les C.D.G. du HibouLes Voyages du PapouLes Commentaires du Hibou et du PapouQu'est ce qu'on mange ?
Après ‘’La petite fille qui aimait trop les allumettes’’ il me fallait une lecture facile, une lecture pendant laquelle je reposerais mes petites cellules grises, je ne suis ni Hercule ni obstiné de lectures compliquées et difficiles.
Une chronique de Lystig avait intéressé l’éternel adolescent qui vit en moi.
Je me suis donc invité dans les Rocheuses pour y passer un hiver avec un
jeune citadin, loin de toute civilisation, à surveiller ...une frayère de saumon.
J’y ai passé un moment agréable, malgré le froid, la neige et les tempêtes mais je n’y ai trouvé ni ce souffle épique auquel je m’attendais, ni l’envie de surveiller les saumons.
C’est un simple récit dans un monde complètement différent mais qui n’arrive pas à nous faire partager ses peurs et ses angoisses .
Le sceptique, que je suis, s'est posé une seule question, ce qui, avouons-le, n’était, pour une fois, pas exagéré:
comment un jeune homme de 19 ans qui n'a jamais chassé peut-il tuer des grouses d’un seul coup en pleine tête ?
J’ai bien compris que ces volatiles sont stupides, mais il me semble que leur tête ne doit pas être aussi grosse qu’un ballon de basket.
Et comment peut-il tanner des peaux en suivant la recette dans un livre ? Oups! Désolé, cela fait deux questions.
Enfin, pour cette immense solitude annoncée dans les montagnes enneigées, j’ai trouvé que ces lieux inhabités étaient fréquentés par beaucoup de monde.
J’ai donc eu beaucoup de mal a m’inséré dans la peau du conteur, mais la lecture fut plaisante, pour le dépaysement, pour la description du magnifique paysage des Rocheuses, entre autres, durant l’éclipse de soleil.
L’auteur ne fait que raconter ce qu'il a vécu pendant l’hiver passé à Indian Creek, il lui était difficile de créer des aventures inexistantes pour pimenter son récit.
Depuis la fenêtre d’où j’admire mon terrain encore sous la neige, j'admets que ce dépaysement fut plus difficile à ressentir.
À éviter pour les frileux, à lire absolument pour ceux qui vivent de grosses chaleurs.
*ouais ** bon *** très bon **** j'aime
par Le Papou
Ps : C’est mon premier billet aussi court. Je vous dirai bien que je vais continuer ainsi, mais, même moi, je n'y crois pas.