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Le dernier homme de Margaret Atwood

10 août 2011 3 10 /08 /août /2011 14:47

J’ai eu envie de rencontrer Sciascia en lisant un autre auteur sicilien connu, Andrea Camilleri le père littéraire du commissaire Salvù Montalbano.

Je remercie la bonté de l’Héritière qui m’a apporté trois oeuvres de cet auteur dont celui-ci.


Le jour de la chouette est, parait-il, son livre le plus lu. Publié pour la première fois en 1961, il raconte l’histoire d’un meurtre commis par la mafia et ses conséquences.

De nos jours on parlerait plutôt de dommages collatéraux.

 

Sciascia.jpgSur la place d’un petit village de Sicile, un autobus est prêt à partir, un homme court pour l’attraper, deux coups de feu claquent, l’homme tombe. En quelques minutes la place et l’autobus se vident, seuls restent le conducteur et le receveur qui viennent de perdre, tous deux, la mémoire. Ils ne seront pas les seuls.

 

Deux jours plus tard, une jeune femme vient déclarer la disparition de son mari, parti pour son travail et jamais rentré.

 

 

Le titre est tiré d’une citation de Shakespeare dans Henri VI : ‘’comme la chouette quand elle se montre le jour’’.

Elle est aveugle comme la police et le capitaine Bellodi, cet homme du nord qui avance à tâtons, avec le peu d’informations des témoins que l’on devine terrorisés.


La Mafia est partout, contrôle tout depuis les artisans jusqu’aux politiciens influents mais corrompus.

 

Sciascia utilise le roman policier pour nous présenter la Sicile des années 60 et la corruption endémique qui s’étend jusqu’aux institutions politiques au plus haut niveau de l’état italien.

Les moyens de coercition que l'organisation utilise, la corruption bien sur, le mensonge, les menaces, la peur, et finalement l’assassinat.


C’est un essai politique et sa conclusion est tristement négative : dans une société où les lois existent pour protéger ses membres, ceux qui les violent peuvent les utiliser pour se disculper.


Un demi-siècle plus tard, les choses ont-elles vraiment changées ?

L'obsolescence de cet ‘’essai’’, tient dans l’idée d’un honneur mafieux. Lors de l’interrogatoire d’un parrain par le capitaine des carabiniers, Sciascia nous présente deux hommes qui se respectent et se le disent.


Depuis la fin du siècle dernier et les délations de certains dirigeants mafieux, l’organisation a largement perdu auprès des populations cet aura de respect mais certainement pas sa puissance maléfique ni la peur qu’elle engendre. 

 

 

 

*ouais ** bon *** très bon **** j'aime

par Le Papou 

 

Le bémol du Papou:

Texte à clefs où les noms des divers protagonistes ont une signification et une saveur que nous ne pouvons pas apprécier. Dans cette édition de la collection GF Flammarion, l’introduction écrite par Claude Ambroise nous en explique la subtilité, malheureusement, il nous distille en plus toute une série d’explications dont certaines m’ont parues très absconses.

 

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commentaires

yueyin 15/08/2011 04:28


notons, notons...


Le Papou 15/08/2011 14:23



Encore merci !