les C.D.G. du HibouLes Voyages du PapouLes Commentaires du Hibou et du PapouQu'est ce qu'on mange ?
Je déconseille ce livre pour :
les puristes de la langue,ceux qui n’aiment pas les romans policiers ordinaires, ceux qui n’aiment ni la Sicile, ni l’Italie, ceux qui détestent les romans où on parle de bouffe, et surtout de poissons.
Pour les quelques autres qui restent, sautez sur une enquête du Dottore Montalbano, ruez-vous sur un des romans d’Andrea Camilleri et surtout lisez attentivement,
avant de l’acheter, de l’emprunter ou de le voler, l’avertissement du traducteur qui se trouve au début, cela évitera une opinion négative au postérieur. (note de mon traducteur : a
posteriori)
Normalement vous devriez avoir du plaisir, vous rirez des situations, des coutumes, des réparties et de la bêtise incommensurable de Catarella. Et vous aurez un polar tranquille, avec un petit meurtre tranquille (??) une enquête tranquille et un dénouement parfois surprenant mais toujours tranquille.
Entre les lignes vous entreverrez la Mafia, incontournable en Sicile, l’Église, incontournable partout, des élus locaux incontournablement pourris et des petites gens qui travaillent dur pour une vie souvent difficile.
Montalbano est appelée sur un site d’enfouissement des ordures ou le cadavre d’une très jolie jeune femme blonde et nue a été trouvé par un récupérateur.
Toute nue, ça veut dire pas de vêtements (comme dirait Mr de La Palice), pas d’objets personnels, et pas de signe distinctif à l’exception d’un papillon de nuit tatoué sur l’omoplate, un sphinx, avec en plus, une balle de fort calibre en plein visage, tout ça va rendre l’identification de la victime difficile pour ne pas dire presque impossible.
Mais impossible n’est pas montalbanéen.
De petits détails, en petits détails, entrecoupés d’une autre enquête sur l’enlèvement d’un important commerçant, de repas copieux concoctés par Adelina, sa bonne, ou préparés dans son restaurant favoris et de difficultés dans son couple intermittent avec Livia sa compagne génoise, Montalbano va remonter doucement vers une bonne œuvre catholique qui vient en aide à des jeunes femmes en difficultés et, se heurter à un évêque et aux hautes instances de l’église et de l’état.
Un petit polar tranquille (cela fait longtemps que je n’avais pas utilisé cet adjectif), tranquille donc comme j’aime en lire de temps en temps et qui change des tueurs en série et des séries de tueurs psychopathes, qui se vautrent dans leurs victimes sanguinolentes pour lesquelles ils cherchent de nouvelles manières de nous écœurés.
Je ne sais si tous les polars italiens sont créés avec la même atmosphère , mais je trouve beaucoup de similitudes générales et plein de différences particulières entre le sicilien Montalbano d’Andrea Camilleri et le Vénitien Brunetti de Donna Leon.
Un bon moment de lecture sans prétention.
*ouais ** bon *** très bon **** j'aime
par Le Papou