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**"Le cerveau de Kennedy" de Henning Mankell

Mankell.jpgJe commence mon billet parfois par le début du 4ème de couverture mais je ne le ferais pas cette fois.

Premier aveu : Je viens de lire les 250 premières pages de ce roman et je suis emballé par l’histoire et par l’écriture de Mankell.

J’avais aimé les premières aventures de Wallander, ce policier suédois un peu désabusé par les changements dans la société suédoise, et puis allant de déception en déception j’avais abandonné cet auteur.

Dasola, que je remercie, m’a donné envie de lire celui-là.

Certes, quelqu’un est mort, et d’autres trouveront le même sort, mais on est très loin d’un roman policier, et plus près d’un thriller.

Louise, archéologue de renom, cherche les raisons du décès de son fils unique.

Je vais vous faire un deuxième aveu, j’ai eu très peur que ces 250 pages de pur plaisir n’aboutissent à une fin difficile à croire. Les premières prémices de solution que j’ai ressenties, car comme tous les lecteurs de romans de ce genre j’essaie toujours de les trouver avant que l’auteur ne nous les communique, me dérangent.

Je ne suis pas arrivé à mon âge pour croire que l’homme est fondamentalement bon, gentil et incapable de faire le mal. Je suis sceptique sur beaucoup de choses, l’honnêteté des politiciens, l’empathie des affairistes, la fausse candeur des journalistes et des avocats mais à force de vouloir nous faire croire que tout est encore plus moche que ce qu’on (?) veut bien nous dire, tout ce beau monde nous dépeint une société si dégueulasse que même les bonnes actions semblent des paravents pour cacher la noirceur de l’humanité.

J’ai donc fini ce livre et je ne suis pas fier d’avoir eu raison, cependant l’auteur dans une post-face a désamorcé mon coup de gueule « J’ai pris la liberté que permet la fiction » écrit-il, et aussi « je n’enquête pas comme un journaliste, mais, comme lui, je cherche à éclairer les recoins obscurs des êtres, de la société, du monde. Il n’est pas rare que nous arrivions au même résultat. »

On peut aimer l’Afrique et ses habitants, on peut avoir beaucoup d’empathie pour leurs problèmes et essayer de les aider par tous les moyens possibles. Mais doit-on annoncer la fin du monde pour ensuite se rétracter et nous dire que c’est de la fiction mais que peut-être… ?

Il faut lire « le cerveau de Kennedy » parce qu’il parle de l’Afrique, du SIDA, de la pauvreté et aussi de la méchanceté, de l’inconscience et de l’indifférence de l'homme, parce que le style est beau, les paysages magnifiques, glacé et blanc de neige en Suède, chaud et sombre des nuits tropicales au Mozambique

Il faut le lire avec prudence, avec réserve.

 

Note pour l’éditeur: Pourquoi avoir mis cette phrase d’un chroniqueur de Télérama en mal d’envolée littéraire « On retrouve l’indignation sociale et géopolitique propre à ce romancier chantre policier de l’humanisme angoissé. »

Chantre policier ? Ouche!

Humanisme angoissé ? Re-ouche!

Mankell dénonce les affairistes près à tout pour faire de l’argent, et vous, Monsieur l’Éditeur, jusqu’où seriez-vous capable d’aller pour vendre vos livres.

 

 

ouais ** bon *** très bon **** j'aime

par Le Papou

 

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Commenter cet article
Y
<br /> C'est le livre de Mankell que je n'ai pas aimé. je n'y ai jamais cru et je trouve les personnages peu crédibles. Et pourtant, je suis fan de Mankell !<br /> <br /> <br />
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L
<br /> <br /> Encore d'accord avec toi <br /> <br /> <br /> <br />