les C.D.G. du HibouLes Voyages du PapouLes Commentaires du Hibou et du PapouQu'est ce qu'on mange ?
Vous ne trouverez pas, comme d'habitude, la couverture de ce roman au début de ma chronique. Elle est magnifique, mais dévoile un secret essentiel que l'auteur ne nous communique qu'au tiers du récit.
Vous n'êtes certainement pas surpris de lire un billet sur un roman ‘’jeunesse’’, ce n’est pas le premier et ce ne sera pas le dernier. Je vous ai déjà écrit que l’enfant en moi était toujours là.
Un certain nombre de blogueuses, aucun blogueur à ma connaissance, ayant apprécié ce premier roman de Marie Caillet, je devrais être le premier de sexe masculin à vous dire que tout le bien, que Karine, Cuné, Praline et toutes les autres* dont je n’ai pu retrouver les textes, vous ont mentionné, était on ne peu plus véridique.
Pour un premier roman d’une jeune femme de 18 ans c’est un petit bijou de fantaisy fiction. Des trouvailles, inédites pour moi, se mêlent à des situations connues, le tout aboutissant à une histoire intéressante et complexe dans laquelle on plonge en apnée et on ne remonte pour respirer qu’à la fin.
Le tout avec une très belle écriture, nerveuse et riche et des personnages principaux dont les caractères, bien définis, évoluent au fur et à mesure des situations romanesques.
Mais revenons au début, Madael est roi d’Erdillon, veuf et papa d’un petit garçon, son État est envahi par son voisin, La Déléane, et, sachant qu’il ne pourra résister, il écrit une lettre pour ses descendants puis, utilisant son don, se transforme en un dragon, s’envole et disparait après avoir déposé l’enfant dans une famille qui l’élèvera sans connaître ses origines.
Dans le chapitre suivant, l’auteur nous présente rapidement les six générations qui suivent. Je voudrais attirer votre attention sur l’évolution du don de transformation pour chacun d’entre eux. Tous, élevés par des familles d’adoption, ils apprendront leur filiation avec Madael et comme lui s’envoleront pour retrouver le trésor de leur ancêtre et reconquérir leur royaume, mais aucun ne revint .
Mydria dite My, jeune princesse de 15 ans, jolie, longue chevelure blonde ondulée, yeux bleus, ambitieuse, têtue et un peu trop gâtée par des parents qui n’ont que cet enfant, n’envisage rien d’autre qu’une vie au plus haut sommet de l’État de l’Erdillon, en épousant le roi, encore célibataire.
À son tour, elle sera mise au courant de ses origines réelles et un peu contre sa volonté, se retrouvera impliquée dans la quête du fameux trésor et fera l’apprentissage de ce don qui caractérise sa généalogie.
Je ne vous en dirais guère plus, sachez seulement que, prisonnière, elle y sera forcée par une guilde de voleurs dont huit l’accompagneront jusqu’au bout ou presque.
Tout n’est pas parfait dans ce premier roman mais ces petites imperfections ne sont que des éraflures d'un lecteur qui aurait voulu en savoir encore plus. Je crois qu’il y avait là assez de matière pour faire un deuxième tome et peut-être même plus.
Certaines situations magiques restent inexpliquées, c’est de la magie me direz-vous, oui, mais pourquoi ? Ou comment ? Le château de lumière ? Les chevaux handicapés d’une jambe ? Le monstre fluvial ? Le bois magique ? L’île au trésor ? Il manque une raison ou une explication.
Certains personnages qui pouvaient sembler importants restent intangibles et disparaissent, comme par magie (encore), comme si l’auteur n’avait pas voulu ou su comment les faire évoluer.
Démontrant des qualités rares de conteuses, Marie Caillet réussit à nous tenir en haleine pendant la plus grande partie de la quête sans que rien ne se passe, uniquement par la crainte de ce qui pourrait se passer.
Des éraflures, je vous dis, presque des frôlements, des caresses
(magiques ?) qui surgissent dans un paragraphe et vous titillent le cervelet.
Vous parlerais-je de la fin ? Non et oui. Non, car vous n’avez qu’à vous plongez dans le monde de Mydria et oui, pour vous dire qu’elle est en partie prévisible cette fin, l’héroïne étant, comme dans de nombreux romans actuels et comme son qualificatif l’indique; une jeune femme. Mais seulement en partie et ce n’est pas la partie la plus importante.
Une belle histoire, une jolie héroïne, un tueur efficace nais pas insensible et de la magie. Un beau roman mais pourquoi ais-je eu l'impression que cette aventure
n'etait pas finie.
*ouais ** bon *** très bon **** j'aime
par Le Papou
* AnneSophie et Mara dont j’aime beaucoup les sites et pour lesquelles malheureusement, soit l'index des auteurs n'est pas à jour, soit le système de recherche est trop vague, soit encore je n’ai pas été suffisamment malin pour les retrouver. Aaaahh ! Que je suis fier du mien, voir ici.