les C.D.G. du HibouLes Voyages du PapouLes Commentaires du Hibou et du PapouQu'est ce qu'on mange ?
Parce que j’ai tellement aimé ‘’L’élégance du hérisson’’, j’ai acheté celui-là.
Après le deuxième chapitre, je me suis rué chez Wikipedia pour savoir lequel avait été écrit en premier.*
*J’avais raison : c'est le premier
Pourquoi ? Parce qu’on rencontre la concierge qui deviendra le personnage principale de l'autre.
Le pape* de la critique culinaire dans le
monde sait qu’il est sur le point de mourir.
La seule dernière volonté de cet être atroce, infect, imbu de sa personne, mauvais père, mauvais mari, est de retrouver une saveur particulière oubliée.
*Le pape ? Aurait dit mon copain Bétis, pourquoi pas le Grand Rabbin ou l’Ayatollah ?
Un con fini, si voulez mon avis*, un imbécile heureux ou malheureux, selon la perception du lecteur.
*Et même si vous ne le voulez pas.
Alors, pourquoi continuer à lire cette histoire ?
Parce que Murielle Barbery possède un vrai talent d’écriture, une énorme connaissance du vocabulaire des sens. Vous continuez en appréciant les mots, savourant tous ces aromes, respirant toutes ces odeurs, goûtant toutes ces saveurs.
‘’Je mordais dans la tomate. En salade, au four, en ratatouille, en confitures, grillées, farcies, confîtes, cerises, grosses et molles, vertes et acides, honorées d’huile d’olive, de gros sel, de vin, de sucre, de piment, écrasées, pelées, en sauce, en compote, en écume, en sorbet même’’
*Des tomates honorées d’huile d’olive, joli non ?
C’est un devoir de composition française sur les sens et en même temps une étude psychologique d’une famille complètement détruite par la mégalomanie, l’outrecuidance, l’énorme fatuité, l’incommensurable orgueil et la vanité extrême de son chef.*
*Je n'en ai pas trouvé d'autres.
Chaque court chapitre intercale la recherche de la saveur particulière qu’effectue le mourant avec les pensées de ceux qui l’entourent ; sa concierge, sa fille, un jeune confrère, son fils mal-aimé, la gouvernante, son médecin, le mendiant, sa petite-fille, sa femme, sa maitresse-queue, une ancienne maitresse bas-bleu, son neveu bien-aimé mais aussi, son chat, son chien et même la petite statue qui orne sont bureau.
Si certains le respectent, aucun ne l’apprécie vraiment, seuls les animaux l’aiment, et dans sa famille proche, tout le monde l’exècre.
On peut se passer de cette œuvre de ‘’jeunesse’’ de Muriel Barbery sauf si on souhaite augmenter son vocabulaire.
Déception, le mourant est trop infect pour moi.
*ouais ** bon *** très bon **** j'aime
par Le Papou
Attention je vais spoiler deux lignes plus bas.
Le bémol du Papou : terminer sur des chouquettes, quel idée! S’il avait connu les biscuits à la poêle de mon Papou, ses chouquettes auraient pris le bord.