les C.D.G. du HibouLes Voyages du PapouLes Commentaires du Hibou et du PapouQu'est ce qu'on mange ?
Si vous pensez que l’un de mes prénoms est ‘’Contradiction’’, vous avez souvent raison mais pas cette fois. Certes j’ai écrit, il y a peu, que j’avais du mal avec la littérature japonaise moderne mais Eiji Yoshikawa n’en fait pas parti. Décédé il y a 50 ans cette année, il a écrit des sagas historiques : ‘’La pierre et le sabre’’ se passe au XVIIème siècle et ‘’la chronique des Heiké’’ au XIIème..
Ma chronique sur ‘’La pierre et le sabre’’ était plutôt mi-figue, mi-raisin*, pourquoi replongez avec cet auteur ?
*plutôt mi-yusu, mi-fuyu
Par masochisme, certes non, mais je trouvais intéressant de me plonger dans cette civilisation au 12ème siècle, et de me changer les idées sans me torturer les méninges.
Pour la clarté, la chronique des Heiké n’est certes pas la solution.
J’avoue avoir été longtemps complètement perdu dans les méandres des familles, des clans et des personnages, même après avoir consulter internet.
Résumer cette brique serait trop long*. Je vais donc, exceptionnellement , vous copier une partie du 4ème de couverture :
*Unau est aussi un de mes prénoms, comprennes qui peut !
‘’La chronique des Heiké dit les guerres, les haines, les intrigues, les scandales et les amours de la cour impériale décadente de Kyoto au XIIème siècle. C’était une époque de corruption, de décadence de l’aristocratie affaiblie, et des rivalités entre samouraïs de province.
Le crime, le désordre et la débauche régnaient sur la cité. Le peuple était trompé par la noblesse, et des moines bouddhistes armés terrorisaient et la cour et les gens du commun.’’
Le jeune Kiyomari fait parti du clan des Taira aussi connu sous le nom de Heiké ou Heiji*. Il vit dans la pauvreté depuis la démission de son père qui a refusé de se
mêler aux intrigues de la cour.
Ce livre est l’histoire de son ascension jusqu’au plus haut sommet du gouvernement et de sa lutte avec la famille des Minamoto aussi appelé Genji* pour contrôler les empereurs ou les destituer.
* Ça se complique, hein !
Le Japon de cette époque est dirigé par deux empereurs. L'ancien, démissionnaire, devenu Empereur ''cloitré'' et son fils, souvent un enfant dominé par la classe
des courtisans. Seulement, si j'ai bien tout compris*, les fonctionnaires qui les entourent se font une guerre impitoyable pour le pouvoir.
*vous ai-je dit que c'était compliqué ?
Si vous arrivez à vous familiariser avec les noms japonais, ce roman historique se lit très facilement et la poésie n'en est point absente :
'' Le soleil s'enfonçait à l'horizon. La mer hivernale s'assombrissait peu à peu, se parant de l'iridescence des écailles de poisson. Jusqu'au lointain, les crêtes des vagues se ponctuaient de touches de clarté. C'était l'heure ou la fuite rapide du jour rend presque sensible l'immense tournoiement de la terre. ''
En conclusion, les intrigues japonaises au 12ème siècle n’ont rien à envier aux rivalités sanglantes de nos rois mérovingiens ni à la manière dont il traitait les femmes quelques six cents ans plus tôt.
PS: Heureusement que depuis quelques années, la situation de la femme nippone s'est un peu améliorée.
La chronique des Heiké d'Eiji Yoshikawa, chez Albin Michel, 486 pages
*ouais ** bon *** très bon **** j'aime
par Le Papou
Le bémol du papou : Je continue à avoir l'impression que l'auteur préférait les armes à la diplomatie.