les C.D.G. du HibouLes Voyages du PapouLes Commentaires du Hibou et du PapouQu'est ce qu'on mange ?
Je tiens à remercier ma petite soeur qui m'a signalé ce livre : efkaristo ma Cocole!
Jubilatoire !
En refermant ce livre, j’étais pleinement heureux.
À cause l’écriture ? Certainement. Mais surtout pour l’ambiance, les personnages et leur manière de se comporter entre eux.
Je me suis senti en famille, dans une communauté qui m’a rappelé mon enfance. Ma famille n’était pas nombreuse, mais, ma mère, comme tous les expatriés, les fréquentait beaucoup. Moi, qui n’avait ni oncle ni tante, j’appelais un tas de personnes "étrangères", tonton (thio) ou tata (thia).
J’ai souri tout au long de ce roman, et pourtant l’histoire est loin d’être drôle.
Maria, une vieille dame de près de quatre-vingt dix ans a disparu
après avoir donné à manger une tourte empoisonnée à son demi-frère. Elle serait partie vers Istanbul où elle a passé son enfance.
Un petit peu de la 4ème de couverture :
« Katerina, la fille du commissaire Charitos, se marie civilement, pas devant le pope ! La cérémonie tourne court : personne ne se parle. Pour calmer sa femme, Charitos lui offre un voyage organisé à Istanbul où ils prennent contact avec la petite communauté grecque des Roums.
Pour éviter un incident diplomatique, Charitos est chargé par son supérieur d’enquêter en collaborant avec un jeune collègue turc : méfiance ancestrale au programme. »
D’excellentes ‘’pitas’’ en ‘’pitas’’ empoisonnées, les deux policiers vont aller d’étapes avec cadavre en étapes moins tragiques. Ils comprennent rapidement que la vieille Maria est en train de régler ses comptes, soit tragiquement pour ceux qui l’ont maltraitée soit gentiment pour ceux qui l’ont aidée.
Notre commissaire doit continuer son enquête tout en participant à certaines excursions avec un groupe de compatriotes inconnus et souvent fatigants, en essayant de calmer son épouse toujours fâchée après leur fille et en espérant que ses contacts devenus officiels avec la police turque n’aboutiront ni à des problèmes diplomatiques internationaux, ni, conséquemment, à un supérieur de mauvaise humeur.
Vous aurez compris que j’ai adoré cette histoire de Petros Markaris, avec ce commissaire capable de juger les défauts de ses compatriotes et les qualités des turcs, sans parti pris et avec clairvoyance. Cela m’a-t-il réconcilié avec ce pays ? Je n’ai jamais été vraiment fâché avec eux, je continue à le prétendre pour ne pas froisser mon Papou qui doit me surveiller de là-haut.
Soyez sur que si je rencontre par inadvertance ou par accident, chez un libraire, chez un ou une ami(e) ou dans une bibliothèque un autre roman de Petros Markaris, il ne restera pas longtemps dans ma PAL.
*ouais ** bon *** très bon **** j'aime
par Le Papou
Ps:
Le challenge du Papou ; roman policier grec