les C.D.G. du HibouLes Voyages du PapouLes Commentaires du Hibou et du PapouQu'est ce qu'on mange ?
Je voulais essayer de relire cette auteure. Mon premier essai avait été peu concluant, mais je ne me souviens plus quel titre m’avait dérouté et rebuté.
L’Héritier, dans sa grande sagesse, m’a fourni deux petits livres dont celui qui fait l’objet de cet article et que j’ai choisi en premier car il ne faisait que 88 petites pages (courageux mais pas téméraire, Le Papou).
« La ville est assiégée. Dans l’appartement du Professeur, où se sont réfugiés son assistant et Marina, l’étudiante, un seul combustible permet de lutter contre le froid : les livres… »
Premier contact et première hésitation : C’est une pièce de théâtre, j’aime le théâtre mais je n’aime pas particulièrement le lire.
Deuxième contact : je commence la lecture, le sujet ayant un rapport direct avec les livres.
Pour moi, une pièce de théâtre c’est avant tout un lieu : en l’occurrence une bibliothèque.
C’est des personnages : un professeur de littérature, son assistant et ancien élève et une élève, amante de l’assistant.
C’est une situation : dans une ville inconnue (ce n’est pas en occident) et assiégée par des barbares modernes (snipers), la faim, la peur de mourir et surtout le froid amènent les personnages a oublié leur humanité, leur éducation et leurs valeurs intellectuelles et sociales.
Pour supporter le froid, après avoir brûlé tous les meubles ou presque, il ne reste que les livres et une question se pose : quelles livres va-t-on sacrifiés ou mieux quels livres va-t-on provisoirement sauvés.
Je dis provisoirement car l’auteure, dans sa malignité et son ironie nous amène dès le début à comprendre que la guerre étant perdue, tous les livres finiront dans la chaudière.
L’ambigüité est dans le choix :
1) Il y a les livres que l’on aime parce que les professeurs, les critiques et tiens pourquoi pas les blogs nous ont dit qu’ils étaient bons. (Si, si, ça existe.)
2) Il y a les livres ou les auteurs que l’on déteste parce que les professeurs, les critiques et tiens pourquoi pas les blogs nous ont dit qu’ils étaient mauvais.
3) Il y a les auteurs que l’on aime sans réserve alors que, parfois, un seul titre a fait leur renommée.
4) Il y a les auteurs que l’on déteste sans réserve alors que, parfois, un seul titre nous a écœurés et qu’on ne veut rien savoir des autres.
5)
Enfin il y a les auteurs que l’on dit aimer alors qu’on les déteste et ceux qu’on déteste mais qu’on lit en cachette.
J’ajouterai : Et puis enfin il y a ceux qui n’aiment ni les livres, ni les écrivains mais cela est une autre histoire qui n’a rien à voir avec cette pièce.
Et il y a les auteurs (es) qu’on hésite à lire parce que la première expérience fut un fiasco et qu’on devrait reprendre (voir le No 4).
Celui-là valait la peine, on verra bien le prochain, un roman cette fois.
*ouais ** bon *** très bon **** j'aime
par Le Papou