire de chaussures à talon haut.

Et la petite dernière qui commence juste à parler Catherine surnommée ‘’tite tête de nœuds’’:

  • Pas pète de nœuds !
  • OK, tite tête de pus.
  • Pas pète de pus !
  • Tête de quoi d’abord ?
  • De punaise
  • OK,Didine tête de punaise.
  • Pas Didine !
  • Quoi d’abord ?
  • Di-di-ne.
  • C’est ça que j’ai dit : Di-di-ne
  • Nooon ! Pas Didine, Di-di-ne.
  • OK, tête de Catherine.
  • Voui. Didine.

 

Bon, je m’arrête là sinon je vais devoir payer des droits à cette auteure délectable qui m’a délecté avec son histoire, son écriture, ses images, ses aphorismes, ses dialogues, ses figures de style, ses facilités, ses … Je l’sais-tu moé, mais j'ai adoré.

 

Ce roman c’est le passage de l’enfance à l’âge adulte, du rêve et de la réalité qui se carambole, des grands sentiments à la platitude de la vie de tous les jours.

Ce roman c’est l’amour profond, pas celui qui se cache derrière de faux bons sentiments celui qui vous récompense d’un sandwich à la crème glacée quand vous êtes punis à l’école, (mais sans lever la punition), pour avoir défendu un autre élève.

Ce roman c’est du bonheur, partout, dans la petite misère, dans le rituel des repas, dans le lavage des cheveux, dans les 13 minutes d’utilisation de la salle de bains par personne, dans une boîte de chocolats, dans l’entraide et l’empathie des gens du même quartier.

Ce roman c’est du plaisir, rien que du plaisir, même quand c’est triste, même quand vous avez envie de pleurer, même quand des personnes meurent parce que ce roman c’est la vie et que la vie finit toujours par la mort.

 

C’est sur que les puristes de la langue vont trouver à redire alors je les renvoie au billet, , de Karine, (la saguenéenne patrouilleuse, danseuse de flamenco et de baladi et en plus qui dit qu’elle travaille avec des cretons*).

*C'é t'une ogresse vue que les cretons ça se mange.

Les avis de Yue Yin, de Jule, et de Karine.

 

La petite et le vieux de Marie-Renée Lavoie, XYZ éditeur, 236 pages, Roman

*ouais ** bon *** très bon **** j'aime

 

Le bémol du Papou : J'aime pas beaucoup le titre avec son rapport certain au vieil homme et la mer, mais c'est juste pour dire, alors, je dis.

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14 septembre 2013 6 14 /09 /septembre /2013 19:29

Coma, vengeance, meurtres, etc..

de Karine et Yue Yin

 

Ce roman est basé sur l’hypothèse que des personnes plongées dans le coma vivent dans un monde parallèle.*

*Pour ceux qui hésitent car il n'y croit pas, ce n'est pas gênant.

 

Je vais un peu vite. Au début il y a un tueur qui tue, ce qui est normal sinon ce ne serait pas un tueur.

On devine qu'il est motivé par la vengeance et prépare d’autres meurtres.

 

Pendant ce temps Simone Fortin, une programmeuse Internet qui travaille pour une société de publicité, surveillée par l'assassin,  est renversée par la voiture de ce dernier. Elle est hospitalisée dans le coma et 24 heures plus tard elle part à la recherche d’un homme qui ne semble pas exister.

 

Pendant ce temps, le tueur poignarde le directeur de l’hôpital mais sa tentative, ensuite, d'enlever Simone échoue par sa sortie prématurée.

 

Victor Lessard, un enquêteur de la police de Montréal, est chargé de l’enquête.

Ce roman est multiple entre l’enquête qui se perd* dans les aventures érotico-masochistes de la victime, les recherches de Simone, la vie du fils de celui qu’elle cherche, les aventures du tueur, les problèmes du fils de Lessard qui a volé la voiture du criminel et a trouvé un cadavre dans le coffre.

*J'allais écrire s'épivarde car c'est Québec en septembre.

 

On comprend assez vite le motif de la vengeance mais il faut attendre la fin pour découvrir les raisons de l'implication de Simone Fortin.

 

Un bon polar thriller bien écrit qui se passe à Montréal ce qui devrait intéressé ceux qui y vivent et ceux qui souhaitent la visiter.

 

Il ne faut pas parler dans l'ascenseur de Martin Michaud, Coup d'oeil, 390 pages, Policier-Thriller

*ouais ** bon *** très bon **** j'aime

 

Le bémol du Papou  : Je n'ai pas compris ce que le tueur voulait faire des corps.

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11 septembre 2013 3 11 /09 /septembre /2013 10:03

Les anges ont-ils des téléphones portables ?

 

Je ne connaissais pas cet auteur*.

*Cette phrase pourrait commencer la plupart de mes billets.

 

Une rencontre brutale entre deux passagers à l’aéroport de New York, chacun ramasse ses affaires et par inadvertance le téléphone de l’autre. Lorsqu’ils s’en aperçoivent, Elle est à Paris où elle tient un magasin de fleurs et Lui à San Francisco  pour s’occuper de son restaurant.

 

Ils vont se contacter et se promettre de se renvoyer leurs portables mais plusieurs incidents, dont une grève des Postes Françaises*, vont retarder l’échange.

* Ce qui est loin d'être exceptionnel.

 

C’est une histoire à tiroirs, une matriochka dont chaque ouverture dévoile un nouveau fragment de la vie passée des personnages principaux.

 

Elle, Madeline, est une anglaise qui a réalisé son rêve de devenir fleuriste à Paris. Mais, dans son portable, Jonathan  va découvrir certains pans de la vie de la fleuriste qui n’ont rien à voir avec les roses mais plus avec l’enlèvement et l’assassinat d’une adolescente dans la banlieue de Manchester.

Lui, Jonathan donc, était un des cuisiniers de New York les plus médiatisés dans le monde. Il s’est séparé de sa femme après qu'elle  l’eut trompée avec son élève et ami. Écœuré, il a vendu son empire et ouvert depuis un petit bistro sans prétention à l’autre bout des États-Unis.

 

Toute tentative d’approfondir leurs aventures ne sera que divulgation et spoilage alors je vais en rester là en vous disant simplement que c’est un des meilleurs scénarios livresques que j’ai lu.

J'ajouterai que Jonathan et Madeline vont enquêter sur la vie passée de l'autre ce qui va bouleverser leur petite existence tranquille.

 

L’écriture de Guillaume Musso est rapide, claire, facile ce qui donne un page turner aux multiples rebondissements qui m’a donné envie de lire un autre roman de l’auteur.

La Plume et la Page m'en a donné envie.

 

L'appel de l'ange de Guillaume Musso, Pocket, 453 pages, Roman

*ouais ** bon *** très bon **** j'aime

 

Le bémol du Papou : Mais était-ce nécessaire d’y ajouter un épisode Harlequin que l’on devine dès les premières pages.

 

 

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7 septembre 2013 6 07 /09 /septembre /2013 15:25

2ème billet de Québec en septembre

C'est la faute à Karine

 

 

J’avais aimé  « La tournée d’automne » et j’ai retrouvé dans « les grandes marées » les mêmes qualités d'écriture et aussi les mêmes petits défauts*.

*Voir Le bémol du Papou

 

Globalement j’aime beaucoup Jacques Poulin.

On y trouve le plaisir de la solitude et son corollaire, les difficultés de la vie en société.

 

On ressent une grande douceur, dans le style comme dans les sentiments et on retrouve toujours la beauté des paysages, citadins ou ruraux. Si les amours sont  simples et sans complications, ils ne sont pas dépourvus d’une certaine violence morale dans leur incertitude.

 

 

Teddy Bear est un solitaire. Employé dans un journal, déclaré socio-affectif, il veut vivre sur une île déserte alors son patron l’envoie comme gardien et traducteur de bandes dessinées sur l’île Madame.

Installé dans la grande maison du Nord, il s’entraine au tennis avec ­''Le Prince'', un robot, discute avec Matousalem, son chat à moitié sauvage, déambule autour de l’île avec son fusil non chargé et traduit les bandes dessinées que son patron lui amène tous les samedis par hélicoptère.

 

Sa solitude  va être troublée par l’arrivée de Marie et de sa chatte Minouche. Marie s’installe dans la cabane du sud de l’île.

Les sentiments de Teddy Bear et de Marie vont tout doucement évoluer vers un sentiment amoureux. Ils vont le vivre tranquillement, en profitant de la nature et du fleuve Saint Laurent.

 

Puis vont venir s'installer la femme du patron surnommée, « Tête Heureuse » suivie du Professeur, de l’Écrivain, d’un Organisateur, et enfin d’un Animateur.

« Tête Heureuse » mérite son surnom, le Professeur, spécialiste des bandes dessinées, est sourd et un peu lunaire voir lunatique, l’écrivain, vindicatif et atrabilaire, travaille sur la première phrase de son roman dont il ne connaît pas encore le sujet.

 

L'organisateur est là pour organiser et l'animateur pour animer ce microcosme qui commence à avoir l'air de l'assemblage hétéroclite d'un centre ville à la sortie des bureaux.

Et Teddy Bear dans tout ça ?

 

PS: un patron de Presse qui souhaite que tous ses employés soient heureux me semble être la qualification exacte d’un roman de sciences fictions.

PPS: Ce billet était prévu pour être mis en ligne par Kiwi le 3 septembre, raté !

 

Les grandes marées de Jacques Poulin, Actes Sud, Roman

*ouais ** bon *** très bon **** j'aime

 

Le bémol du Papou : Les non-dits dans les sentiments me fatiguent un tantinet.

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2 septembre 2013 1 02 /09 /septembre /2013 16:32

Résolution Christienne no 21

+++

Pas le meilleur mais le début le plus cocasse*.

*une vraie scène de cinématographe.

 

Dans son domaine de Gossigton, Mrs Bantry est réveillée, non par son petit-déjeuner mais par le cri de sa domestique.

"-Madame ! Madame ! Il y a un cadavre dans la bibliothèque."

 

Cela est d’autant plus anormal que personne chez les Bantry ne connait la jeune femme blonde que l’on vient de retrouver étranglée sur le tapis de cette pièce normalement destinée au travail et non à servir de morgue improvisée.

 

Parmi les amis de Mrs Bantry, on compte une vieille demoiselle* de St Mary Meads, cette chère Miss Marple, qu’elle appelle à l’aide.

*Vous remarquerez que je n'ai pas écrit "vieille fille" même si...

 

Une histoire tarabiscotée, voire un peu trop,  mais l'ouverture est intéressante même si le reste de la partition est devenue anachronique voire désuète*.

*Vous allez me dire que c'est souvent le cas mais je ne l'ai jamais autant ressenti.

 

Ruby, la jeune fille, chargée par sa cousine Josie de la remplacer pendant comme qu'elle soigne une foulure, était danseuse professionnelle* à l'hôtel Majestic à Danemouth.

*Anachronique.

 

Conway Jefferson, un gentleman nanti, qui a perdu dans un accident, sa femme, son fils, sa fille et l'usage de ses deux jambes, réside à  l'hôtel avec sa bru, son gendre et son domestique* et voulait adopter la jeune femme.

*Re anachronique

 

Une adolescente disparait et est retrouvée carbonisée dans une voiture volée à un autre résident de l'hôtel qui s'intéressait à Ruby.

 

Le fils du premier mariage de la bru, un enfant qui aime les énigmes policières, a retrouvé un ongle de la victime.

 

Cela suffira à Miss Marple pour élucider cette affaire complexe*.

*Ai-je écrit tarabiscoté ?

 

Comme je le fais maintenant après chaque lecture je vais chercher des petits trucs dans "Les carnets secrets d’Agatha Christie" de John Curran et jusque là je n’ai pas trouvé grand-chose. Cela me navre profondément.  Je me demande quel est l’intérêt de ce recueil pour un lecteur lambda ? Était-ce simplement un projet mercantile basé sur le nom de Lady Agatha ?

 

PS: J'ai retrouvé, coincé au milieu des pages, un billet de loterie du 11mai 1979. S'il est gagnant, Pensez-vous que le prix éventuel me sera versé 34 ans plus tard ?

 

Un cadavre dans la bibliothèque d'Agatha Christie, Champs Élizées, 1948,141 pages, Policier

*ouais ** bon *** très bon **** j'aime

 

Le bémol du Papou : Ne vous trompez pas ! Tarabiscoté, désuet, anachronique mais christement Christie quand même.

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1 septembre 2013 7 01 /09 /septembre /2013 15:10

*Changement du bémol du Papou*

 

1er billet de Québec en septembre

C'est la faute à Karine

 

L'indifférence est mère de l'incompréhension

 

Une jeune professeure de français a accepté un contrat dans une école privée juive orthodoxe. Les premiers contacts avec ses élèves, âgées de 11 et 12 ans, ne sont pas faciles surtout avec les plus vieilles qui ont passé leur bat mizva* et se montrent  beaucoup plus réservées et plus strictes sur les préceptes de leur religion.

*Équivalent pour les filles de la bar mizva des garçons.

 

Elle va éprouver un profond attachement pour l’une d’entre elles, Hadassa, petite fille maigrichonne et souvent malade.

Durant toute l'année scolaire, elle va s’intéresser à leurs coutumes et à leurs fêtes, essayant de ne pas les gêner dans leur monde rempli de mystères et d’interdits. Elle va aussi répondre à leurs nombreuses questions sur sa vie de goya et, leur mettre entre les mains d’autres livres que leurs ouvrages religieux.

*Non juive

 

Dans ce quartier très populaire de Montréal vit une importante communauté hassidique mais aussi de nombreux immigrants de toutes origines dont Jan un jeune musicien polonais devenu employé d’une épicerie de quartier.

Un jour, Deborah, une jeune femme hassidique nouvellement mariée va entrer dans l’épicerie. Ils vont ressentir quelque chose de très fort mais une juive orthodoxe ne parle pas aux goyim*.

*Non juifs

 

Pendant toute l’année scolaire, nous voyons alternativement évoluer les relations entre le professeur et ses élèves, et celle entre Jan et Deborah.

 

Beaucoup de bonnes intentions dans ce roman. Pourtant l’auteur réussit à nous faire ressentir que les contacts entre personnes de coutumes et de  cultes différents demeurent généralement superficiels.

 

Hadassa de Myriam Beaudoin, La Bibliothèque Québécoise, 1976, 223 pages, roman social

*ouais ** bon *** très bon **** j'aime

 

Le bémol du Papou : même si le roman date de 1976, cette histoire pourrait se passer de nos jours sans en changer une virgule.

Le bémol du Papou (bis) :  Si le Papou écoutait ce qu'on lui dit, il aurait rectifié cette ineptie, le roman est paru en 2006, et Myriam Beaudoin est née en 1976.

Le bémol du Papou (ter) : Si ce roman avait été écrit en 1976, l'histoire aurait été la même car rien n'a véritablement changé dans ce monde très conservateur.

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31 août 2013 6 31 /08 /août /2013 17:35

Dénoncez, dénoncez, même si c'est faux, ça deviendra une vérité

 

Que voilà une lecture difficile ! .

Certaines laissent entendre que je lis trop de romans faciles ; des polars, des thrillers, de l’humour*. Des trucs qui ne me pèsent pas sur la conscience ou plus grave qui ne me font pas réfléchir.

*Et même à l'occasion de la chicklit

 

La lecture c’est le plaisir, la lecture difficile c’est le mal

…..de tête.

Mais, de temps en temps, entrainé par des blogueuses inconscientes dont l’Héritière à qui je ne refuse rien ou presque,  j’en prends un, et je lis et je pense et je réfléchis et je me bourre mentalement d'Advils.

 

Ce roman est-il si difficile ?

Poser le problème de la pédophilie ou des déviances sexuelles sur mineur(e)s  ne peut pas être une lecture de salon, le cul dans un fauteuil confortable et le whisky, ou le thé* à porter de la main qui tourne les pages.

*Plutôt whisky que thé, d'où, peut-être, le mal de tronche

 

Car Russell Banks pose le problème dans sa crudité, je devrais dire dans sa cruauté. Que faire de ces personnes condamnées à vivre à plus de 800 mètres de tout lieu où se trouvent des enfants ?

 « certains réclament un châtiment définitif pour les délinquants sexuels à savoir la castration chimique, la détention à vie, sans possibilité de remise de peine ou, encore mieux, la peine de mort suivie si possible de la damnation éternelle »

Écrit-il, en dénonçant la droite religieuse américaine et une certaine idée populaire.

 

Je ne m'étais jamais posé la question de manière philosophique. J’ai plutôt tendance à des réactions épidermiques aux nouvelles racoleuses des médias, en mal de sensationnel, dès qu'on touche à un enfant.

Je reconnais aussi que d’apprendre qu’un prédateur vit à porter de zizi de mes petits enfants me gênerait énormément.

 

Ce fut ma première réaction et puis j’ai commencé à ressentir un certain malaise comme si on essayait de justifier certains actes. Le héros que l’on surnomme Kid à 22 ans et l’auteur essaie de nous le rendre sympathique. Ce n’est pas de sa faute. Il a eu une enfance solitaire, sinon malheureuse du moins pas très heureuse. Et puis il n’a pas fait grand chose pour être condamné !! Hé, réveillez-vous ! Il a juste essayé de coucher avec une gamine de 14 ans, contactée sur un "chat", en amenant, pour arriver à ses fins, un film porno pour l’ambiance, un pack de bière pour son inhibition, des capotes pour sa peur et de la vaseline…pour faire quoi la vaseline ?

 

Non, il ne m'est pas sympathique. Mérite-t-il, pour cela, une condamnation sans une approche médicale pour vérifier les possibilités de récidive, aucun endroit acceptable pour vivre  et l'opprobre universel via les sites Internet qui dénoncent noms, adresses et raisons des condamnations ? Poser la question, c'est y répondre.

 

Russel Banks aborde plusieurs sujets ; les médias électroniques, les familles déconnectées, le mensonge et la solitude qu’engendre la convergence de ces facteurs. La facilité de trouver n'importe quoi et son contraire sur internet, sans contrôle sinon volontaire et leurs dérives comme la pornographie sous toutes ses formes ainsi que la manière dont son traités les délinquants sexuels aux États-Unis.

La première partie m'a sensibilisé à un problème que j'occultais, la suite m'a ennuyé ou pire je ai pas compris ce qu'on voulait me dire. A-t-on voulu justifier certains actes, moralement indéfendables, en accusant l'évolution sociale de les provoquer ?

 

La seule conclusion que j’en ai tirée je l’ai trouvé à la fin du roman quand "L’Écrivain explique au Kid qu’en un sens tout ce que nous lisons est en grande partie inventée.

-Même les infos ? -Même les infos.

-Même sur Internet ? -Même sur Internet.

-Et les photos et les vidéos ? Les photos ne mentent pas, man.

-Tout ment.

-Si tout est mensonge, alors y a rien de vrai.

-Tu as tout compris, Kid, A peu près. Ça veut dire qu’on ne peut jamais vraiment connaître la vérité de quoi que ce soit. »

 

Le billet plus positif de Sylire ici.

 

Lointain souvenir de la peau  de Russell Banks, Actes Sud, 2012, 444 pages, Roman

*ouais ** bon *** très bon **** j'aime

 

Le bémol du Papou  : Était-ce bien utile dans ce roman de dénoncer certains complots du gouvernement américain prêt à éliminer des agents pour cacher certaines de ses actions* ?

*Ça, ça m'énaaaarve !

 

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26 août 2013 1 26 /08 /août /2013 15:46

La vengeance est une tarte aux pommes et...

aux morceaux de verre

 

Un billet de "O comme Colomb" , blog disparu depuis, m'avait donné le désir de connaitre cette auteure. Le commentaire de l’Oncle Paul, en ce début de mois, a ravivé mon envie et celles de l’Héritière de « faire » les bouquineries m’ont permis de le trouver sans grever mon budget.

*Pour l’Oncle Paul, cliquer ici. Celui de O s'est perdu avec la Santa Maria.

 

Normalement j’essaie de vous conter le début de l’histoire, sans spoiler. Ce qui n’est pas gagné d’avance.

Pour « Expiation », je vais vous dévoiler la situation en vous parlant de mes sentiments, de mes pensées et même de mes réactions pendant cette lecture.

 

Tout d’abord j’ai fait ce que, normalement, je ne fais jamais. J’ai lu la fin avant d’entamer le chapitre 6 ou peut-être même le 5.

Pourquoi avoir dérogé à mes habitudes au risque de gâcher ma lecture ?

Si je ressens qu'un innocent va être frappé par la fatalité, la scoumoune, un malheur, une calamité, une catastrophe ou même un simple accident, je flippe.

Dans les films , la musique m'avertit et mes yeux se ferment. L’assassinat dans « psycho » d’Hitchcock m’est insupportable. D’ailleurs je ne l’ai jamais vraiment regardé.

Mais comment lire les yeux fermés ?

Heureusement je supporte mieux ce genre d’action « de lectu » que « de visu » sinon je n’aborderai aucun thriller.

 

L’héroïne m’a causé aussi de gros problèmes de crédibilité. Qu’une jeune femme, condamnée à 12 ans de prison parce que son amant de patron avait été assassiné en la raccompagnant depuis le motel où ils avaient consommé, retombe en amour quelques jours après sa sortie de prison avec son nouveau patron m’a juste fait pensé au bémol du Papou*.

*Voir ci-dessous

 

J’ai eu du mal à accepter sa veulerie envers ceux qui l’entourent. Il faut dire que 12 ans de prison au milieu de "malfaiteuses"* et de "gangsterines"* soit vous endurcissent le caractère soit vous l’amollissent au point  de devenir une amibe sans volonté.

*Je féminise, tu féminises, il...

 

Donc, attirée par l’éditeur des "Nouvelles de la crique", le journal du coin, l’amibe a décidé de refaire sa vie dans l'île d' Heron's Neck,au large de la Nouvelle-Angleterre.

Seulement l’éditeur est soudainement parti en voyage et l’accueil qui lui est réservée est limite glacial sauf celui du rédacteur, Jess qui, manifestement, la trouve à son goût.

 

Un certains nombres de faits inexpliqués plus tard, on sait qui est responsable des problèmes, ce qui est arrivé à l’éditeur et on comprend que le tout s’imbrique dans une vengeance initiée par le  meurtre de son premier amant.

 

Mais qui ?  Grace la secrétaire qui pense que Maggie va lui faire perdre sa job ? Evy, jeune femme anorexique dont l’amour pour Jess est visible ? Jess lui-même ? Owen le photographe ?

Maggie obnubilée par son nouvel amant (eh oui déjà, mais 12 années sans sexe doivent porter sur les sens) ne voit rien, ne comprend rien et tente toujours des approches amicales auprès de personnes qui visiblement ne veulent pas d’elle.

 

Finalement un bon petit thriller dans un lieu isolé où tout le monde connait tout le monde et où tout nouvel arrivant est une amibe dans un milieu pathogène.

 

Expiation de Patricia MacDonald, Le Livre de Poche, 1996, 318, Thriller

*ouais ** bon *** très bon **** j'aime

 

Le bémol du Papou : La bêtise ne  mérite pas d’indulgence.

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23 août 2013 5 23 /08 /août /2013 16:38

-La Grosse Pomme pourrie et les flics ripous-

 

Un policier est égorgé dans sa voiture le pantalon sur les chevilles. Des témoins ont vu s’enfuir  une femme de type latino, en robe rouge et gants blancs.

 

Anthony Ryan, chef du bureau des inspecteurs du NYPD* et son collègue Joe Gregory sont chargés de l’enquête.

*New York Police Department

 

La victime n’était pas de service cette nuit-là et n’avait aucune raison de se trouver dans un des lieux les plus dangereux du Bronx.

 

Je ne vais pas m’étendre sur l’enquête elle-même qui mêle trafics de drogues, prostitution et flics ripoux.

Je vous dirai simplement que j’ai ressenti beaucoup de vraisemblance dans ce polar noir à l’américaine. On n’est pas dans une série aseptisée où le héros effectue les recherches, les analyses, les autopsies et même les arrestations*. Quoique... pour les autopsies, Ryan n’aime pas être obligé d’y assister.

* Tout ça en sept heures de boulot par jour.

 

On se retrouve dans la vraie vie d’un policier new-yorkais qui côtoie la population de la misère sous toutes ses formes ; les drogués, les fous en liberté, les prostituées (avec ou sans e final), les trafiquants, les tueurs, les ripoux etc..

 

On ressent chez Ed Dee une volonté certaine de montrer qu’en dépit de quelques pommes pourries les policiers de la Grosse Pomme font leur boulot honnêtement.

J’ai donc été sur internet et j’en ai compris la raison.

 

Ed Dee a pris sa retraite en tant que lieutenant du NYPD avant d’écrire ses romans.

 

Il y a très, très longtemps, avant internet, le téléphone portable et autres gadgets électronique* j’avais trouvé un roman sur New York qui m’avait profondément marqué, mais je ne retrouvais ni  le titre ni l’auteur pour vous en parler. Mémoire d’oiseau, Le Hibou**! Certaines même dirait mémoire de poisson rouge.

Heureusement L’Héritière possède elle, une mémoire d’éléphant ; Nécropolis de Lieberman m’a-t-elle lancé le temps d'un battement d'aile..

*Mais non ce n'est pas du temps de Cro-Magnon.

** Oups ! Je voulais écrire le Papou.

 

Ce roman de Ed Dee m’a donné envie de le relire et rien que pour ça il mérite 1 belle * supplémentaire.

 

L'ange du Bronx d'Ed Dee, Seuil, 336 pages, Policier

*ouais ** bon *** très bon **** j'aime

 

Le bémol du Papou  : La fin n'est pas surprenante. Mais, est-ce une mauvaise ou une bonne chose ?

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