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les C.D.G. du HibouLes Voyages du PapouLes Commentaires du Hibou et du PapouQu'est ce qu'on mange ?

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* "Le chardonneret" de Donna Tartt

S’enfarger dans les fleurs du tapis.

J’aime bien cette expression.

Mais quel est le rapport avec le prix Pullitzer 2014 ?

 

« Le chardonneret » est un tableau d’un peintre* néerlandais, inconnu du béotien qui signe cette chronique, mort è 32 ans des suites de l’explosion d’une poudrière. Il n’aurait laissé que peu d’œuvres dont  « Le chardonneret » (voir ci-contre).

*Carel Fabritius

 

 

 

Théo a 13 ans et vit chichement avec sa mère dans un appartement New Yorkais depuis la disparition volontaire de son père.

 

La journée s’annonce mal. Convoqué avec sa mère par le proviseur, ils arrivent en avance et décident de visiter une exposition.

Théo y remarque  une jeune fille et un vieux monsieur lorsqu’il est soufflé par un  attentat  qui détruit le bâtiment.

Désorienté, en dépit de ses blessures, Théo aide le vieux monsieur qui, avant de mourir,  lui donne une chevalière, une adresse et le convainc d'emmener le fameux tableau  qu’il venait d’admirer avec sa mère quelques minutes plus tôt.

Cette mère qu’il va attendre dans leur appartement mais qui ne reviendra pas.

 

Jusque là, j’aimais ma lecture. C’était violent, c’était dur, c’était rapide et j’aimais bien.

 

Une famille d'accueil, un grand-père insensible, un père qui réapparait par intérêt et un russo-ukrainien plus tard, j’ai commencé à m’emmerder* dans la succession des aventures plates, droguées et alcooliques de Théo l’orphelin.

*Oups ! Ça m'a échappé,

 

Donna Tartt a écrit un Dickens américain postmoderne* dans un style que n’auraient pas désavoué les feuilletonistes du XIXème payés à la ligne. Dans cette logorrhée incessante, dans ces dialogues infinis, dans ces explications tarabiscotées et hésitantes, les faiblesses de son principal personnage ressortent comme une baleine échouée sur une plage de sable.

*Ça fait plus culturé que simplement moderne.

 

J’étais prêt à l’aimer, moi, ce jeune ado, à éprouver de l’empathie, à l’aider à supporter la perte brutale de sa maman.

Seulement il n'a rien de sympathique. Il est veule, faible, magouilleur, escroc, drogué, menteur, et,  ce qui n'arrange rien, la majorité des personnages qu'il fréquente sont comme lui.

 

Ses aventures ne m’intéressait plus. Je voulais juste savoir ce qu'allait devenir le tableau que Théo cachait toujours, malgré les menaces à peine voilées d’un personnage pas très net*.

*Encore un.

 

J’ai continué mais le parfum entétant des fameuses fleurs du tapis*, mêlé à la bière, à la vodka, aux drogues et aux vomissures répétées ont commencé à m’écoeurer.

*Les voilà ! dans une définition qui n'est pas la leur.

 

Je voulais abandonner.  "Allo quoi ! Abandonner un prix Pullitzer ! 

 

Je l'ai fini pour deux raisons :

- Il est très rare que j’abandonne. Ce n’est arrivé qu’une seule fois en quelques siècles* de lecture.

- Je voulais savoir pour le tableau.

*Minimum

 

Qu’avais-je donc espéré ?

Peut-être un truc tranquille qui m’emmènerait dans les arcanes de la peinture flamande.

Je n'est pas trouvé ce que j'avais supposé, ce qui n'est pas rédhibitoire*, mais surtout je n'ai pas apprécié ce que l’auteure me donnait.

*Bien au contraire

 

Certaines que je ne nommerai pas (as usual), n’hésiteraient pas à lire la fin avant même de commencer le roman*.

*C’est une idée ! 

 

Ceux qui ont aimé : Cathulu, Papillon, et Keisha

Ceux qui ont moins aimé (euphémisme) : Cuné, Clara et Théoma

 

PS : Je sais. (pour le tableau)

PPS : Surtout, si vous voulez essayer, ne vous arrêter pas à ce billet.

 

Le chardonneret de Donna Tartt, Plon, 2014, 795 pages, Roman

*ouais ** bon *** très bon **** j'aime

 

Le bémol du Papou  : Je dois avoir un problème avec les prix littéraires qu'ils soient Goncourt ou Pullitzer. Je devrais rester sur les romans de gare.

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C
Je n'ai pas lu "Le chardonneret" mais je viens de terminer "Le maître des illusions" et j'ai vraiment beaucoup aimé. Et c'est vrai que l'auteure s'intéresse à une certaine "jeunesse perdue" mais qui n'en est pas moins intéressante; et son écriture est belle, non ? Bref, je reviendrai ici quand j'aurai lu "le chardonneret" ...
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L
J'ai noté le maitre des illusions donc je ne suis pas complètement anti-Tartt<br /> Le Papou
K
Bon... va falloir me faire mon avis. J'ai adoré The secret history et jamais fini The little friend... donc je m'attends à tous!
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L
C'est encore le mieux à faire.<br /> Le Papou
A
Un Dickens américain post-moderne ? Rien que ça me fait fuir !
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L
Peut-être ai-je été un peu fort.<br /> Le Papou
S
Eh bien, voilà un son de cloche que je n'avais pas encore entendu à propos de ce livre je crois. J'imagine que ça peut parfois sembler long, vu le nombre de pages et que le seul intérêt du tableau est assez mince...
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L
Bonjour Sandrine,<br /> J'aurai pu me poser des questions sur mes sensibilités de lecteur, mais je ne suis pas le seul. Même si j'avais été le seul...j'aurai écrit la même chose.<br /> Le Papou
Y
au moins c'est clair :-)
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L
Un chat c'est un chat sauf si c'est une chatte qui est aussi un chat heu....<br /> Le Papou