les C.D.G. du HibouLes Voyages du PapouLes Commentaires du Hibou et du PapouQu'est ce qu'on mange ?
Un Agatha Christie par mois (Décembre 2012)*
* Félicitations Mr Papou, pour la première fois de votre vie, vous avez réussi à tenir une résolution du jour de l'an pendant toute
une année.
St Mary Mead est en émoi, le colonel Prothero, juge de
paix et marguillier a été abattu d’un coup de revolver dans le bureau du pasteur tandis que celui-ci se rendait au chevet d’une de ses ouailles.
Saint Mary Mead, pour ceux qui ne connaissent pas, est le village de Miss Marple, endroit où la vie cachée de ses concitoyens lui sert à expliquer les motivations ou les actions des personnes qu’elle espionne*.
*Je n'espionne pas, je regarde, je scrute j'observe et je surveille. Signé : Miss Marple
Cette première enquête de Miss Marple, écrite en 1930, nous est racontée par le pasteur du village, Leonard Clement, directement concerné puisque le meurtre a été perpétué chez lui.
Contrairement à certains des futurs romans de Lady Agatha, il y a peu de suspects dans celui-ci.
Certes le pasteur a laissé entendre, à haute voix, que la disparition rapide du colonel Prothero serait un bien pour le village mais il est difficile
d'envisager qu’un homme d’église puisse en arriver à une telle extrémité, même si la victime envisageait d'enquêter sur de possibles irrégularités dans les comptes de la
paroisse.
Reste la famille du Colonel Prothero, homme dur et imbu de sa personne, sa deuxième femme Anne, froide et calculatrice, sa fille, Letice, née d’un premier mariage qui hait sa belle-mère.
On peut ajouter une Madame Lestrange qui vient de s’installer dans le village et qui semble avoir connu le Colonel dans une autre vie et le beau peintre Laurence Redding qui exécute sur commande le portrait de Letice.
L’arme du crime lui appartenant, le peintre se livre à la police, puis Madame Prothero avoue qu’ils sont amoureux l’un de l’autre et s'accuse elle-aussi. L’infect inspecteur Landormy, après vérifications des allées et venues, avant et pendant le meurtre, arrive à la conclusion qu’aucun des deux ne peut être coupable.
Tout le monde, y inclus le lecteur, patauge jusqu’à ce que Miss Marple trouve et explique qui, comment et pourquoi.
Une petite merveille car en dépit du peu de suspect possible, il faut attendre les dernières pages pour comprendre le méchanisme machiavélique de cet assassinat.
L'affaire Prothéro d'Agatha Christie, Champs-Élysées, 211 pages, 1930, Policier
*ouais ** bon *** très bon **** j'aime
par Le Papou
Le bémol du Papou : Bémol n'a point, c'est du Lady Agatha.