les C.D.G. du HibouLes Voyages du PapouLes Commentaires du Hibou et du PapouQu'est ce qu'on mange ?
Mon premier challenge instigué* par Lystig :
Un roman qui se déroule dans sa province.
*Si,si! ça existe,merci à mes amis belges.
Je me suis arrêté sur celui-là qui se passe dans MON Périgord. L’auteur est un anglais* et le héros est un policier municipal d'une petite ville de Dordogne, St Denis. Village dont je n’ai trouvé nulle trace mais qui ressemble beaucoup à la petite ville où je fais la foire*.
* Nobody is perfect
* heu...pardon ! Où je vais à la foire
D’ailleurs les premières pages m’ont étrangement fait penser à un dépliant publicitaire mais, avec tous les clichés,battu et rebattu,sur la vie en province, les autoctones et sur les Français en général vus par un anglais.
Heureusement* le meurtre survient à la page 54 et nous entrons dans l’Histoire de France, la récente, depuis la dernière guerre jusqu’au conflit algérien à laquelle vient
s’ajouter la montée du Front National rebaptisé Action Nationale dans le bouquin.
*Cet adverbe n’est ni adéquat ni vraiment à sa place.
La victime est un ancien harki venu passer sa retraite dans le village ou son fils, professeur de mathématiques, a fait sa vie, élevé sa famille et dont l’un des fils est devenu la vedette de l’équipe de rugby. Ce qui dérange dans ce meurtre c’est l’éventration du mort qui ressemble à une crois gammée.
Le héros Bruno Courrèges, est un jeune policier municipal, ancien militaire, qui entretient des relations amicales avec le Maire et tous les administrés du village. Autour de lui, un nouveau commandant de gendarmerie, plutôt trouillard et pète-sec, une unité de policier enquêteur dont il connaît déjà le responsable et dont il apprécie beaucoup une des adjointes, auxquels viendra se joindre un juge d’instruction parisien, imbu de sa personne, ambitieux, impoli, antipathique, sinueux comme un politicien, un peu raciste avec des idées très beauf des beaux quartiers de la Capitale sur les pecnots et les arabes*.
* Oui, je sais, je ne l’ai pas aimé mais c’est vraiment un concentré de conneries**.
** À se demander si l’auteur n’a pas eu quelques problèmes avec l’un d’entre eux.
Ajoutez à ce meurtre un trafic de drogue auquel est mêlé le fils d’un notable, amoureux d’une jolie jeune femme membre de l’Action Nationale, et vous avez un cocktail explosif qui risque de rebondir politiquement sur le plan national.
Pas facile de garder son calme pour le jeune policier mais, et c’est le plus étonnant, il y parvient très bien.
La fin ne m’a pas plu, mais je ne peux pas vous en parler sinon je vais dévoiler l’intrigue et recevoir de nombreuses plaintes anti-spoilage. J'ose espérer, dans ma tendre naïveté que cette fin ne peut pas exister dans la vie réelle.
En sus, mon épiderme ultra sensible de Périgourdin trimestriel a été égratigné par l’auteur dont tous les personnages anglais sont beaux, bons, gentils et serviables et prétendent que la vraie cuisine anglaise est au moins aussi bonne que la française. Que les Français soient chauvins*, on le sait, mais ils ne sont pas les seuls !
* Le serai-je ? Voir le PS
PS: Et bien.. pas complètement et pas pour tout, j'aime les belles anglaises (si,si, il y en a et celles-là sont magnifiques) le vinaigre blanc sur mes frites, les sauces HP ou Daddy's (je ne suis pas raciste) et les petits déjeuners ''oeufs tournés et saucisses''.
PPS: La photo de couverture est magnifique
Et ma conclusion ? Bon, emporté par mon élan, j'ai oublié ma conclusion :
Un bon polar avec une idée intéressante qui nécessite des recherches ultérieures sur internet et une fin malheureusement irréaliste qui m'a fait lui donner qu'une seule étoile.
Meurtre en Périgord de Martin Walker, Éditions du Masque, 372 pages, 2012
*ouais ** bon *** très bon **** j'aime
par Le Papou
Le bémol du Papou : Encore la fin, qui ne passe vraiment pas.
Les Anglais pensent-ils vraiment cela des autorités françaises. It's shocking !