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Ma résolution Christienne no 20

Ce billet, pour une rare fois, aurait pu être court, car ce roman d'Agatha Christie est certainement un des plus connus.
Agatha Christie fut « la créatrice » de presque toutes les façons de perpétrer un crime.. Qui ne connait pas celle-là ? Ne serait-ce que par le film qui réunissaient autour d’Albert Finney en Hercule Poirot, Lauren Bacall, Jacqueline Bisset, Ingrid Bergman, Vanessa Redgrave, Sean Connery, Anthony Perkins, Jean-Pierre Cassel, Martin Balsam, Richard Widmark et quelques autre moins connus du signataire.
Excusez du peu !
Il demeure un de mes préférés, sinon mon préféré, d'où le petit cœur bien mérité.
Petite rectification pour commencer ; contrairement au titre, cette enquête ne se passe pas dans le mythique train luxueux qui reliait Istanbul à Londres via Paris, Vienne et Budapest, mais dans son alter ego, presque aussi somptueux, le Simplon Orient express, qui de l'ancienne Constantinople à Paris passait par Sofia, Belgrade et Venise, les wagons des voyageurs pour le Royaume Uni étant accroché dans la capitale française à l’Orient-Express.
Un des passagers est assassiné dans son compartiment fermé. Très rapidement Poirot va découvrir qu'il était le chef d'une bande de tueurs d'enfants qu'ils enlevaient contre rançons.
Le train étant immobilisé par la neige en rase campagne, personne n'a pu pénétrer dans le wagon et le meurtrier ne peut être qu'un des passagers de cette voiture.
Douze voyageurs, de nationalités différentes et issus des diverses couches de la société vont donc être mis sur la sellette par notre détective ; Parmi eux, une princesse Russe, un diplomate Hongrois et son épouse, une jeune scandinave, une allemande, un vendeur d'origine italienne, des américains, des anglo-saxons, et des français.
Sans autre aide que celles, bien inutiles, d’un directeur de la compagnie ferroviaire, M. Bouc, et d’un médecin venu, d’un autre wagon, constater le décès et, sans pouvoir obtenir d’informations extérieures puisque le train est bloqué incommunicado*, Poirot va devoir faire chauffer ses « petites cellules grises » pour résoudre cet assassinat.
*Si ! Si ! J’en ai fait, il y a bien longtemps.
C'est un roman à lire et à relire même, et surtout, par ceux qui n'aiment pas les romans policiers.
Comme je le fais depuis quelques temps, j’ai cherché dans « les carnets secrets d’Agatha Christie » de John Curran, toutes les idées préparatoires qu'à pu avoir notre Lady.
La déception se lit sur mon visage, telle celle de l'enfant privé de gâteaux, et tient dans cette unique phrase : "À partir de 1930, les seuls titres qui manquent (dans les nombreux carnets) sont Le crime de l’Orient-Express (1934), Cartes sur table (1936) et Un meurtre est-il facile ?(1939)."
Impossible, donc, de connaitre l'évolution qui nous a donné cette fin inusitée et extraordinaire pour l'époque.
Frustré, je suis.
PS: Finalement, il n'est pas si cour, ce billet.
Le crime de l'Orient Express d'Agatha Christie, Les champs Élysées, 1974, 216 pages, Policier
*ouais ** bon *** très bon **** j'aime
Le bémol du Papou : No drawback for our Lady.