les C.D.G. du HibouLes Voyages du PapouLes Commentaires du Hibou et du PapouQu'est ce qu'on mange ?
Ceux qui jettent un œil sur ce blog savent que j’aime bien les romans d’Anne Perry.
En général, ils se passent dans un monde bien policé, où même la noirceur des scélérats est contrebalancée par une certaine éducation.
Certes on frôle, par moment, la populace mais on s’y insère rarement.
Voici un roman beaucoup plus noir qui se situe à la même époque, en grande partie au milieu du peuple même si la haute société et les fonctionnaires n’y sont pas épargnés.
Nous sommes dans la première moitié du 19ème
siècle, Newgate est une immonde prison de Londres, et Pyke fait partie des Bow Street Runner, un service de police dont les membres, souvent peu recommandables, funambulent* entre la loi et les
délits.
Trop c’est trop, j’ai eu beaucoup de mal à entrer dans cet univers de petites guerres de fonctionnaires, (certains favorables à la création d’une véritable police, d’autres ne voulant pas perdre leurs privilèges), de massacres entre catholiques et protestants, ou entre irlandais et anglais (ce qui est un peu la même chose), de luttes sanglantes entre fermiers exploités à outrance et propriétaires terriens sans scrupule.
Je vais vous avouer, qu’après avoir refermé le livre, je me suis demandé pourquoi le dénommé Pyke était mêlé à cette affaire, accusé de l’assassinat de sa petite amie, condamné à mort, évadé, et n’hésitant pas à tuer, tel Batman, ceux qui se mettent en travers de sa route.
Le dernier chapitre m’a troublé pour au moins deux raisons :
Une fin, trop rose ‘’barbe à papa’’ alors que le roman est plutôt noir charbon ou rouge sang et en plus, impossible à deviner… ou finalement pas très claire… ou
bien je n’ai pas toutcompris.
Ceux qui souhaiteraient vivre au siècle de Jane devraient se rappeler que plus des trois-quarts de la population crevaient de faim, de maladie, de froid et de
mauvais traitements, sans compter les épidémies et les incendies incontrolables.
*Petit clin d’œil au Baudet.
L'avis d'Yspaddaden qui m'a donné l'envie de le lire.
PS: Désolé, ce texte ne devait pas être publié en l'état, mais mon doigt a cliqué sur le mauvais bouton...Tant pis ! Et pas de bémol (snif)