les C.D.G. du HibouLes Voyages du PapouLes Commentaires du Hibou et du PapouQu'est ce qu'on mange ?
J’ai lu Henry Miller dans ma jeunesse, je l’ai lu parce que ses livres étaient considérés comme pornographiques. Du moins c’est le bruit qui courrait à l’époque, époque très lointaine, certes, mais quand même bien longtemps après les Mérovingiens.
Et ce qui était pornographique, bien longtemps après les Mérovingiens, ne doit plus être maintenant que de la soft littérature érotique, je n’en sais rien, je n’ai pas envie de le relire et encore moins après être passé au travers de ce petit fascicule qui s’intitule : « lire aux cabinets ».
Les souvenirs que j’avais de l’auteur étaient plutôt négatifs, trop compliqué, trop verbeux, une logorrhée d’écriture qui m’avait paru sans queue (enfin! le terme est peut-être mal choisi) ni tête.
Il y a quelques temps, l’Héritière, m’a offert ce petit livre dont le titre pouvait faire croire qu’un certain humour allait accompagner la lecture.
L’Héritière sait que je lis très souvent dans cet endroit, normalement destiné à d’autres fonctions plus corporelles et elle n’est pas, non plus, contre l’utilisation de ce lieu comme bibliothèque.
Dans le 4ème de couverture, l’éditeur mentionne :
« Henry Miller fait des suggestions pleines de bon sens : lisez dans les transports en commun ou, mieux encore, aux cabinets ! N’est-ce pas là un endroit calme où personne ne vous dérangera ? »
- Ont-ils vraiment lu le livre ?
- Ont-ils déjà essayé de lire dans un métro ou un train de banlieue super bondé.
« …ce qu’on lit aux cabinets, écrit Mr Miller, c’est presque toujours de la lecture futile. …les digests, les magazines illustrés, les feuilletons, les romans policiers ou les romans d’aventure, tout le rebut de la littérature. »
Faudrait savoir ; il faut ou il ne faut pas.
J’ai lu ce fascicule jusqu’au bout, car, il y a au moins une chose qu’on ne peut pas reprocher à Henry Miller, c’est son amour des livres, de grands auteurs précise-t-il, (mais il ajoute que souvent ceux choisis par les Collèges et les Universités ne valent pas grand-chose, ses choix seraient nettement supérieurs) et une plume facile et colorée, et j’y ai noté quelques remarques intéressantes (D'où le petit * sinon je devais changer le petit classement à la fin de mes avis).
Ceci étant dit :
« Mon cher Henry, où que vous soyez, je vous emmerde. J’aime les romans policiers et d’aventures, j’aime les B.D. que vous appelez « illustrés » dans votre langage dépassé et je continuerai à lire dans les chiottes (terme que vous utilisez) quoique vous en ayez pensé lors de votre passage sur notre planète."
Dans « Lire aux cabinets », j’y ai surtout trouvé un écrivain imbu de sa personne, misogyne, et qui semble se considérer comme un grand auteur. Je devais m’amuser à vous lire, j’ai été déçu et vous m’avez mis en colère.
La modestie ne devait pas faire partie de vos qualités, ce qui est surprenant pour un ancien clochard qui a vécu de la charité des autres dans sa jeunesse, et moi, j'aurais dû éviter de me fâcher avec un auteur décédé il y a 30 ans.
*ouais ** bon *** très bon **** j'aime
par Le Papou
PS : Je me fous de l’orthographe de Miller quand il place des mots en français, le traducteur et l’éditeur devraient savoir, eux, que le terme waters, autre nom des cabinets ou des chiottes dans le langage vernaculaire des Français, ne s’écrit pas wateres mais bien waters et est une altération de water-closet.
PPS : Décidément, en ce moment, je n’ai pas de chance dans mes lectures. Je termine avec difficultés « Le club des policiers Yiddishs » et ce n’est vraiment pas, non plus, un coup de cœur.