les C.D.G. du HibouLes Voyages du PapouLes Commentaires du Hibou et du PapouQu'est ce qu'on mange ?
Je dois aimer les romans policiers pour plusieurs raisons, mais la principale reste de trouver le criminel et ses raisons avant même que les auteurs y aient pensés. Difficile, me direz-vous. Sauf qu’arrogance, immodestie et vanité sont les trois mamelles du lecteur intensif de polars.
Des fois ça marche parce que le roman n’est pas bon, les coutures sont visibles et les fils blancs pendent lamentablement.
Je suis heureux et… déçu.
Avec les bons romans comme ceux de notre Lady Agatha, je n’ai pas réussi souvent, sauf quand je les relis pour la ixième fois.
Je suis donc déçu et…heureux.
C’est pareil me direz-vous ! Que nenni.
Déçu et heureux n’a presque rien à voir avec heureux et déçu. Le sentiment mentionné en premier est immédiat, rapide et provisoire alors que le deuxième reste celui qui imprégne notre mémoire lorsqu'on revoit le nom de l’auteur.
Il va sans dire, et encore mieux en le disant, que je n’aime pas beaucoup les romans (ou les films) où le scélérat nous est dévoilé au début*.
*Les seules choses que j’aimais dans Colombo c’était sa 403, son chien et sa femme.
Je n’aime pas non plus ceux où nul indice, nul renseignement, ne vient allumer le lumignon du lecteur et qu’émergeant d’une brume épaisse et sorti de nulle part, le vilain nous est livré pieds et poings menottés*.
*Une certaine Héritière sait de qui je parle.
Tout ça pour vous dire que je lis en ce moment « La sirène » de Camilla Lackberg et qu’en dépit de tous les indices, réels ou faux bien entendu, je suis complètement perdu et affreusement dépité.
Vais-je être déçu et heureux... ou bien... heureux et déçu ?
Réponse dans un futur billet.