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Il y a quelques années, bien avant la naissance de ce blog, je me procurais, dés leurs parutions, tous les romans de Patricia Cornwell.
Et puis, lassitude ou baisse de qualité, je me suis arrêté.
Ce printemps, évoluant dans un lieu de perdition que je devrais éviter*, je suis tombé en arrêt, tel le setter qui sommeille en moi, sur ce qui devait être son dernier roman, bloqué par une envie de revivre cet amour du passé.
*Une librairie toulousaine
Pour faire une nouvelle spécialisation nommée‘’autopsie
virtuelle’’, Kay Scarpetta* vient de passer six mois sur une base militaire, ‘’le havre des morts’’, où l'armée
achemine les corps des soldats tués.
Elle a donc laissé son adjoint s’occuper de son nouveau joujou, un superbe et ultramoderne institut médico-légal installé à Cambridge Mass.
Sa nièce, pilote d’hélico, garde-du-corps, hacker, ancienne espionne et dangereuse comme une mangouste en colère vient la chercher en compagnie de Marino, son enquêteur depuis des années car un incident gravissime vient de se produire à Cambridge mettant en péril son poste et peut-être l’existence de son nouvel institut.
Un homme déclaré mort dans la rue, aurait été enfermé vivant dans la morgue et son adjoint a disparu.
*Le médecin-légiste, héroïne de ces romans
Au premier tiers du bouquin, Kay ne comprend pas ce qui se trame autour d’elle et comme c’est elle qui raconte, je n’ai pas compris grand-chose non plus.
Cette première partie s’est déroulée, pour moi, dans une brume épaisse d’incompréhension et une drôle d’ambiance. Une ambiance morbide de suspicions tout azimut et d’espionnite aigüe avec des personnages qui s'aiment tout en se cachant beaucoup de choses.
Quelle relation peut-il y avoir entre l’horrible assassinat d’un enfant, le martyr d’un étudiant retrouvé dans le port et l’homme qui a continué à saigner après son enfermement à la morgue ?
Kay ressent la sale impression d’être victime d’un complot et que beaucoup de gens veulent sa peau ; son mentor chez les militaires, son assistant, les sociétés privées dont elle a fait bloquer les contrats gouvernementaux, sans compter Benton, son mari, et sa nièce, qui refusent de lui donner certaines d’informations.
J’ai trouvé cette histoire bien confuse. En partant de possibilités de terrorisme, plus précisément de nano- terrorisme*, de sociétés privées impliquées dans des trafics d’armes ultramodernes et de drogue, et d’un risque de tension internationale, on termine sur l’arrestation d’un génie devenu un tueur psychopathe.
* nanotechnologie utilisée par le terrorisme
L'Himalaya qui accouche d’une nano-souris !
Certes, On y trouve des informations intéressantes sur des expériences avec des robots soldats et des drones minuscules, les nano-drones pas plus gros que des mouches, capables d’injecter des substances mortelles ou d’espionner les endroits les plus intimes.
Je n’aurais pas dû revenir à un ancien amour, la déception n'en fut que plus grande.
PS : Quelle ne fut pas ma surprise de constater que ce bouquin avait été imprimé au Québec ! Je suppose que c'est pour baisser les coûts mais comme c'est
drôle, les prix de vente continuent à augmenter*.
*Vive la mondialisation.
*ouais ** bon *** très bon **** j'aime
par Le Papou
Le bémol du Papou : Kay Scarpette est trop mollasse. Avec son mari, avec ses employés, avec sa nièce, avec son enquêteur.
Comment cette femme sans colonne peut-elle diriger un Institut aussi important ?