les C.D.G. du HibouLes Voyages du PapouLes Commentaires du Hibou et du PapouQu'est ce qu'on mange ?
Un simple titre peut vous faire un clin d’œil.
Ce fut le cas pour ce bouquin et je ne savais vraiment pas à quoi m’attendre, ayant pour habitudes, bonnes ou mauvaises, (je vous laisse ce jugement), de rarement lire le résumé communément appelé 4ème de couverture.
Un hold-up, une réparation de plombier, des problèmes de véhicules automobiles, tout était possible, d’autant que je ne connaissais pas cet auteur, c'est une litote, considéré, au moins par son éditeur, comme le plus célèbre des auteurs de l’Ouest américain.
Comme quoi, quand je dis que Le Papou et Le Béotien ne forme qu’une seule et même personne, la vérité se confirme à chaque pas, disons plutôt à chaque lecture.
‘’Le gang de la clef à molette’’ est un road book anarcho-écolo-terroriste écrit bien avant que l’écologie ne soit « à la mode » et devienne un dogme bien pensant, bien élevé et bien pomponné.
Quatre personnages qui, au début, ont peu de choses en commun, sont
persuadés que les sociétés industrielles et les gouvernements se sont acoquinés pour détruire notre terre et particulièrement le somptueux désert de l’ouest des États-Unis.
Un ancien ‘’béret vert’’ alcoolo et SDF, un pasteur mormon en rupture d’église mais pas de ses trois femmes, un chirurgien de renom mal dans sa peau et une belle, une magnifique jeune femme d’origine juive, vont se rencontrer au cours d’une descente de rapides dans le Colorado et vont s’apercevoir, pendant les veillées, qu’ils ont les mêmes idées et la même envie de détruire les machines qui défigurent cette belle région sauvage.
Ils ne vont pas seulement en parler, ils vont passer aux actes.
Voilà le résumé de cette brique où je me suis souvent ennuyé, perdu dans les litanies de lieux géographiques, connus seulement des quelques habitants de ces régions et parcourus par des touristes sensibles à leur beauté mais insensibles à leur devenir, et de destructions de bulldozers, de machineries de toute sorte, de camions, de train, de pont et j’en oublie certainement.
J’ai toujours tendance à aimer les petits qui s’attaquent aux plus gros, le principe de David contre Goliath, cette fois-ci la mayonnaise n’a pas pris.
Ce n’est pas la cause qu’il défende, ce n’est pas leur marginalité, c’est avant tout que je n’ai jamais ressenti l’envie de devenir un des personnages, la jolie juive, c'est compréhensible, mais, les trois autres sont trop grossièrement américains, trop inconsciemment dénués de savoir-vivre, trop « les bons sont super gentils et les méchants super vaches », en un mot ou deux ou quatre, trop anarchistes pour moi.
Et puis il y a un sentiment qui ne passe pas, ce racisme latent concernant les indiens qui, en restant poli (oui, ça m’arrive), me fatigue.
Il me semble que si les indiens sont devenus ce qu’ils sont, les envahisseurs venus des pays européens, comme certainement la famille de l’auteur, en sont largement responsables.
Heureusement, tout n’est pas négatif et l’amour que l’auteur porte à cette région sourde à chaque page et parfois explose en feux d'artifice chatoyants.
J’avais noté, dans ma LAL, deux ou trois titres de l’auteur. ‘’Le retour du gang de la clef à molette’’ va disparaître, par contre un jour, mais pas tout de suite, j’essaierais de lire « Le feu sur la montagne » qui me semble plus intéressant.
*ouais ** bon *** très bon **** j'aime
par Le Papou