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Un livre vit grâce à la recommandation passionnée qu’en fait un lecteur à un autre.

Henry Miller

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Le dernier homme de Margaret Atwood

17 décembre 2013 2 17 /12 /décembre /2013 16:57

Dans la série, « Le Béotien » se cultive avec les "Nobelisés", voici, après Doris Lessing et en attendant Mo Yan, l'auteur péruvien Mario Vargas Llosa.

Entre temps il y aura quelques lectures plus faciles, un C.L. Grace dont j'ai envie depuis quelques temps, un Lady Agatha pour ma résolution mensuelle, et peut-être un Léo Mallet ou un Louise Penny.

 

Au nord du Pérou, près de la frontière équatorienne dans la petite ville de Talara, un cadavre affreusement mutilé est retrouvé pendu et embroché sur un caroubier.

 

Le lieutenant de police Silva et le sergent Lituma vont tenter d'élucider le meurtre de Palomino Morelo, ce jeune militaire de la base aérienne toute proche que dirige le colonel Morneau.

 

Avec ce court roman de 190 pages. l'auteur nous offre une satire virulente des problèmes sociaux du Pérou quand la pauvreté des plus nombreux* se heurte à la morgue et aux privilèges des nantis et des militaires. 

*incluant les gendarmes

 

Dans ce texte d'une plaisante truculence  proche de la paillardise, l'auteur fait vivre la pittoresque population de ce village minable en opposition à l'austérité et à la rigidité des officiers de la base aérienne.

 

Je ne vous dirai rien sur les raisons obscures ni sur les auteurs de cet étripage.

Mais j'ai trouvé hilarante l'évolution progressive des rumeurs qui circulent dans le village où la population n'a, en fait, aucune idée de ce qui s'est réellement passé.

 

PS: Quelqu'un pourrait-il me dire pourquoi ce roman m'a fait penser au "Désert des tartares" de Dino Buzzati ?

 

Gridou a donné son avis, Keisha aussi, ainsi qu' Yspaddaden,

 

" Qui a tué Palomino Molero ?" de Mario Vargas Llosa, Folio, 1989, 190 pages, Roman

*ouais ** bon *** très bon **** j'aime

 

Le bémol du Papou : Obscures, les raisons !

 

 

 

 

 

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15 décembre 2013 7 15 /12 /décembre /2013 14:36

Trop espérer, c'est se préparer des déceptions.

Alice Parizeau

 

J’avais aimé « l’appel de l’ange » (clic). Au salon du livre, je suis tombé sur le suivant dans la chronologie des oeuvres de l’auteur.

Hop ! Dans la gibecière*.

*Le salon du livre est une vraie chasse à courr...ir.

 

Dans "7 ans après..." on se trouve embarqué avec des coups de théâtre à chaque page, des rebondissements aussi hauts que l’Everest, des aventures abracadabrantesques*, des improbabilités désespérantes, des impossibilités navrantes.

*Yes !

 

Voyons donc !

Une idée de départ quelconque : Un couple séparé depuis... (devinez ?*) élève séparément leur progéniture jumelle de 15 ans, lui s'occupe de leur fille et elle du garçon. Ce dernier disparait.

Enlèvement ? Poker ? cocaïne ?  petites pépés ? Surprise des parents, car tout est possible.

*Je surveille ceux qui ne suivent pas et qui ont déjà oublié le titre.

 

À partir de là on entre dans une dimension parallèle.

Un tenancier de bar louche éventré par un maori, tatoué de la tête au pied, qui n’est pas maori mais bien tatoué et bien mort après le passage de nos héros, un film de l’enlèvement de leur fils qui n’en est pas un, des cailloux semés par un petit poucet qui les attirent à Paris. La sœur jumelle qui disparait à son tour.

Le louche quartier Barbès où un tunisien anglophone et serviable s’avère un voleur violent. Une policière française atteinte d’un cancer galopant qui galopent à leur poursuite pour les aider à fuir vers...le Brésil et les favelas, un cartel de drogue dirigé par une bimbo brésilienne, un policier américain, amoureux, qui criblé de balles, réussit à menotter la gangstérine.

Trafic de drogue, enlèvement en tout genre, et final "jumellesque"*, il ne manquait plus qu’un miracle pour sauver la fliquette. Je vous rassure, cela ne sera pas ou plutôt on ne le saura pas**.

*Encore !

**Hou ! le vilain spoiler.

 

Déception donc, non sur le style ni sur l’écriture, Mr Musso possède une jolie plume, mais sur ces aventures que n’auraient pas désavoué Rocambole. Écrire facilement ne devrait pas se traduire par écrire dans la facilité.

 

Vous ai-je dit que le héros est un luthier connu mondialement, un artisan minutieux, un homme simple et sans histoire qui n’hésite pas à prendre en otage le capitaine d’un bateau-mouche et à bondir de la dunette jusqu’au  pont qui surplombe l'embarcation en enlevant son ex.

Rocambole ? Non ! Plutôt Stradivarius déguisé en Arsène Lupin !

 

J’ai eu l’impression d'une relecture et pourtant tout est différent*.

*Ce n’est pas clair, hein ?

Éclaircissons l'impression : celle d’un auteur qui surfe sur ses succès passés et en rajoute plus que le client* en demande.

*Le lecteur, donc.

 

Et pourtant… Cette histoire devrait plaire à plein de lecteurs aventuriers en chambre et autant, si ce n’est plus, à de lectrices prêtes à pardonner à leur héros quotidien.

 

"7 ans après..." de Guillaume Musso, Pocket, 2013, 497 pages, Thriller

*ouais ** bon *** très bon **** j'aime

 

Le bémol du Papou : La portée en est remplie.

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12 décembre 2013 4 12 /12 /décembre /2013 15:16

Plusieurs blogs* avaient attiré mon attention sur ce roman pour deux raisons.

*L'Oncle Paul, Antigone, Alex, Aproposdelivres, Claude, (cliquez sur les noms) mais aussi Yv, Stéphie et Sandrine dont je n'ai pas retrouvé les billets**.

** Désolé !

 

D'abord, c'est un thriller et j'en lis beaucoup, trop disent certaines mauvaises langues.

 

Et surtout, j’ai bien connu dans "l'temps longtemps"* le lieu où se déroule l'action, l'île de La Réunion, pour y avoir vécu deux années, zoreil parmi les zoreils mais devenu amoureux de la culture créole, de son langage et de ses habitants.

*Jadis

J’y suis retourné vingt-huit années plus tard. La déception tenait plus aux souvenirs qu’à la réalité. J’aurai dû savoir qu'on ne remonte pas le cours du temps.

 

Ce thriller se passe le long de la côte ouest de l’île, entre Saint-Gilles et l’anse aux cascades.

Une histoire à tiroirs, un vrai tourne-page où les coups de théâtre improbables succèdent aux coups de théâtre invraisemblables, où notre perception du drame change à chaque chapitre, où notre choix du méchant évolue comme la route de Cilaos quand chaque virage semble vous ramener sur vos pas.

 

Liane Bellion a disparu de sa chambre d’hôtel et des taches de sang laissent supposer qu’un drame s’y est joué dont le mari, selon les témoins, serait responsable.

Après avoir collaboré avec la police, Bellion disparait avec sa petite fille de six ans et commence une cavale à travers l’île avec toutes les forces constabulaires à sa poursuite.

On se doute qu’il y a autre chose puisque dans cette première partie, dans ce premier tiroir, on trouve un texte écrit sur la voiture de location : "rendé vous Anse dé cascad 16 h vien avec la fille"

 

Des meurtres vont jalonner cette cavale, un vagabond, une grand-mère et enfin la petite amie d’un lieutenant de police.

Pour être honnête, on se doute très rapidement, que l'auteur nous balade. C'est trop facile, dirait mon petit-fils qui ne lit pas de polars mais adore les îles...flottantes.

Malheureusement, Je n'ai ressenti aucun amour de l’auteur pour cette île magnifique ; des descriptions détaillées façon guide Michelin, quelques bribes de parler local pour la couleur et quelques petites erreurs sociales, rien pour vraiment donner envie d'y passer des vacances.

 

Ne lâche pas ma main  de Michel Bussi, Presse de la Cité, 2013, 374 pages, Thriller

*ouais ** bon *** très bon **** j'aime

 

Le bémol du Papou : Les apartés de la petite Sofa ne servent pas à grand chose sauf à dissimuler un faux suspens.

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9 décembre 2013 1 09 /12 /décembre /2013 14:28

Les carnets de Jane Somers, tome 1

 

Dernièrement, invité par les membres d'un club de lecture, j’ai rencontré Doris Lessing dans la jolie ville d’Albi. C’est très dur d’étaler son ignorance mais elles* ont été adorables en oubliant de la remarquer.

*J’étais le seul il.

 

J’ai trouvé un de ses romans chez l’Héritière. Je voulais commencer à nourrir mon intellect déficient, ne plus avoir l'air du Béotien de service.

Sa nomination ultérieure au prix Nobel de littérature m'a bloqué dans mon élan*.

*J'ai toujours eu du mal avec les lauréats de prix littéraires.

 

Après quatre lectures « doudou » ou plutôt en même temps que la troisième j’ai plongé sans filet.

Un ti’coup « doudou », un ti’coup Doris, un ti’coup « doudou »,  un ti'coup ... etc..

 

J’avais du mal à lire plus d’un chapitre de Doris à la fois. Beaucoup trop de questions se bousculaient dans ma petite caboche.

 

Jane Sommers, une femme dans la cinquantaine, a toujours rejeté certaines contraintes. Quand sa mère et son mari sont morts du cancer, elle refusait de se rendre compte de leur état. Femme-enfant égoïste que son mari évitait d’importuner pendant son agonie, elle laissait à sa sœur la charge de leur mère.

 

Assistante de la rédactrice d’un magazine féminin, sa vie se trouve bouleverser par sa rencontre  avec Maudie, une vieille femme, très vieille et très pauvre et par le changement survenu dans la vie de Joyce, la rédactrice en chef et son modèle.

Les carnets de Jane sont le résultat de ses réflexions, de ses actions et de ses réactions. Elle, dont la vie se résumait à deux longs bains par jour, à son maquillage, sa manucure, ainsi qu'au choix et à la préparation de ses vêtements, va commencer à mettre littéralement les mains dans la merde et ...

À se rendre compte que la vie n’est pas toujours un chemin embaumé du parfum des roses.

 

Je reviens aux questions initiales qui me tarabustaient.

Doris Lessing veut-elle montrer la longue pente insidieuse de l'humanité vers la déchéance des fins de vie  ou la solitude et la décrépitude de la vieillesse ? L’indifférence des générations suivantes ou les remords d’une femme qui prend conscience de l'inanité et de la vacuité de sa vie ?

 

C'est certainement un roman sur la peur : peur de la solitude, de la maladie, des enfants, de la vieillesse. Cette peur insidieuse qui peut vous rendre odieux.

 

Un roman écrit au scalpel. Un texte froid qui, heureusement, se drappe d'une très belle écriture.

Ce récit fait mal car il oblige à regarder autour et surtout en nous. Je n’aime pas ça. L’introspection n’a jamais été ma tasse de thé.

 

Je n’aime ni la maladie, ni la pauvreté, ni la saleté, ni la violence latente. Serai-je un homme-enfant ? Ce livre a réveillé des situations gênantes de mon passé et la pointe acérée de Doris Lessins m'a fait mal.

Lirais-je le tome 2 ?

... ?

 

Journal d'une voisine de Doris Lessing, tome 1, Le Livre de Poche, 1987, Roman

*ouais ** bon *** très bon **** j'aime

 

Le bémol du Papou : Je n'ai toujours pas compris pourquoi Jane s'intéresse brusquement à Maudie.

 

 

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8 décembre 2013 7 08 /12 /décembre /2013 16:01

Ça Commence Comme Ça !

 

 

" Je vais d'abord résumer quatre années de ma vie. En ce temps-là, je ne tenais pas de journal. je le regrette à présent. Mais je sais que je vois aujourd'hui les choses d'un autre oeil qu'à l'époque où je les vivais."

 

Journal d'une voisine (Tome 1) de Doris Lessing

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7 décembre 2013 6 07 /12 /décembre /2013 20:33

Troisième roman de Louise Penny lu depuis quelques mois.

Pour le premier, j’écrivais : « Un jour, j’aimerai bien aller boire du thé et manger des scones à Three Pines. »

Pour le deuxième, j’ajoutais " je fêterai bien Noël au milieu de sa population".

Après le troisième, j'éviterai de m'y installer de peur d'être la victime suivante.

 

Pendant les fêtes de Pâques, si l’amitié  et la convivialité sont toujours présentes, une atmosphère délétère s'étend sur le village quand une spirite accepte d'invoquer les esprits.

Lors d’une deuxième séance dans la lugubre maison des Hadley, Madeleine, terrorisée, s'écroule morte.

 

Décès suspect qui provoque le retour au village de l’inspecteur  Gamache et de son équipe. L'autopsie leur apprend que la victime avait consommé une forte dose d’éphédra, plante utilisée par la médecine chinoise mais toxique à forte dose et interdite à la vente.

Nos policiers commencent des recherches sur le passé de Madeleine, cette femme aimée de tout son entourage et admirée par certains hommes. Un astre solaire dont le rayonnement pouvait brûler ceux qui l’approchaient.

Quelques années plus tôt, après un cancer,  elle avait tout abandonné, réussite professionnelle et mari, pour s'installer chez  Hazel, une ancienne amie universitaire.

 

Au milieu de cette enquête difficile, Gamache doit faire face à une cabale journalistique, provoquée par certains dirigeants de la Sureté du Québec, qui entraine toute sa famille dans ses miasmes de fausses révélations.

Deux membres de son équipe semblent faire partie de ce complot, l’agent Lemieux, apparu depuis peu, et l’inspectrice Nichol dont le sans-gêne et l’insolence irritent tous ceux qui travaillent avec elle.

 

Louise Penny a le génie de créer des personnages singuliers comme l’ancien bûcheron qui entend les arbres, la sorcière, la poétesse acariâtre et  d’inventer des meurtres complexes loin de la vulgarité des crimes sanglants.

Une Agatha Christie moderne où même Gamache a des airs d’Hercule Poirot, non dans la silhouette, mais dans sa manière d’écouter et de faire parler ses interlocuteurs et même, cette-fois-ci, dans le final pour désigner l’auteur du meurtre.

 

Le mois le plus cruel de Louise Penny, Actes Sud, 2012, 404 pages, Policier

*ouais ** bon *** très bon **** j'aime

 

Le bémol du Papou  : Madame Penny aurait-elle quelques griefs envers les grands patrons de la Sureté du Québec ?

 

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2 décembre 2013 1 02 /12 /décembre /2013 21:28

Encore une lecture doudou mais bon, je suis malâââde et n’ai pas envie de faire travailler trop fort les quelques neurones qui me restent.

 

C'est mon sixième billet sur cette série et vous en connaissez déjà les principaux personnages. La ville de Venise, tout d'abord, avec ses problèmes de ville lacunière, le commissaire Brunetti ensuite, fier vénitien, plutôt réservé et malicieux surtout envers son chef le condescendant vice-questeur Patta, aussi franc qu'un âne qui recule surtout si son poste est en danger. Le sergent Vianello, adjoint de Bruinetti et enfin la famille du commissaire, Paola, sa femme, professeur et fan de Henry James et leurs deux adolescents, Raffi et Chiara. Il en manque une, vous saurez qui* seulement vers la fin de ce billet.

 

On retrouve dans une zone industrielle de Mestre, en banlieue de Venise, le corps d’un homme, habillé en femme, maquillé comme une pute, le visage écrasé et les jambes rasées.

La première difficulté pour Brunetti est de trouver l’identité du mort. Il dirige ses recherches vers le milieu de la prostitution masculine.

 

Quelle n'est pas sa surprise d'apprendre que la victime était le directeur de la succursale de la Banque de Vérone. L’enquête se heurte alors à un avocat connu, président d’une organisation caritative « La ligue de la moralité »,  qui entretient des relations très étroites avec cette banque et avec le milieu des travestis.

 

La souffrance accompagne Brunetti tout au long de cette histoire : la chaleur suffocante, les miasmes et la puanteur des canaux, l’absence de sa famille partie en vacances et enfin une tentative d'assassinat qui va coûter la vie à une jeune policière.

 

Reste les péripéties amusantes  de la femme de Patta, cliente de l'avocat mêlé à l'enquête, qui vient d'abandonner son mari pour un producteur de films XXX. Brunetti va profiter habilement de cette situation pour  obtenir l’aide du vice-questeur.

 

Un vénitien anonyme  de Donna Leon, Points, 1999, Policier

*ouais ** bon *** très bon **** j'aime

 

*Celle qui fait sa première apparition dans ce tome est  la secrétaire de Patta, la belle et efficace Elettra, .

 

Le bémol du Papou : Des fautes d’impression tout au long du bouquin. Édité en France, mon œil !, ou alors par des moldaves illettrés. Ce n’est pas à l’honneur de l'Éditeur.

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28 novembre 2013 4 28 /11 /novembre /2013 16:49

Ceux qui aiment la celtitude connaissent Fidelma de Kildare, religieuse et dalaigh*, et soeur du roi de Muman. Dans cette deuxième moitié du VIIè siècle, elle mène des enquêtes sur les meurtres et les conflits politiques ou religieux  en Irlande et partout où ses voyages l'emmènent.

* avocat dans les anciennes cours de justice d’Irlande

 

J’ai lu un certain nombre des enquêtes de sœur Fidelma dont son dernier, « La colombe de la mort », que j’ai commenté dans ce blog.

L'enquête lors de ce pèlerinage vers Saint-Jacques-de-Compostelle est plus ancienne.

 

L' « Oie bernache », un navire commandé par le rugueux et expérimenté Murchad, emmène une dizaine de religieux, hommes et femmes, vers le lieu saint quand  une des  sœurs Muirgel est assassinée, jetée à la mer puis assassinée de nouveau.*

*Oui, je sais, ce n’est pas possible et pourtant, cela fut !

 

Fidelma a entrepris ce pèlerinage pour réfléchir à sa vie, à ses relations avec le saxon Eadulf et aux choix qu'elle doit faire entre ses devoirs religieux et ceux d'avocate. Elle rencontre sur le bateau Cian, son ancien amour de jeunesse, qui l’avait abandonné et profondément blessé 10 années plus tôt, ce qui n’améliore pas ses sombres pensées.

 

À cette période, l’église irlandaise ne s'est pas encore pliée aux dictats de l’église de Rome. Moines et religieuses peuvent vivre ensemble et avoir des relations sexuelles, ce dont ne se privait pas Sœur Muirgel, qui, après Cian, offrait ses ébats à Gruss, un autre moine qui chute par-dessus bord dans des conditions suspectes.

Des meurtres, des pirates saxons, le naufrage d’un autre navire, des tentatives d’assassinat sur Fidelma, il va falloir toute la sagacité de notre princesse irlandaise pour trouver l’auteur et les raisons tout en essayant d’occulter ses ressentiments envers son ancienne flamme.

 

J’aime bien cette série "doudou" qui nous emmène dans une civilisation brutale voire impitoyable et pourtant beaucoup plus moderne que la nôtre  sur la place faite aux femmes dans la société.

 

Le pèlerinage de soeur Fidelma de Peter Tremayne, 10-18, 348 pages, Détective

*ouais ** bon *** très bon **** j'aime

 

Le bémol du Papou  : Cian est un vrai salaud même un peu trop.

 

 

 

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27 novembre 2013 3 27 /11 /novembre /2013 15:41

Si vous voulez sourire pendant pendant qu'une blancheur tristounette et silencieuse s'accumoncelle autour de votre terrier.

Si vous voulez savoir qui sont les Sérères*, où vivent-ils, querlles sont leurs coutumes et leurs légendes.

* Au début, je lisais Sévères ...faut que je change mes lunettes.

Lisez Boucar Diouf !

 

Si vous souhaitez reconnaitre un chat d’un lion, et une bûche d’un crocodile ce qui est important surtout si quelqu'un vous dit « prends une bûche et assieds toi »*

*Expression québéco-bûcheronne.

Si vous voulez avoir de vraies informations sur le choc des cultures, le choc des températures, le choc des carambolages hivernaux et enfin celui de l'immigré en  gougounes (lui) ou de l'immigrant en saharienne (moi).

Lisez Boucar Diouf !

 

Si vous prenez conscience d’être un mouton allègrement tondu par les politiciens, un nigaud qu'on attrape avec des promesses sans lendemain, un innocent attiré par le bling bling et les couleurs des candidats, pacotilles qui disparaitront dès l'élection terminée :

Lisez Boucar Diouf et le chapitre intitulé « La danse nuptiale des politiciens » !

 

Pendant cette lecture, j’ai mis un tas de petits indexes de toutes les couleurs si bien que le livre ressemble maintenant à un char de carnaval carioca, sans la samba ni les danseuses.

Aphorismes, dictons, proverbes émaillent ce bouquin par dizaine*.

*En fait plus de 100, je les ai comptés.

 

Si vous souhaitez faire votre « Jo-connaissant » en utilisant des images exotiques sans citer vos sources, ce que j'ai vu faire sur certains médias sociaux.

Lisez Boucar Diouf, il vous les donne, lui !

 

Sous l'arbre à palabres, mon grand-père disait...de Boucar Diouf, Les intouchables, 2007, 207 pages, Société

*ouais ** bon *** très bon **** j'aime

 

Le bémol du Papou : Tout n’est pas parfait. Il y a quelques faiblesses, quelques maladresses, et un « medley » de tous les sentiments et ou ressentiments d’un exilé qui veut faire sa vie dans un nouveau pays.

La couleur de la peau n’évite pas la douleur des épines*.

*Non ! Ce n’est pas de Boucar, mais ça pourrait.

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25 novembre 2013 1 25 /11 /novembre /2013 16:43

Je lis peu de BD. Surprenant ! Surtout si on sait que ce média fût, durant ma jeunesse, ma principale source de lecture !

La BD coûte chère pour son temps de lecture.

 

Alors, pourquoi l'ai-je acheté ? 

Parce qu'une émission de télévision nous présentaient les auteurs comme les premiers bédéistes québécois édités par une maison française*.

*On devrait pas regarder la télé.

 

J’ai donc profité de mon passage au salon du livres de Montréal pour me procurer le dernier album mais, je n’ai pas pu le faire dédicacer, découragé par la file d’attente de pré-adolescentes et de pré-pré-adolescentes qui cacardaient depuis le stand jusqu’au fin fond du hall.

J’ai commencé à avoir des doutes mais j'avais déjà payé.

 

C’est une BD de "chicklit" pour adolescentes qui m’a rappelé Archie*, une des BD les plus connues de ces cinquante dernières années avant les Iphones,  Ipods, Ipads ou autre Tablets. La principale différence étant l’âge des héros, les16 et 18 ans de l’époque sont devenus des 14 à 15, ou moins.

*Une vieille BD américaine crée avant ma naissance

 

Les aventures sont toujours les mêmes, l’amour, encore l’amour, toujours l’amour avec si possible plusieurs filles qui capotent* sur le même bôôôô (!) garçon. Ajoutez une bande de jeunes musiciens avec leurs "girlies" et, quand même, un psycopathe de service pour corser l'histoire.

*Tombent amoureuse.

 

Les dessins sont agréables, les filles toujours belles, les beaux garçons sont "trop" et les moches ont un peu la laideur comique des dessins animés japonais.

 

Une BD qui, pour plagier une pub qui fit mes délices au siècle dernier, devrait plaire à toutes, de 9 à 99 ans, .

 

Les nombrils, T6, un été trop mortel, de Delaf et Dubuc, Dupuis, 2013, 50 pages, BD

*ouais ** bon *** très bon **** j'aime

 

Le bémol du Papou : Le ou la "Fru" du jour.

Sur le lit, Albin, le nouveau "petit ami" de Karine, lui demande  : « Tu es sure que tu veux le faire ». Elle, gênée, de répondre :« Oui, je suis sure ». Finalement, ils parlaient de faire, ensemble, ... le ménage*. Ouache !

*Vous avez dit "adulte" (bis) !

 

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