les C.D.G. du HibouLes Voyages du PapouLes Commentaires du Hibou et du PapouQu'est ce qu'on mange ?
La Grande-Bretagne sous Victoria, fin du 19ème siècle, les surnaturels, vampires et loups-garous, sont acceptés depuis Elizabeth, 1ère du nom, et sont même devenus des aides appréciables dans la domination de l’empire dans le monde.
Dans la haute société victorienne, les valeurs et les coutumes sont toujours strictes. Mademoiselle Alexia Tarabotti dérange, par son physique, par son allure et par son refus de respecter les convenances. A moitié italienne par son père, son teint sombre et son nez fort ne correspondent pas aux canons de beauté de l’époque, son franc parler hérisse, ses tenues vestimentaires ne suivent pas la dernière mode.
Elle possède aussi, à son corps défendant une propriété exceptionnelle, car elle n’est pas une surnaturelle mais une para-naturelle, elle ne possède pas d’âme, et elle peut, par simple contact physique, bloquer les pouvoirs des vampires, des loups-garous et autres fantômes.
Alexia, puisqu’Alexia il y a, et je vous demanderais toute votre
indulgence si je la nomme Amelia (l'explication suit plus bas), est attaqué par un jeune vampire affamé lors d’une soirée de la haute société londonienne or tous les vampires le savent, ou
devraient le savoir, il ne sert à rien de s’en prendre à une para-naturelle. Celui-ci ne semble pas avoir connaissance de ce problème et il en meurt.
Notre héroïne et Lord Maccon, le bel alpha des loups-garous de Londres vont apprendre que de nombreux vampires et lycanthropes solitaires ont disparu et vont se heurter à un groupe de savants racistes et mégalos qui veulent fabriquer des surnaturels pour mieux les vaincre.
Ils vont aussi se trouver dans des situations gênantes surtout pour une vieille fille célibataire dont les sens sont exacerbés par les baisers passionnés du Lord-garou.
Il est évident que l’auteur surfe sur la mode actuelle : une héroïne volontaire et téméraire, un pointe de bitlit, une touche d’Harlequin, un soupçon d’Amelia Peabody, d’Élizabeth Peters (ne s’appelle-t-elle pas Alexia Tarabotti), le tout avec un humour décapant . La sauce prend, la recette est savoureuse.
De très beau personnages pimentent (tant qu'à utiliser des termes culinaires, autant aller jusqu,au bout) ce récit, Lord Akeldama, beau Brumel vampire, extravagant dans ses tenues vestimentaires et hilarant dans les épithètes* dont il gratifie en permanence Amelia, oh pardon Alexia, le professeur Lyall, Beta de la meute et conseiller de Lord Maccon, qui, sous un aspect convenable et posé, est un redoutable espion dévoué à son maître.
Sourire et même parfois rire en lisant doit être une bonne thérapie car j’attends la suite avec impatience.
Les avis de YueYin, de Chimère, de Karine et de Chiffonette
*ouais ** bon *** très bon **** j'aime
par Le Papou
PS : *quelques épithètes de Lord Akeldama pour Alexia, ma ravissante, mon minuscule cornichon, mon doux perroquet, ma captivante crêpette, ma chère jonquille, mon trésor, mon bouton de rose, ma chère tulipe, ma perle, ma petite violette en sucre, mon pétale de rose, ma fleur de pétunia adorée, ma jonquille adorée, ma tourterelle.
Je subodore qu'en anglais, ils doivent encore plus trognons.